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Admissibilité au Cep au plan national : 39%, le vrai visage de l’école béninoise

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Il y a longtemps que la chose est dénoncée. La baisse du niveau des apprenants est plus que jamais une réalité. Mais avec les résultats des examens de fin d’année notamment du Certificat d’études primaires (Cep), les dirigeants n’ont de cesse de passer la brosse à reluire aux parents d’élèves avec des pourcentages de réussite ronflants, variant entre 100 et 80%. A l’ère de la Rupture et du Nouveau départ, le masque est tombé : 39% sur l’étendue du territoire. Et pour bien mettre le doigt sur la plaie,  plus de 60% des écoliers candidats ont mordu la poussière. Autrement dit, ils n’ont pas le niveau moyen puisqu’on l’a toujours martelé, un examen n’est pas un concours. Ce fut unRamadan noir dans beaucoup de ménages hier avec ces statistiques qui reposent le problème. Ces résultats interpellent et il faut agir pendant qu’il est encore temps. Repenser le système éducatif béninois devient une nécessité. De l’école à la maison, chaque acteur de la chaîne doit pouvoir se remettre en cause. Les actes des états généraux et autres creusets de réflexion dorment encore dans les tiroirs. Il urge de les dépoussiérer et d’appliquer une thérapie de choc à l’école béninoise plongée dans un coma.

Quelle publicité désormais pour les écoles ?

Avec ce faible taux d’admis au Cep au plan national, c’est la désillusion et la débandade dans beaucoup d’écoles. Les privées surtout pour ne pas les nommer. En effet, rares sont celles d’entre elles qui pourraient obtenir les 100% d’amis comme c’est la mode par le passé. Et quand on sait que ce sont ces pourcentages qui leur permettaient de se gargariser et de se donner une visibilité  dans la ribambelle existante, l’on est en droit de se poser des questions sur leur sort pour la prochaine rentrée scolaire. Sur quelle béquille pourront-elles s’appuyer désormais pour avoir l’effectif ? Que diront les établissements qui déjà, pour le plus bas des diplômes du cursus,  ont récolté 0% ? Dans cette jungle, et en attendant de songer à les fermer, seuls les promoteurs dont les écoles ont eu au-delà de la moyenne (75%), pourront passer leur petit doigt sur leur nombril en signe de fierté. L’assainissement pour la résurrection de l’école béninoise, c’est aussi cela. Et il faut y aller maintenant !

Jacques BOCO


Matin Libre

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