Sulpice Oscar GBAGUIDI : « Talon marque la rupture avec la traditionnelle...

Sulpice Oscar GBAGUIDI : « Talon marque la rupture avec la traditionnelle navigation à vue. »

2
PARTAGER

Le deuxième Conseil des ministres du gouvernement de la rupture a réglé des urgences pour lancer le Nouveau départ. Après le premier conclave accoucheur de décisions fortes, l’équipe Talon confirme sa dynamique positive. La salubrité s’est poursuivie dans une République que le Changement et la Refondation avaient surchargée de décrets destinés à la poubelle. L’Etat de droit longtemps malmené retrouve progressivement sa santé. Des mesures contre l’arbitraire rappellent à tous la fin d’une époque et l’avènement d’une nouvelle ère.

L’ancien magnat de l’or blanc est accusé du péché de prise de mesures touchant le coton. Le projet de décret portant rétablissement de l’Accord-cadre entre l’Etat et l’Association interprofessionnelle du coton (Aic) semble provoquer une allergie absurde. Et des gloses instinctives sont marmottées dans le camp des détracteurs du Président. Le régime défunt avait, en 2012, surfé sur de prétextes fragiles, pour abroger avec enthousiasme et dans un élan punitif, le décret 2009-091 du 23 mars 2009 portant approbation de l’Accord-cadre entre l’Etat et l’Association interprofessionnelle du Coton.

Le Conseil des ministres en séance extraordinaire les mercredi 25, samedi 28 et dimanche 29 avril 2012 agitait alors la mal gouvernance par la Centrale de sécurisation de paiements et de recouvrement (Cspr) une branche de l’AIC, des subventions des intrants octroyées par l’Etat au titre de la même campagne. L’évocation tendancieuse de la crise de confiance des acteurs du coton à l’égard de l’AIC avait alors abouti à la suspension de l’Accord cadre entre l’Etat et l’Aic.
En réalité, le gouvernement de la rupture n’a fait que corriger une injustice qui a longtemps duré.

Il était urgent de mettre fin à une situation résultant de voie de fait dont est coupable le régime cauri. La suspension de l’Accord-cadre sous le glaive du gouvernement de la refondation relève de l’arbitraire. Saisie par les acteurs du coton, la Cour Constitutionnelle, peut-être très embarrassée, n’a jusqu’ici pas tranché. L’accord-cadre avait force de loi après son habilitation par le tribunal. L’Exécutif cauri ne pouvait le suspendre par décret. Mais le respect de la hiérarchie des normes était le cadet des soucis du yayisme qui passa en force.

Problème : la gestion transitoire et exceptionnelle de la filière coton par les structures de l’Etat a montré ses limites. L’arbitraire a secrété un jus amer. La réhabilitation de l’accord-cadre entre l’Etat et l’AIC vient corriger une anomalie. Les inoxydables préjugés peuvent continuer à y voir la toile que tisse l’ancien homme d’affaires au pouvoir. Reste que les entorses aux normes enregistrées sous le règne inflammable des Fcbe ont laissé des séquelles indélébiles au pays de démocratie , havre de paix et de justice.

La logique du Nouveau départ est respectée à la lettre. Le coup de balai est aussi donné dans le nid des institutions improductives. La dissolution de toutes les structures rattachées à la Présidence de la République véhicule la rupture. Le Conseil présidentiel de l’investissement, le Haut commissariat à la gouvernance concertée, le Haut commissariat à la solidarité nationale, le bureau de l’auditeur général sont partis en fumée.

La démolition de cet héritage du yayisme vise à arrêter la saignée financière de machins qui pompent le contribuable. La suppression des chargés de mission des ministères ajoute son grain de sel et sa saveur à la sauce de la rupture. Talon marque la rupture avec la traditionnelle navigation à vue. Libéré de toute obsession de popularité, le Président avance méthodiquement. Dans la veine du Nouveau départ.

Plume de Sulpice Oscar GBAGUIDI.

Benin web TV

Commentaires

commentaires

Commentaires

commentaires

2 COMMENTAIRES

LAISSER UN COMMENTAIRE