Suspension des concours de 2015 par le gouvernement:Regard des leaders d’opinion

Suspension des concours de 2015 par le gouvernement:Regard des leaders d’opinion

2
PARTAGER

Au lendemain de la suspension des concours frauduleux, plusieurs leaders d’opinion se sont prononcés sur l’acte posé par le gouvernement. Ci-dessous, les réactions de Pascal Todjinou, Joël Aïvo, Marcellin Laourou, Laurent Mètongnon et du Secrétaire général du Syndicat de la Police.

Pascal Todjinou : « Je suis d’accord avec la suspension »

« Nous avons demandé l’annulation, mais le gouvernement a jugé utile de suspendre. Je suis d’accord. Ce qui me gène, ce sont les gens qui ne sont pas encore assis et qui se permettent de réagir. Au lieu de demander pardon, ils se permettent d’aller faire sit-in. Mais ils ne sont pas les héros des manifestations dans la rue. Les autres qui ont bien travaillé et qui n’ont pas été retenus, ils seront aussi dans la rue. Concernant les décrets, le président Talon ne peut pas faire autrement. S’il n’annulait pas ce décret, il ne peut pas supporter les conséquences parce que nous, organisations syndicales, on saura qu’il y a suffisamment d’argent dans la caisse de l’Etat qu’on peut gaspiller n’importe comment ».

Joël Aïvo : « C’est normal que le nouveau pouvoir recadre ce qu’il faut recadrer »

« Ce sont des signaux forts qui sont envoyés à l’opinion. En renonçant à des décisions prises notamment les décrets, cela relève parfaitement de la responsabilité du chef de l’Etat et de son gouvernement d’apprécier ce qui relève du mandat du président Boni Yayi. Pour ce qui est de l’aéroport international de Cotonou, j’ai lu dans le compte rendu du Conseil des ministres que le Directeur général de l’Anac a été relevé de ses fonctions. On comprend qu’il y a un problème, pas pour sa gestion, mais d’ambition et de projection pour notre pays.
Que ce soit sur les décrets que sur les nominations, la suspension des concours, ce sont des points sur lesquels on attendait le gouvernement. Après une alternance aussi radicale et de fond, c’est normal que le nouveau pouvoir apprécie la situation et recadre ce qu’il faut recadrer ».

Marcellin Laourou, SgSydob : « Que la Commission écoute tout le monde »

« Nous voulons que la commission d’enquête soit rapidement mise en place. Qu’elle écoute les personnes ressources, en l’occurrence les Syndicats qui ont les preuves à leur donner. Qu’elle écoute aussi les lauréats qui peuvent leur donner des preuves. Il faut que ça soit un travail rapide, mais bien fait et que des décisions objectives soient prises pour le bonheur des Béninois ».

Laurent Mètongnon : « La suspension des concours est une bonne mesure »

« La suspension des concours est une bonne mesure prise par le Conseil des ministres. Que les preuves qui existent soient réunies et que la procédure se poursuive jusqu’à la Chambre administrative de la Cour suprême. Que, suivant le degré d’implication de ces fraudeurs et de ceux qui ont contribué à la fraude, les mis en cause soient punis. Et que l’ancien ministre de la Fonction publique qui avait dit en son temps qu’il met au défi tous ceux qui vont prouver que ce concours est frauduleux se rende compte que le concours est véritablement frauduleux.
Il faut que ceux qui ont les preuves viennent les remettre à la Commission d’enquête. Pour marquer effectivement la Rupture, je souhaiterais que cela ne se passe pas comme sous le Régime défunt où quand il y a un problème, on met sur pied une Commission d’enquête. La différence sera que pour le Nouveau Départ, la Commission d’enquête doit se mettre au travail et que les autres procédures doivent pouvoir se faire pour que le concours soit annulé et que les auteurs de la fraude soient punis ».

Barnabé Amagbégnon, SgSynapolice : « S’il s’agit de nos décrets, il n’y a rien de frauduleux »

« Le gouvernement a pris un acte. On attend qu’il aille jusqu’au bout. Parce qu’il a été dit que certaines choses seront vérifiées. La procédure qui a conduit à la signature des décrets de la Police, la douane des Eaux et forêts ne date pas d’aujourd’hui. Pour la Police date de 2002 sous le régime de Kérékou. Donc, de procédures en procédures, c’est finalement en 2014 que la loi a été votée et promulguée par le président. Aucun des décrets concernant la Police, la Douane et les Eaux et forêts n’est signé le 5 avril. Donc, il y a lieu de se demander si c’est de nos décrets qu’il s’agit ou d’autres décrets. S’il s’agit de nos décrets, il n’y a rien de frauduleux. Nous pensons que dès que le gouvernement va faire les vérifications nécessaires, ils vont remettre les choses en ordre ».


 

Actu Bénin

Commentaires

commentaires

Commentaires

commentaires

2 COMMENTAIRES

LAISSER UN COMMENTAIRE