UN : Eviter le triomphalisme

UN : Eviter le triomphalisme

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Le second tour de la présidentielle se tient le dimanche prochain.  Il oppose les candidats Patrice Talon et Lionel Zinsou. Etdepuis la publication des grandes tendances par la Commission électorale nationale autonome (Cena), les tractations vont bon train. Les deux fi nalistes négocient des ralliements. Déjà, une trentaine de candidats malheureux au scrutin du dimanche dernier ont opté pour le choix de l’ancien magnat du coton. Parmi eux, on compte des combattants  de taille. Sébastien Ajavon, Abdoulaye Bio Tchané ou encore Pascal Irénée Koupaki ont la confi ance de milliers d’électeurs.Pour certains, ces soutiens dont bénéfi cie Patrice Talon prouvent indéniablement que la bataille semble gagnée avant le 20 mars 2016. Ils sont nombreux à déclarer que plus rien ne peut empêcher la victoire du candidat de la rupture. Beaucoup font déjà dans le triomphalisme. Or il ne faut pas vendre la peau de l’ours avant de l’avoir tué. Etle président de l’Union fait la Nation le sait. Hier, Bruno Amoussou a martelé qu’il ne s’agit pas de faire seulement de l’arithmétique. « Rien n’est fait. Et les informations que nous avons, nous amènent à inviter nos militantsà la vigilance», a-t-il laissé entendre. Vieux routier de la scène politique nationale, le président Bruno Amoussou s’est exprimé en tant qu’expérimenté. En réalité,l’une des clés du second tour du dimanche prochain reste la qualité des reports de voix. Le report n’est pas automatique. C’est une évidence. Tout dépendra du travail que les nouveaux partenaires politiques de l’homme d’affaires Patrice Talon effectueront dans leur fi ef respectif. Il leur faudra se montrer sincère et très combatif pour convaincre leurs admirateurs qui n’avaient pas choisi le candidat de la rupture le 06 mars dernier parce qu’il présentait certainement des défauts. L’autre défi  qu’ils doivent relever, c’est de persuader  les indécis et de réussir à améliorer le taux de participation. Rien n’est encore gagné. Le président Bruno Amoussou a été on ne peut plus clair. La coalition de rupture doit se retrousser davantage les manches.

A.S

Matin Libre

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