Vers l’instauration du transport urbain en commun : La Rupture met la...

Vers l’instauration du transport urbain en commun : La Rupture met la charrue avant les bœufs

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L’une des décisions importantes prises en Conseil des ministres du vendredi 04 novembre dernier est le projet de création et de mise en exploitation d’une flotte de taxis dans les villes du Bénin. Selon le point fait par le ministre d’Etat secrétaire général de la présidence, Pascal Irénée Koupaki, ce projet a pour principal objectif la relance de la circulation urbaine, l’augmentation de l’offre de qualité en matière de transport en vue d’accompagner le développement touristique.

La question de la mobilité urbaine surtout dans la ville de Cotonou devient une préoccupation majeure, vu les embouteillages montres constatés aux heures de départ et de sortie de service. Il fallait qu’une solution soit trouvée mais la création annoncée d’une flotte de taxis en est-elle vraiment une ? Beaucoup de questions restent sans réponse à la lecture du point 8 du compte rendu du Conseil des ministres.

Aujourd’hui en matière de mobilité urbaine, le diagnostic fait d’état de manque d’infrastructures routières dans la capitale économique, trop de voitures alors que trois voies seulement permettent d’entrer et de sortir de la ville du côté ouest. Trois voies dont deux inconfortables. Du coup, la grande partie des usagers préfère emprunter la seule voie plus ou moins confortable, Echangeur de Godomey-carrefour Sicca Toyota. A cela s’ajoute le trop plein de voitures. C’est curieux que malgré la morosité économique, chaque jour que Dieu fait, les Béninois achètent de voitures. Cette situation a été amplifiée avec l’avènement du phénomène d’escroquerie via le net communément appelé « Gay-man ». Ces jeunes, une fois leur coup réussi, la première des choses auxquelles ils pensent, c’est de s’acheter une voiture. Ainsi, les voitures dénommées « au revoir la France » inondent les rues avec un seul passager à bord. Conséquence, de longues files interminables sur les voies aux heures de pointe. Vouloir rendre la circulation plus fluide à Cotonou, c’est d’abord essayé de trouver des solutions à cet état de chose. Et du temps du régime défunt, des projets comme la construction de deux ponts métalliques, un au carrefour Sicca-Toyota (pour la partie ouest) et l’autre au carrefour Sobébra (pour la partie est) avaient été évoqués pour réduire les bouchons et lutter contre la pollution dans la ville de Cotonou. Les pourparlers étaient avancés avec le groupe Eiffage Sénégal qui a réalisé l’autoroute Dakar-Aéroport international. Où est-ce qu’on en est avec ce projet qui pourrait être la solution aux bouchons constatés aux heures de pointe du côté Est comme du côté Ouest de Cotonou ?

Le gouvernement de la Rupture, à défaut de reprendre pour son compte ce projet du gouvernement défunt, pourrait rendre plus confortables les deux autres voies d’entrée et de sortie que sont la voie pavée d’Agla-Hlazounto et celle de Fifadji. Mais au lieu de ça, on annonce la création d’une flotte de taxis qui, si elle n’en rajoute pas à la situation de trop plein de véhicules, viendra créer d’autres problèmes tels que le sort qui sera réservé aux conducteurs de taxi-moto, l’impraticabilité des « Von », etc. La résolution de la problématique des bouchons dans la ville de Cotonou passe inexorablement par l’ouverture de grands chantiers routiers. Autre chose, ne peut être qu’un palliatif. Et c’est mettre la charrue avant les bœufs. C’est à croire que la Rupture est hostile aux chantiers à forte intensité de mains d’œuvres puisque depuis 7 mois qu’elle est là, elle n’en ouvert aucun.

B.H


Matin Libre

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