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Vulgarisation du PAG le week-end à Allada : Koupaki et Dassigli humiliés

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La « vente » du Programme d’actions du gouvernement (Pag) aux populations du plateau d’Allada, le week-end écoulé, a été de la mer à boire aux émissaires de Patrice Talon, président de la République. En effet, à travers Allada, le ministre d’Etat, Pascal Irénée Koupaki (Pik) et son collègue en charge de la Décentralisation, Barnabé Dassigli ont eu l’occasion de vivre en live, la réalité au plan social après plus de 12 mois de gestion du gouvernement de la « Rupture ». Sur le terrain, les populations n’ont pas tourné autour du pot.

Certainement que si ce tri au hasard d’un compatriote pour prendre le pouls de la gouvernance Talon 14 mois après, était à rééditer, Pascal Irénée Koupaki n’allait plus le refaire. Et pour cause. Pour un choix opéré, s’en était vraiment un. En effet, celui-là même qui se faisait appeler « Le mécanicien en chef » lors de la campagne pour la présidentielle dernière, s’est vu tout petit à côté d’une dame audacieuse, piquée de la foule mobilisée pour la circonstance. Des dames de son rang s’exprimer en public et devant des autorités, comme elle l’a fait, ce n’était pas évident. Et pourtant « Maman Yannick » ovationnée à chacune de ses réponses par le public a fait face crânement aux questions de Koupaki sur l’état du pays. De l’intervention de la « désignée » de Pik, on pouvait noter une déception voire un désespoir. Rien ne va pas, a-t-elle juré. Elle est même allée jusqu’à dire que le peuple a souvent joué sa partition en suivant les orientations données par les gouvernants, malheureusement les gouvernants ne jouent pas en retour leur partition ou ne respectent plus leurs engagements. Désillusionné par l’éloquence débordante de la dame, le ministre d’Etat et secrétaire général à la présidence de la République a tenté de rejeter le tort de la mal gouvernance et de la situation de précarité dénoncées sur les conseils communaux. A la dame de rebondir : ils ne peuvent pas grand-chose sans l’appui du pouvoir central. ‘’Le fils du terroir’’ (Barnabé Dassigli Ndlr) est-il informé de la situation ? Maman Yannick réplique : « Il n’est pas sourd… ». Koupaki ayant finalement compris la dangerosité de cet exercice improvisé, a dû fermer baraque. C’était mieux même pour lui et pour tout le gouvernement. Mais au-delà de la personne du ministre d’Etat Koupaki, ce sont Barnabé Dassigli et Jean Claude Codjia le préfet de l’Atlantique qui ont subi cette humiliation. Selon certains observateurs, cela est symptomatique de ce qu’ils ne maîtrisent pas leur région d’origine même si, en premier lieu, c’est la politique de développement de Patrice Talon qui est dénoncée. Sans doute que les autres vendeurs du Pag tireront leçon du jeu dangereux d’Allada, pour ne pas amener les populations dépitées à aller plus loin que les propos tenus par cette dame dont l’image a fait le tour des réseaux sociaux et des télévisions.

Mike MAHOUNA

Source : aCotonou

1 COMMENTAIRE

  1. comme cette Dame nombreux seront prêts à faire le même exercices devant ces vendeurs du PAG qui n’ignore pas la situation économique et sociale actuelle du pays. je les invite à mieux se préparer pour les fois à venir car le pire pourrais les attendre. le débat est lancé.

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