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A propos des déclarations du président de la République à l’Elysée:Auguste Vidégla clarifie les propos de Talon

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Les déclarations du président béninois Patrice Talon au cours du point de presse organisé à l’Elysée dans le cadre de sa visite d’Etat en France continuent de susciter assez de commentaires au sein de l’opinion publique. Pour expliquer les réelles motivations de ses déclarations, le professeur Auguste Vidégla, Président du parti rassemblement des Béninois pour une nouvelle vision (Bmv), est sorti de son mutisme.

Les Béninois retiennent essentiellement deux expressions de la déclaration de leur président Patrice Talon en France. L’homme disait à son homologue français que le Bénin est un pays pauvre et qu’il a besoin de l’expertise de la France pour renforcer les capacités des cadres béninois pour avoir une administration de qualité puisque le Bénin est un désert de compétences. Ces déclarations du président Talon s’inscrit toujours dans la droite ligne de son projet de société sur lequel les Béninois l’ont élu selon le président du parti Rassemblement des Béninois pour une nouvelle vision (Bnv). Selon ce dernier cette visite s’inscrit dans la droite ligne de la coopération légendaire entre le peuple béninois et français et aussi de partage d’amitié entre les deux peuples. Le président Patrice Talon et son hôte ont abordé les questions de sécurité, de coopération, de développement et aussi diverses questions liées aux enjeux de l’Afrique, notamment la question climatique et de l’environnement. Dans cette perspective, Les deux hommes ont abordé la question du développement du Bénin qui figure dans le Nouveau départ de son excellence le président Patrice Talon. Vous savez que nous sommes 10 millions de Béninois mais malheureusement plus de 60% de nos populations vivent en dessous du seuil de pauvreté. Alors cet état de choses est matérialisé par les différents rapports du Pnud qui, chaque année, publie l’indice de développement humain qui classe les différentes nations en matière de perspective et en matière de mieux-être de leurs populations. Cela nous montre que le taux de scolarisation des enfants, le taux de couverture sanitaire, l’alimentation et bien d’autres choses ne sont pas au rendez-vous. Cela met une majeure partie de notre population dans l’extrême pauvreté. Quand on parle de populations pauvres, il faut aller dans nos villages, dans nos hameaux, pour voir comment vivent nos concitoyens.

Eradiquer la pauvreté

Le président Patrice Talon a parcouru toutes les communes du Bénin et a eu la chance de voir la misère à laquelle sont confrontées nos populations, et c’est pourquoi au cours de l’audience à Paris il a parlé de la pauvreté car le défi numéro de son quinquennat est d’éradiquer la pauvreté. Et pour lui, il ne s’agit pas d’appliquer des thérapies momentanées en distribuant de l’argent aux populations, mais de créer les conditions socio-économiques favorables à l’épanouissement de la population. Donc, il ne s’agit pas d’une quelconque fuite de responsabilité mais bien au contraire, le président prenant la mesure de la mission, est en train de réunir les atouts nécessaires pour réaliser le miracle en cinq ans comme il aime bien le dire.
Et pour y arriver, il lui faut des hommes et femmes spécialisés dans des domaines pointus pour l’accompagner. Vous savez que le Bénin est le quartier latin de l’Afrique reconnu mondialement, et le président en a toujours fait l’éloge. La preuve, il a inscrit dans son projet de société Nouveau départ la création d’une zone franche intellectuelle qui est une première en Afrique et qui sera chargée de former les grands talents de demain pour l’Afrique et le Bénin. Le problème de compétence que le président Talon a évoqué se pose plus dans les secteurs de pointes telles que l’énergie, l’industrie, les recherches minières, les nouvelles technologies etc. Voyez-vous, l’investissement qui est fait depuis les années 90 pour régler la question du délestage, ce n’est pas les moyens qui ont manqué, mais c’est plutôt une question de compétence. Avons-nous assez d’ingénieurs dans le secteur énergétique ? La réponse est non et cela provient un peu d’un déficit du système éducatif qui a privilégié la formation d’élites intellectuelles comme les médecins, les lettrés, les juristes, au détriment des techniciens et des ingénieurs qui sont des hommes de métier et de terrain, véritables acteurs de développement. Aujourd’hui, le problème de compétence dont parle le président vise à trouver des solutions adéquates à un certain nombre de problèmes auxquels sont confrontés les Béninois. Si nous prenons par exemple le problème énergétique, il ne peut être résolu que par les meilleurs ingénieurs de l’énergie. Combien d’ingénieurs en énergie avons-nous ? Il y en a très peu. Combien de techniciens supérieurs en géo-mine avons-nous au Bénin ? Vous savez que pratiquement tous les pays limitrophes du Bénin à savoir le Nigeria, le Togo, le Burkina, la Côte d’Ivoire ont des ressources du sous-sol qu’ils exploitent soit le pétrole, l’or, le diamant, le phosphate, l’uranium, le cacao. Mais pourquoi pas le Bénin ? C’est à cause du manque criard de compétences dédiées aux recherches du sous-sol. Le président Patrice Talon s’est donné comme objectif de détecter les meilleures compétences au niveau international pour les mettre au service de la nation béninoise, dans les domaines aussi pointus que les nouvelles technologies, les mines, l’énergie, etc. Donc, la compétence ici n’est pas source de talent ni d’intellectualisme.

L’invite au calme

Face aux commentaires et messages qui tentent de peindre en noir les déclarations du chef de l’Etat, le professeur Vidégla Gbètchégnon Auguste Président du parti Rassemblement des Béninois pour une nouvelle vision (Bmv) invite les Béninois épris de paix et de développement au calme et à la sérénité, car le président Talon est un patriote qui aime son peuple. Le président a dit qu’il manque de compétences. Il n’a pas dit qu’il n’y a que d’incompétents. Pourquoi faire des jugements quand on sait que l’Allemagne vient chercher des ingénieurs en informatique en Tunisie qui vont travailler en Allemagne, car eux ils sont en manque ? Sachez que l’Inde est le pays qui fournit 20% des ingénieurs en nouvelles technologies aux Etats-Unis et une partie de l’Europe juste parce que l’Inde a mis un accent sur la formation des ingénieurs, des cadres des techniciens. Ce qui est un déficit aujourd’hui pour le Bénin. Reconnaissons que nous avons un déficit de compétences en agro-industrie, en énergie et autres. Il nous faut rechercher cette compétence qui est une compétence technique et non intellectuelle. Regardez par exemple en France, les meilleurs médecins sont des Béninois. Dans ce domaine, nous avons réussi. Mais, il nous faut maintenant des compétences techniques pour les nouvelles technologiques et les mines. Notre production agricole doit être transformée sur-place et pour cela, il nous faut de la compétence technique pour conduire ces usines. Pour développer notre tissu industriel, il faut de la compétence. C’est en ces mots très clairs que le président Vidégla a expliqué les propos tenus par le chef de l’Etat en France. Pour finir, il invite les Béninois à bien travailler dans leurs secteurs respectifs pour que le Nouveau départ puisse combler l’attente des Béninois. Car, nul ne sera de trop, a-t-il conclu.

Source externe

Actu Bénin

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2 COMMENTAIRES

  1. Il faut pouvoir reconnaitre ses limites et aller aux partenariats pour répondre à ses besoins de mieux-être et de développement… c’est une vision et non une vue. c’est une gestion prospective et non hasardeuse du développement.

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