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Vaines polémiques autour de l’installation d’un matériel de sonorisation à l’Assemblée nationale : Le président Houngbédji situe les responsabilités

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Comme annoncé dans son discours d’investiture, le président de l’Assemblée nationale, Me Adrien Houngbédji a entrepris une série de réformes visant à moderniser l’administration parlementaire et doter toute l’institution d’outils modernes de communication. C’est dans cette optique que le projet de renouvellement du matériel de sonorisation de l’Assemblée nationale a été envisagé. Il a effectivement pris corps suite au vœu des députés à la séance plénière du vendredi 15 avril 2016, de voir le parlement doté d’un instrument de sonorisation de qualité. Ainsi, dans le souci de respecter les règles de transparence dans la procédure d’acquisition des matériels, les questeurs de l’Assemblée nationale ont été commis à la tâche. Ils ont procédé à une consultation restreinte compte tenu de l’urgence du dossier et trois différentes sociétés ont soumissionné. Il s’agit des sociétés : Hermetech RC n°1824 Cotonou, Tic Fullness RCCM RB-PKOU 2011 A 164 et de la société Evotic RC n°RCCM RB/COT/15A 23805. La commission de dépouillement s’est réunie et a retenu la société Evotic au regard de la pertinence de sa proposition. Il faut souligner que le matériel acquis est à coût compétitif. C’est un matériel révolutionnaire doté d’un système de vote numérique et qui dispose de toutes les options d’enregistrement télévisuel pour anticiper les besoins futurs. Par ailleurs, les micros utilisés sont d’une technologie nouvelle et fonctionnent grâce à l’infrarouge. C’est une proposition de la société Evotic qui permet de régler le système d’interférence créé souvent lorsqu’un téléphone sonne à côté du micro et qui perturbe les débats. Mieux, le dispositif a été fabriqué par une société américaine basée en Chine et acheminé au Bénin par Vol Cargo N°KP022 d’Ethiopian Airlines. C’est un dispositif utilisé au Parlement de la Corée du Sud et dans certaines salles de Conférences de l’Union Européenne. Il reste sous garantie pendant une durée de douze mois.

De vaines polémiques
Cette modernisation des activités parlementaires semble ne pas être du gout de certaines personnes. En effet, depuis quelques semaines, des individus tapis dans l’ombre, ont pris d’assaut les réseaux sociaux pour alimenter de vaines polémiques autour du projet. Des polémiques visant à jeter du discrédit sur la société ayant gagné le marché. L’incident survenu à l’hémicycle et qui a suscité des remous est celui du mardi 28 juin 2016 où des dysfonctionnements ont été notés au niveau du matériel pendant que les députés étaient en séance plénière. Le président Adrien Houngbédji avait systématiquement annoncé sa décision de faire la lumière sur la procédure d’acquisition des matériels à travers la mise en place d’une commission d’enquête interne. Des investigations, il ressort que c’est le module infrarouge du matériel qui a été déconnecté. On est tenté de dire qu’il s’agit d’un acte de sabotage dont les auteurs restent jusque-là, inconnus. Puisque depuis que le module a été reconnecté et le câble déboulonné au niveau du plafond a été relié à son port, les matériels fonctionnent convenablement et seuls les sourds-muets diront le contraire.

Germin DJIMIDO (Coll.)

aCotonou

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