Un plan d’urgence face à la crise énergétique et l’érosion côtière :Carte...

Un plan d’urgence face à la crise énergétique et l’érosion côtière :Carte rouge à Mensah, Houngbédji, Nasser Yayi,…

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Le deuxième conseil des ministres a eu lieu le jeudi 28 avril 2016, sous la présidence du chef de l’Etat, Patrice Talon. Parmi les mesures prises figurent celles relatives à la suppression des structures budgétivores créées sous le régime défunt au profit de tiers.

Moïse Mensah, Gatien Houngbédji, Nasser Yayi, Michel Dognon cessent d’exercer leurs fonctions respectives. C’est l’une des sentences du deuxième conseil des ministres. Les membres du gouvernement ont en effet décidé d’abroger les décrets portant création, attributions, organisation et fonctionnement des institutions pour lesquelles ils étaient les premiers responsables. Ainsi, le Haut commissariat à la solidarité nationale, sous la direction de Gatien Houngbédji, le Haut commissariat à la gouvernance concertée de Moïse Mensah, le Conseil présidentiel de l’investissement, sous la coupole de Nasser Yayi, le Bureau de l’auditeur général dont Michel Dognon était le premier inspecteur et la Cellule de contrôle de l’exécution des projets de développement cessent d’exister après le prononcé du conseil des ministres. A l’exception de la Cellule de contrôle de l’exécution des projets de développement, créée sous le président Mathieu Kérékou et qui est devenue inopérante, les autres ont été l’œuvre du chantre du changement et de la Refondation, Yayi Boni. Ces structures dont les premiers responsables avaient rang de membres de gouvernement étaient des structures budgétivores. Cependant, elles ont contribué à maintenir et entretenir aux frais de la princesse ces personnalités. Alors, pour le gouvernement de la Rupture, il faut arrêter la saignée. « Ça suffit donc », ont sifflé Patrice Talon et ses ministres.

A la crise énergétique déjà accentuée s’est ajoutée, cette semaine, l’érosion côtière qui a englouti plusieurs maisons et causé de nombreux sans abris. Le nouveau gouvernement goûte déjà aux premières contraintes sociales. Les plaintes se sont accumulées, les populations n’ont pas ménagé les nouveaux locataires. Les appels à une intervention rapide du gouvernement sur les deux sujets se sont accumulés, mais c’était sans compter avec les tractations en sourdine pour répondre de façon adéquate et rapide à ces préoccupations. Au cours de son point de Presse hier au Palais de la Présidence, le Ministre d’Etat, Secrétaire général de la Présidence, Pascal Irenée Koupaki, a exposé les différentes démarches menées personnellement par le Président de la République Patrice Talon pour venir à bout de la crise énergétique. Au cours de ses deux précédentes visites en Côte d’Ivoire et en France, affirme-t-il, le Chef de l’Etat a envisagé avec les Présidents des deux Etats, les mesures urgentes à prendre en vue de répondre rapidement et de façon efficace à cette attente pressante des populations. Les discussions sont très avancées. Les prochains jours, informe le ministre du gouvernement, portent des réponses à cette préoccupation vitale. « Des solutions sont en vue et à cet égard, il y aura une réunion demain entre les parties togolaise, béninoise et ivoirienne sur la question », a-t-il annoncé. Par rapport à la grande avancée de la mer, le gouvernement de la rupture a également mené des actions. Selon les conclusions du conseil, des dispositions sont en train d’être prises par le Ministre du cadre de vie pour parer rapidement à cette menace au niveau de la côte. Les défis sont grands. Le gouvernement de la rupture ne prend pas du tout à la légère ces préoccupations de souveraineté et s’attèle à les résoudre. Les nouvelles apportées par le Ministre rassurent. Les prochains jours verront certainement les peines des populations sensiblement allégées.

Jean-Claude Kouagou et Hospice Alladayè

Actu Bénin

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