Supposée interdiction d'atterrissage de l'avion de Bio Tchané à Parakou : "Yayi...

Supposée interdiction d'atterrissage de l'avion de Bio Tchané à Parakou : "Yayi n'a rien à avoir dans ce dossier", selon Sonon

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(Les clarifications du ministre renforcé par le rapport de Corporate Elite Group)
A la faveur d’un point de presse tenu hier mardi 23 février, le ministre Gustave Depo Sonon en charge des Travaux publics et des transports, apporte des clarifications sur l’affaire ‘’Atterrissage manqué à Parakou du candidat à la présidentielle, Abdoulaye Bio Tchané ‘’. Lire l’intégralité de son intervention sur ce fait qui s’est produit dimanche 21 février 2016.

Point de presse du Ministre des travaux publics et des transports

Objet : Impossibilité d’atterrissage à Parakou de l’aéronef JETSTREAM 41.4101 immatriculé TU-TSP

Mesdames et Messieurs les journalistes.

Certes, nous traversons actuellement une période très sensible où tous les coups sont permis. Mais permettez-moi d’entrée de jeu de vous dire qu’en aviation civile, on ne blague pas avec certaines choses.

En effet, le monde de l’aviation civile est très règlementé et très normé. Il fonctionne exactement comme la médecine pour qui le droit à la santé est un droit universel.

C’est dire donc qu’en règle générale, tout aéronef régulièrement autorisé à survoler le territoire béninois ou à y atterrir jouit d’une plénitude de droit d’assistance. A défaut, la compagnie peut se pourvoir devant l’organisation de l’aviation civile internationale.

Alors mes chers amis ! Que doit-on comprendre de ce qui a déclenché la polémique ces dernières 72 heures à savoir le présumé refus d’atterrissage sur la piste de l’aérodrome de Parakou d’un avion transportant un acteur politique de notre pays, lequel avion a fait objet d’une autorisation de survol et d’atterrissage délivrée par les autorités compétentes à savoir, le Président de la République par le biais de son Directeur de Cabinet militaire à qui il a délégué ce pouvoir et le Directeur général de l’Agence nationale de l’aviation civile (Anac-Bénin) ?

Ladite autorisation porte la mention de survol/atterrissage à Parakou avec l’obligation d’effectuer un premier atterrissage à Cotonou qui est un aéroport douanier à plein temps au regard du Code de l’aviation civile, au profit d’un aéronef de type JETSTREAM 41.4101 immatriculé TU-TSP.

Mes chers amis journalistes ! Vous me connaissez bien. Je n’aime pas verser dans la polémique. C’est pourquoi j’ai attendu d’avoir les rapports y compris celui de l’opérateur aérien chez qui l’aéronef JETSTREAM 41.4101 immatriculé TU-TSP a été affrété avant de m’adresser à vous.

L’avion de type JETSTREAM 41.4101 immatriculé TU-TSP est effectivement arrivé à Cotonou le 21 février 2016 et un plan de vol a été déposé au bureau de piste de Cotonou vers 08h30 TU pour un décollage à 09h10 TU. Vers 10h55 TU, cet aéronef qui transportait dix (10) passagers et 03 membres de l’équipage est arrivé sur zone c’est-à-dire à Parakou. Le pilote a entrepris une procédure d’approche visuelle compte tenu du terrain de Parakou. A cette date, l’aérodrome de Parakou ne dispose pas encore de procédures de vol aux instruments pour une approche de précision (VOR, DME, LOCALIZER) que nous avons déjà à Tourou qui malheureusement n’est pas encore ouvert à la circulation aérienne publique.

Donc, avec une visibilité quasi nulle, le pilote a procédé à une remise de gaz après une première tentative d’atterrissage. Une deuxième approche visuelle a été entreprise également sans succès. C’est alors que le commandant de bord a pris la décision de rester en circuit d’attente pendant trente (30) minutes pour attendre une amélioration mais en vain.

Après toutes ces tentatives et tout ce temps en circuit d’attente, le Commandant, après consultation de son co-pilote et information donnée aux passagers, a décidé de revenir à Cotonou qui est son aéroport de dégagement et de destination. In fine, c’est le Commandant de bord qui décide de ce que les informations à lui communiquées lui permettent d’atterrir ou non.
Une autre précision de taille. Contrairement à ce qui a circulé et qui est très loin de la réalité, la piste de l’aérodrome de Parakou était dégagée et entièrement dégagée ce jour-là et à cette heure-là de tout aéronef. Les deux hélicoptères présents à l’aérodrome étaient bel et bien sur l’aire de stationnement et non sur la piste. D’ailleurs, il n’aurait jamais été possible en tout cas en aviation civile d’autoriser une approche alors que la piste n’était pas dégagée. C’est impossible car c’est une règle élémentaire en aviation civile.

Ces faits pourtant très banals en aviation peuvent paraître peu ordinaires aux yeux du profane. De grâce, nous pouvons l’essayer sur d’autres plans mais pas en aviation civile où le Bénin est suivi et noté par l’OACI. Si vous voulez bien, laissez-nous vous dire que ce n’est pas la première fois qu’un aéronef arrivé à Parakou s’est retrouvé dans l’impossibilité d’atterrir pour des raisons météorologiques.

Le Président de la République, le Dr Boni Yayi accusé à tort dans cette affaire, a par deux fois fait cette expérience en retournant à Cotonou sans avoir pu atterrir sur l’aérodrome de Parakou avec des pilotes béninois qui pourtant connaissent très bien ce terrain. Que dire donc d’un équipage qui n’a jamais connu un tel aérodrome ?

Pour finir, je voudrais déplorer avec insistance le fait que de vils individus se soient pris à un agent qui a fait en tout professionnalisme son travail. C’est très regrettable et très dangereux de procéder de la sorte.

Supposons qu’en ce moment précis, d’autres aéronefs en détresse aient eu le besoin d’assistance et que le Commandant de Bord ne puisse pas entrer en communication avec cet aérodrome pourtant pourvu d’un service d’informations déclaré à la communauté internationale.

Sachons donc raison gardée.

Je vous remercie.

Matin Libre

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