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Vitalité de la démocratie à l’ère de la rupture : Quelle place pour l’opposition dans les réformes ?

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Le Bénin a besoin pour son développement des institutions fortes et non des hommes forts…En cela, le président Patrice Talon a décidé de marquer l’histoire de la démocratie béninoise en proposant à ses concitoyens, des réformes politiques et institutionnelles qui réduisent le pouvoir du chef de l’Etat mais renforcent celui des institutions. Le peuple a souscrit à cette vision et comme promis dans son projet de société, dès les premiers jours de son règne, le gouvernement de Patrice Talon a posé des actes pour montrer sa détermination à respecter la parole donnée.
A présent, au sein de la commission en charge des réformes politiques, l’heure est à la réflexion pour des propositions à soumettre à l’Assemblée nationale. Mais avant d’en arriver à cette étape, il y a d’importants paramètres à prendre en compte par la commission. En effet, dans un pays où jusqu’ici, le détenteur du pouvoir exécutif peut, s’il n’est pas éclairé, s’arroger, à la limite, tous les droits, et où c’est carrément la hantise d’appartenir à l’opposition, il faut forcément des préalables pour entretenir la vitalité de la démocratie. Et, la première des conditions, si tant est que les réformes visent à renforcer les institutions, c’est de tenir compte de la minorité dans l’attribution des postes au sein desdites institutions.

Mettre fin aux institutions monocolores !
Sinon, dix ans durant, l’ancien président Boni Yayi a éprouvé notre Constitution et permis à ceux qui en doutaient encore de comprendre que le régime présidentiel à la béninoise faisait du chef de l’Etat un hyper président. Conséquence, l’ancien président Boni Yayi qui s’est très souvent arrangé pour contrôler les institutions de contre-pouvoir s’est permis d’aller à tous les abus. Maintenant qu’il est dit qu’il faut des réformes politiques et institutionnelles pour corriger ces incongruités, il est inconcevable qu’elles n’aboutissent pas à des dispositifs pour empêcher que les institutions soient monocolores et prises en otage par un homme, fût-il président de la République.
Ainsi, à l’Assemblée nationale, à la Cour constitutionnelle, à la Haac, à la Cour suprême, à la Haute cour de justice…, le Nouveau départ doit s’inviter dans la composition des bureaux et dans le mode de désignation des présidents. Des quotas doivent être fixés au sein de ces institutions pour la minorité. Mieux, pour ne pas s’écarter de la vision du président Talon qui est non seulement de donner le plein pouvoir aux institutions et non aux hommes mais également de redonner ses lettres de noblesse à la démocratie au Bénin, l’opposition doit avoir une place de choix dans les réformes à venir.
Il est vrai qu’un statut de l’opposition existe mais, la démocratie gagnerait à ce qu’il accorde plus d’avantages à ceux qui, librement, ont décidé de jouer leur partition en s’opposant au régime en place. Autrement, chassez le naturel, synonyme actuellement au pays de Patrice Talon d’un système partisan presque monocolore et il reviendra au galop. Et, c’est ce danger qui guette une démocratie qui se veut la plus appréciée sur le continent qu’il faut éviter.
Angelo DOSSOUMOU

aCotonou

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