Securiport-Segub-Nocibé Et si tout ceci n’était que des trésors de guerre ?

Securiport-Segub-Nocibé Et si tout ceci n’était que des trésors de guerre ?

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Des affaires de marchés suspendus, de contrats de partenariat public-privé, et la République est depuis quelques jours en ébullition. Accusations, insinuations et appréhensions s’enchaînent au fil de post sur la toile et autres articles de journaux. Mais, une constance : la gestion transparente des fonds publics et les milliards qui sont en jeu. Sans donc donner caution au gouvernement en place pour la forme choisie pour contracter avec de nouvelles sociétés ou d’autres prestataires avec le très gros handicap de l’absence d’ouverture à la concurrence, il faut surtout s’attarder sur les dessous-de-table.
Revenant aux contrats liant l’Etat aux sociétés Sécuriport, Segub, Nocibé pour ne citer que celles-là, difficile de ne pas s’imaginer, avec les facilités à elles accordées en son temps, des subterfuges pour permettre aux gouvernants de l’époque de se constituer un butin de guerre pour les campagnes électorales. D’où, dans le dossier Segub par exemple, personne n’est surpris qu’il se trouve des gens qui percevaient des milliards sans contrepartie. Il faut d’ailleurs, à ce sujet, remarquer que le président du Mouvement des zémidjan pour un Bénin émergent (Mozebe) est étrangement aujourd’hui dans la galère des mis en cause dans l’affaire Segub. Sans doute, s’est-il noyé en puisant maladroitement dans les fonds de ladite société pour aider à la mobilisation de l’électorat au profit des anciens barons du changement et de la refondation. C’est dire comment l’argent peut être facilement utilisé pour fausser le jeu électoral.

Halte aux contrats arrangés sur le dos du peuple !
Sinon, pour la plupart des affaires qui défraient actuellement la chronique, comment peut-on expliquer que, l’Etat se soit engagé sur 20 ans ? Aussi, comment peut-on comprendre qu’au moment où dans d’autres pays, les prestations comme celles données par Sécuriport sont de l’ordre de 10 dollars, au Bénin, elles coûtent 20 dollars ? Les pauvres citoyens ne seraient-ils pas fondés à croire qu’une partie du surplus servait comme contrepartie desdites sociétés pour aider leurs bienfaiteurs dans la quête de l’électorat, et que la rente pour mener des combats politiques sur de longues années se chiffre à des milliards de Fcfa ? Pour ne pas se voiler la face, des trésors de guerre à travers des mécanismes occultes dans les marchés accordés aux sociétés ont été facilement engrangés au détriment du contribuable.
Dix longues années de ‘‘passe-passe’’ et de combines entre des sociétés et des gouvernants. Le passif est assurément lourd. Alors, pourquoi incriminerait-on le gouvernement de la rupture qui veut voir clair là où des avantages impossibles et des facilités inimaginables ont été accordés ? Au contraire, il faut l’aider à ce que les faisceaux lumineux aillent plus loin que Segub, Sécuriport et révèle au grand jour, les dessous des contrats accordés sur des vingtaines d’années comme ce fut le cas avec Nocibé et d’autres encore.

Garder à l’esprit l’intérêt général !
Mais, faudra-t-il que les investigations se fassent dans les règles de l’art et que les contrats accordés aux nouvelles sociétés ne soient tout aussi des marchés de dupes et n’alimentent plus tard, la polémique. Auquel cas, ce serait déshabiller Paul pour habiller Pierre. Et pour éviter que les manigances reprochées à leurs prédécesseurs ne les rattrapent eux aussi et que le prochain régime ne soit dans l’obligation de procéder aux mêmes fouilles et dénonciations, les gouvernants du Nouveau départ doivent viser l’intérêt général. Sinon, avec toutes ces concussions, c’est comme si les complices de ce vilain jeu creusaient un gros trou sur le sentier du développement ou qu’ils obligeaient à l’affichage devant les maternités : ‘‘les nouveau-nés doivent déjà à leur naissance, des milliards de dettes qui les attendent’’. Aberrant ! C’est pour cela que pour le moment, il faut applaudir le gouvernement puisque dans tous ces déballages, c’est le pays et les pauvres contribuables qui gagnent.
Angelo DOSSOUMOU

aCotonou

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