Veille citoyenne : pas de temps de grâce pour le nouveau départ.

Veille citoyenne : pas de temps de grâce pour le nouveau départ.

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Le chantre de la rupture et du nouveau départ semble être surveillé comme de l’huile sur le feu. Les mêmes causes produisant les mêmes effets, les béninois ont fait l’option de marquer la rupture à la culotte pour qu’elle ne soit point génitrice de la déception produite par le régime du changement qui au bout d’un an après la prise de pouvoir a transformé l’espoir suscité en déception.

Ainsi, à peine deux semaines après l’investiture, le président Patrice Talon vient d’être relevé sur deux faits. La première déception qui a fait l’objet de critique est la composition du premier gouvernement de 21 membres que certains qualifient de non restreint. Mais au-delà des considérations numériques, certains ont estimé que des personnalités pas très propres se sont glissées dans le gouvernement.

A cet effet, le syndicaliste Isse Iko et son alter ego du parti communiste, le secrétaire général du FESYNTRA-FINANCE affirment que « ce gouvernement ne symbolise point encore la rupture » et appellent le peuple béninois à exiger une assise nationale pour cadrer les actions du nouveau départ.

L’autre faux pas du président Patrice Talon violemment relevé par ces syndicalistes et d’autres personnalités du pays est le conclave de Côte d’Ivoire ayant accouché une troisième réconciliation entre le président Talon et son prédécesseur Boni Yayi. L’avalanche de critiques qui s’en est suivi est à notre avis sans commune mesure avec l’acte qui est posé.

C’est la preuve que le nouveau départ n’aura pas de délai de grâce et ne bénéficiera pas du silence et du laxisme dont le régime dit de changement et de la refondation ont bénéficié. Le président Patrice Talon doit donc bien mûrir ses décisions avant de les prendre et analyser ses actes avant de les poser. Ce sont là les exigences de la rupture.

Benin web TV

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