Soirée politique acte 9 à la Fondation Fes:Le debrief des 100 jours...

Soirée politique acte 9 à la Fondation Fes:Le debrief des 100 jours de Talon

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Soirée politique acte 9 à la Fondation Fes:Le debrief des 100 jours de Talon

Organisée par Friedrich Ebert Stiftung, la neuvième soirée politique s’est tenue hier mercredi 13 juillet sur le thème « La démocratie à l’épreuve au Bénin : 100 jours sous Talon, Que retenir ? » En raison de l’importance du sujet qui est d’actualité, cette édition a connu la participation de nombreuses personnalités dont des représentants du gouvernement actuel et des ministres de l’ancien régime.
Des réformes administratives entreprises dès le premier Conseil des ministres à l’annulation des concours organisés en 2015 au profit de l’administration publique en passant par les réformes politiques et institutionnelles proposées, toutes les mesures prises par le gouvernement de la Rupture durant ces presque 100 jours de gouvernance, ont été rappelées et appréciées par les panelistes sous la modération de la journaliste Djamila Idrissou. Le Panel était constitué de l’ancien ministre Gustave Sonon, du directeur général de l’Agence nationale pour la promotion de l’emploi (Anpe) Urbain Amegbedji, du secrétaire général de la Fédération des syndicats des travailleurs de l’administration des finances (Fésyntra-Finances), Laurent Metognon et de la coordonnatrice du Wildaf Huguette Bokpe-Gnacadja. Un défaut d’état des lieux, un manque de méthode, une certaine opacité dans la gestion des informations et la vanité du sujet du mandat unique sont entre autres les hics que dénotent le Sg Laurent Metognon et Huguette Bokpe-Gnacadja. Le ministre de l’Enseignement supérieur et de la recherche scientifique, Marie-Odile Atanasso, rectifie : « Dès ma prise de fonction, j’ai procédé à l’Etat des lieux avec tous les directeurs techniques ». Au ministre de l’Industrie et du commerce, Lazare Sèhouéto, d’ajouter que le gouvernement qui prend les rênes en avril doit procéder à l’état des lieux, faire des redressements, préparer le budget de l’année à venir, rassurer les partenaires… Et pour cela, il faut de la méthode. « On ne peut pas dire que le gouvernement n’a pas de la méthode », indique-t-il en réponse à ceux qui pensent le contraire. Le directeur général de l’Anpe, Urbain Amegbedji, invite, quant à lui, à ne pas focaliser la réforme constitutionnelle sur le mandat unique. « Il y a d’autres aspects qu’il ne faut pas occulter. Plus précisément les réformes qui visent à renforcer ou rendre indépendantes les institutions notamment la Haac, le Conseil supérieur de la magistrature, la Haute cour de Justice … », rappelle-t-il. Selon lui, le renforcement et l’indépendance de ces institutions est gage de délimitation de l’hyper-puissance du président. Dans la foule, les appréciations vont dans tous les sens. « 100 jours pour juger, c’est trop peu », « On ne peut apprécier que l’envol du nouveau gouvernement », ont lancé certains. Entre autres recommandations faites, éviter les rétropédalages, penser à comment faire baisser la pauvreté et améliorer la situation économique, se recentrer sur la question de l’emploi et en faire une priorité. Une participante propose même de réorienter la mission de l’Anpe vers le secteur privé. La solution de Martin Assogba de l’Ong Alcrer, ce sont les résultats des audits afin que les personnes qui ont détourné le denier public remboursent et qu’il y ait assez de fonds pour le recrutement des jeunes et la lutte contre le chômage. Le Dg Urbain Amégbédji, promet qu’avec le soutien du gouvernement la politique de l’Anpe pour 2017 sera plus efficace.

Anselme Aguéhoundé

aCotonou

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