Revendication des appelés démobilisés du Service militaire d’intérêt national:Une "bombe" laissée à...

Revendication des appelés démobilisés du Service militaire d’intérêt national:Une "bombe" laissée à Patrice Talon

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Les appelés démobilisés du Service militaire d’intérêt national étaient dans les rues de Cotonou hier lundi 8 août 2016. Ils ont battu le macadam pour manifester leur indignation contre les promesses de reversement non tenues par le régime défunt. Une bombe face à laquelle le pouvoir actuel ne doit pas rester insensible pour éviter le pire.
Les appelés démobilisés du Services militaires d’intérêt national ne décolèrent pas. Après plusieurs tentatives infructueuses de réinsertion sous le régime défunt, ils n’entendent pas baisser la garde et laisser de répit au gouvernement de la Rupture en général. Hier, bravant la fraîcheur de la matinée du début de la semaine, ils ont marché sur le Ministère du travail et de la fonction. La motion de protestation lue par le porte-parole du collectif à la ministre est assez évocatrice. « Les appelés du Service militaire d’intérêt national (Smin) démobilisés doivent être réinsérés sans condition et sans délai avec rappel de salaire et ceci avant l’organisation de tout autre concours ». Mieux, les primes de démobilisation et autres droits doivent être payés. Les familles des victimes doivent être dédommagées et l’audit de toutes les structures militaires et civile qui sont intervenues dans l’organisation du Smin ». Ce chapelet de revendications tient du fait que le régime Yayi n’a pas respecté les décisions prises en Conseil des ministres du 19 octobre 2007. En effet, selon les termes de ce conclave gouvernemental, 1500 appelés formés, soit la première portion, devrait totalement être reversés dans l’enseignement à l’issue des congés du premier trimestre. Le reversement de l’autre portion (les 1500 restants), était prévu pour les congés de détente au profit soit de l’enseignement ou du secteur de la santé. Mais le constat est que, l’ex-chef de l’État et son gouvernement n’ont pas tenu parole. Pendant les 10 années de Changement et de Refondation, il n’y a pas eu de reversement comme promis. Les quelques appelés reversés issus du secteur de la santé sont comptables du bout des doigts. Ceux de l’enseignement qui n’ont pas de parrains politiques sont restés pour la grande majorité dans le système comme enseignants vacataires ou instituteurs. Cette injustice qui a trop duré mérite que le gouvernement de Patrice Talon s’y penche pour y trouver la thérapie adéquate.

SA

Motion de prostestation

Le Collectif des appelés démobilisés du Bénin
A
Monsieur le ministre des Enseignements maternel et primaire,
Monsieur le ministre de l’enseignement secondaire, technique et de la formation professionnelle,
Monsieur le ministre délégué auprès de la présidence de la République, chargé de la Défense nationale,
Madame le ministre du travail, de la fonction publique et des affaires sociales,

Madame le ministre,
Considérant le Conseil des ministres en date du 19 octobre 2007 qui décide que la première portion de (1500) appelés sera totalement reversée à l’enseignement à l’issue des congés du premier trimestre et que la deuxième portion de (1500) appelés formés sera opérationnelle pendant les congés de détente, lesquels seront versés en partie dans l’enseignement et l’autre partie dans le secteur de la santé,
Vu que nos camarades appelés ayant servi dans le secteur de la santé sont reversés dans la fonction publique,
Vu que certains camarades appelés enseignants ayant des parrains politiques et sachant faire les jeux de couloir sont reversés,
Vu qu’au niveau de secteur de l’Enseignement, les appelés du Smin sont restés pour la grande majorité dans le système en qualité d’enseignants vacataires ou d’instituteurs jusqu’à ce jour,
Vu que le décret de 2007 portant reversement des agents contractuels locaux a été appliqué en défaveur des appelés de cette période,
Vu que les appelés sous drapeau avaient été interdits d’accès aux concours d’entrée dans la fonction publique,
Vu que certains appelés enseignants de la promotion 2009 ont compéti au camp et sont totalement recrutés dans la fonction publique,
Vu que les appelés au cours de leur mission ont reçu une formation militaire,
Vu que les appelés au cours de leur mission ont reçu une formation militaire, civique et pédagogique assurée par d’éminents encadreurs,
Vu les appelés ont déjà compéti comme le font les militaires pour devenir agents de l’Etat,
Vu que les appelés ont été privés de leur prime de démobilisation,
Vu les injustices dont sont victimes les appelés au camp, sur le terrain et même jusqu’à ce jour,
Vu que nous avons perdu beaucoup de nos camarades appelés au camp, au cours de la formation et que leurs familles sont restées sans être dédommagées aujourd’hui,
Vu les fausses promesses tenues aux appelés par le gouvernement de Yayi Boni,
Vu que malgré l’implication de l’ex-médiateur de la République dans ce dossier, la situation des appelés du Smin est restée à l’étape embryonnaire ;
Vu que le gouvernement actuel prône la lutte contre la discrimination et l’injustice,
Vu que la plupart des appelés démobilisés ne remplissent plus conditions d’âge pour participer au concours d’entré dans la fonction publique,
Nous, collectif des appelés démobilisés du service militaire d’intérêt nationale du Bénin, exigeons :
La réinsertion sans condition et sans délai avec rappel de salaire et ceci avant tout autre concours.
Le paiement des primes de démobilisation et autres droits.
Le dédommagement sans délai des familles des victimes du Service militaire d’intérêt national.
L’audit de toutes les structures militaires et civiles qui sont intervenues dans l’organisation du service militaire d’intérêt national.
En tout état de cause, le gouvernement actuel sera tenu responsable des déconvenues qui en découleront de la non-prise en compte de non exigences, acr l’Etat est une continuité.
NB : Nous serons obligés de remplir à nouveau les rues dans les tous prochains jours, si rien n’est fait à notre endroit.

Fait à Cotonou, le lundi 8 août 2016

aCotonou

Commentaires

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1 COMMENTAIRE

  1. vivement qu’on nous expose le décret qui a permis leur formation et les engagements qui ont été prises,avant d’en commenter si non il serait trop facile d’exiger leur souhait au gouvernement

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