Retrait des gardes du corps des députés : Vers un bras de...

Retrait des gardes du corps des députés : Vers un bras de fer gouvernement – Parlement ?

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La plénière d’hier au Palais des gouverneurs consacrée à l’examen du projet de la loi-cadre sur l’aménagement du territoire, a permis au président Adrien Houngbédji de se prononcer sur la question du retrait des gardes du corps des députés. Vu les explications données par ce dernier sur ladite question, il va sans dire que cette décision du retrait des gardes du corps des parlementaires oppose désormais le gouvernement à l’Assemblée nationale.

La loi-cadre sur l’aménagement du territoire a été votée à l’unanimité des députés présents et représentés. Les députés qui ont vu dissiper leurs inquiétudes  après l’intervention du ministre du cadre de vie et du développement durable Didier José Tonato, ont tous donné leur accord pour que le Bénin dispose désormais d’une telle loi. C’est vers la fin de cette plénière que le député Jean-Marie Allagbé a soulevé la question du retrait des gardes du corps des parlementaires. Il a rappelé que par une correspondance en date du 23 mai 2016, le commandement militaire a demandé aux députés de libérer au plus tard le 31 mai 2016 les gardes du corps et les gardes domicile à  eux affectés. Ceci dans le respect des recommandations du Conseil des ministres du 28 avril 2016. Le député a demandé à l’Assemblée nationale ce qu’il fallait faire. Le président Adrien Houngbédji a montré qu’ils ne peuvent pas garder les agents en allant contre cette décision de leur commandement. Il a estimé toutefois que le Parlement est une institution particulière et que le gouvernement ne peut pas se lever de son propre chef pour prendre des décisions contre les avantages (sécurité, protocole, financier) que la plénière a accordés aux députés. « La plénière va statuer sur cette situation dans les prochains jours a-t-il ajouté. Pour ce dernier, plusieurs décisions relatives à l’utilisation du gyrophare, des motards et autres, ont été prises et à l’encontre des avantages des députés et il va falloir que la plénière se prononce pour ne plus voir fouler au sol les avantages relatifs au statut du député et accordés par la plénière. On va certainement vers un bras de fer. Ce sera pour la toute première fois, depuis l’installation du nouveau régime que les députés se prononceront ouvertement contre une décision prise par le nouveau gouvernement. Ceux-ci voudront défendre leurs intérêts dans les règles de l’ar. Et si le gouvernement opposait un refus systématique, qu’adviendrait-t-il ? Il s’annonce peut-êtredes jours chauds à l’Assemblée nationale.

Kola Paqui

Matin Libre

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2 COMMENTAIRES

  1. mais est_ce que les representants a l’assemblee nationale ne doivent pas etre securisé?et pourquoi on doit retirer les gardes corps? il faut que le gpuvernement du nouvau depart revoit celá .

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