Silence, votre liberté d’expression et d’association m’est nuisible.

Silence, votre liberté d’expression et d’association m’est nuisible.

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1. Entre 2011 et 2012, si ma mémoire est bonne, le Président Yayi Boni avait tenu un bras de fer avec les douaniers jusqu'au point de leur arracher le droit de grève. L'un des points de discorde, pour ne pas dire le point crucial de discorde me semble-t-il était le PVI que Yayi voulait faire passer en force. Mais qui était derrière ce fameux PVI?

2. A partir d'avril 2016, avec la "normo communication" la presse en générale est presque réduite à ce que seuls les professionnels des média peuvent qualifier. Nous autres, profanes du milieu constatons juste qu'ils sont nombreux à se plaindre. Même si on ne peut pas accuser le gouvernement de ne pas vouloir signer avec eux des contrats de communication, on constate tout de même que la presse est affaiblie, faute de moyens financiers. La presse, on le sait, ça "parle beaucoup, sinon trop". Silence donc, nous sommes un peu hostiles au bavardage.

3. Petits étudiants, après avoir servis d'eau au moulin de mouvements de résistance dont entre autres le "Mercredi rouge", on se rend compte aujourd'hui que vous êtes subitement devenus trop violents. Vous recrutez même des anciens militaires. Mon Dieu, où voulez-vous conduire le pays, pauvres étudiants? Mais parlons'nous toujours des étudiants qui ont chassé Lionel Zinsou, le candidat de Yayi du campus sans que le tout puissant et "méchant" Yayi ne réagisse? Ceux qui veulent réorganiser les mouvements estudiantins aujourd'hui sont-ils les mêmes qui jouissaient hier quand Zinsou était hué? La roue a t-elle tourné à ce point?

Bref, notre nouveau patron, à mon sens, n'aime pas trop parler; il me semble qu'il n'aime pas les négociations. Quand il veut avancer, il marche sur tout, même sur tous s'il le faut sans autre conditions ou commodités. Exemples: il a marché sur les douaniers pour avoir son PVI, il a marché sur tous les politiciens de carrière pour prendre le pouvoir, le prétexte était qu'ils n'étaient pas organisés; il marche sur les étudiants pour avoir la paix dans les universités.

Bref, il marche, il écrase. A qui le tour?
Gbaguidi Ganfalex

aCotonou

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