Situation socio politique :les FCBE passent aux cribles la gouvernance Talon

Situation socio politique :les FCBE passent aux cribles la gouvernance Talon

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Des responsables des Forces cauris pour un Bénin émergent (FCBE) ont fait hier une sortie médiatique au Palais des congrès de Cotonou. Ces alliés de l’ancien Chef de l’Etat Boni Yayi sont montés au créneau pour décortiquer la gouvernance de Patrice Talon plus de trois mois sa prise du pouvoir. Devant un parterre de journalistes, l’ancien secrétaire général du gouvernement Alassani Tigri, le député Valentin Djènontin…ont passé au vitriol le mode opératoire du régime du Nouveau départ au sommet du pays. Lire ci-dessous leur déclaration

Propos liminaire

Mesdames et messieurs les professionnels de la presse ;

Militantes et militants de l’alliance FCBE ;

Mesdames et messieurs ;

Nous voudrions avant tout propos souhaiter à toutes et à tous la bienvenue dans cette salle du Palais des congrès pour prendre part à cet entretien de la coordination nationale FCBE avec la presse.

Par ailleurs, il y a quelques jours le peuple béninois a commémoré le 56ème anniversaire de l’indépendance de notre pays. A cette occasion nous devons avoir un souvenir pour toutes celles et tous ceux qui se sont battus pour rendre possible cette transformation qualitative au Dahomey d’alors. L’une des personnalités de cette époque, en l’occurrence le Président Emile Derlin Zinsou, vient de nous quitter. Nous lui rendons hommage et nous demandons aux participants à la présence conférence de se lever pour observer une minute de silence en sa mémoire.

Mesdames et messieurs,

Pour les militants et les militantes de l’alliance FCBE, ce qui compte par-dessus tout, c’est le Bénin et son progrès continu aux plans économique et social. Pour avoir été proche du régime précédent pendant dix ans, nous savons que gouverner un pays n’est pas aisé. C’est pour cela que nous avons voulu laisser les nouveaux dirigeants choisis par le peuple souverain, prendre leurs marques au lieu de les harceler dès le départ. Mais, des faits persistants montrent que, si on y prend pas garde, le Bénin pourrait être conduit à la détérioration du climat socio-économique et à la dictature toute chose qui est peu favorable au progrès. Nous devons tirer la sonnette d’alarme pour que le gouvernement actuel corrige le tir au plus vite.

Quelle vision a sous tendu la politique mise en place dans notre pays depuis le 6 avril 2016 ? Pour la mettre en évidence avec netteté, nous voulons évoquer ici l’interview accordé par le Président Talon au journal Le monde. Il y affirmait « …mais ce que je fais, c’est d’abord pour moi-même, je pense à moi tout le temps. Je sais que le ciel m’a donné quelque chose, j’ai un certain génie, je voudrais désormais que ce génie ne soit pas juste le mien mais qu’il serve mon pays. »

Il en découle, ainsi qu’en toute chose, il ne pense d’abord qu’à lui et toute autre considération ne vient qu’après. Voilà la philosophie de l’homme auquel est échue la destinée de notre Bénin. Toute la nouvelle gouvernance comme les faits l’attestent au quotidien repose sur cette vision qui implique peu de place pour l’amélioration des conditions de vie et de travail des populations et qui se traduit par :

[if !supportLists]1- [endif]L’acharnement contre la vision qui a prévalu dans notre pays de 2006 à 2016 et qui était plus portée sur l’intérêt général et la justice sociale avec certainement des imperfections qu’il faudra cerner et corriger dans la transparence et l’équité ;

[if !supportLists]2- [endif]L’investissement prioritairement dans des secteurs où l’Etat avait eu des conflits avec le secteur privé.

[if !supportLists]3- [endif]La répression brutale des mouvements de protestation découlant de la gouvernance actuelle.

Mesdames et messieurs ;

Ne nous faisons point d’illusion, l’orientation politique, économique et sociale du pouvoir du Nouveau départ est lourde de conséquence néfastes pour le pays et va appauvrir davantage nos populations et mettre en cause les libertés démocratiques chèrement acquises à la conférence nationale des forces vives de Février 1990. L’acharnement mis à réprimer le mouvement estudiantin que nous dénonçons vivement est nous l’espérons le premier et le dernier acte du genre posé par le pouvoir dit de la Rupture. Nous ne saurons passer sous silence l’insécurité qui aujourd’hui a atteint la côte d’alerte. Presqu’au quotidien, malheureusement, les populations sont soumises à de fréquents braquages. Vivement que le Gouvernement de la Rupture en fasse une priorité nationale et que toutes les énergies soient mobilisées afin de trouver des solutions idoines à ce fléau.

C’est au vu de ce qui précède que l’Alliance FCBE à juger utile d’organiser la présente conférence de presse.

Vive l’Alliance FCBE !

Vive la démocratie béninoise !

Vive le Bénin !

aCotonou

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