Retard dans le respect du contrat d’acquisition de l’avion présidentiel:Le Bénin risque...

Retard dans le respect du contrat d’acquisition de l’avion présidentiel:Le Bénin risque gros devant le vendeur

0
PARTAGER

Loin de la polémique sur la visite ou l’inspection de l’avion présidentiel, un conflit latent adviendra entre le Bénin et le vendeur. Le risque est gros pour le Bénin de perdre ce joyau si les cadres n’exécutaient pas diligemment les clauses du contrat d’ici le 4 mai.

Le Bénin ne peut pas se prévaloir, pour l’heure, d’être propriétaire d’un avion présidentiel. Au demeurant, il pourrait se trouver dans un conflit juridique de violation de clauses de contrat. Dans une telle situation, le verdict, semble-t-il, est déjà connu. Le Bénin pourra perdre le procès et l’avion pourrait être rétrocédé à son propriétaire Sud-africain. L’exécution du contrat d’acquisition de l’aéronef semble souffrir de l’inconscience de certains cadres. En effet, les termes du contrat d’achat de cet appareil volant, obligent le Bénin à céder son vieux Boeing 727-200 au vendeur à 500.000 de dollars et une avance du même montant duquel faut déduire des 4 millions de dollars qui correspond à la valeur de cession du Boeing 727 Super 27. Le Bénin reste alors devoir 3 millions de dollars. Pendant que l’ancien président Yayi Boni était aux soins sanitaires en Afrique du Sud, la nouvelle de la violation des clauses contractuelles par le Bénin lui est parvenue. Il s’agissait du retard dans l’émission des ordres de transfert de fonds au vendeur. De retour à Cotonou, des instructions ont été données aux cadres du ministère des finances qui ont trompé la vigilance de tout le monde comme s’ils s’exécutaient. Car, après l’émission des ordres de transfert, les mêmes cadres ont intercepté les fonds au siège de la Banque centrale des Etats de l’Afrique de l’Ouest à Dakar. Or, le vendeur a ouvert à cet effet un compte séquestre sous surveillance d’un huissier résident aux Etats-Unis. Toute transaction sur le compte est très bien surveillée. Depuis le départ de Yayi Boni le 6 avril dernier, l’huissier n’a pas encore constaté le virement de fonds en provenance du Bénin. Le bras de fer est donc latent. Et le Bénin qui viole des dispositions contractuelles pourrait perdre le droit de propriété sur l’appareil. Il ne pourra non plus reprendre son vieil avion qui est déjà mis en pièces détachées sur l’un des aérogares de l’Afrique du sud. Le Bénin perdra aussi le premier acompte de 500.000 dollars. En définitive, le Bénin aurait perdu son ancien appareil, le demi-milliard de dollars, et sortira bredouille d’un éventuel procès judiciaire.

Caractéristique du TY25A

La polémique sur l’état technique de l’avion présidentiel continue de nourrir les discussions. La polémique est consécutive à la descente du ministre des infrastructures et des transports vendredi dernier. Se fondant sur les premières observations d’un cadre de l’agence nationale de l’aviation civile (Anac), Prudencio Béhanzin, le ministre Hervé Hèhomey a tiré des conclusions selon lesquelles, l’appareil aurait des défauts. Les gestionnaires de l’appareil que sont les militaires ne l’admettent point. Ces derniers ne s’accordent pas avec le ministre sur les termes utilisés après la visite de l’avion. D’abord, les militaires font savoir que l’avion est immatriculé TY25A qui relève de l’armée. Ils rapportent qu’un avion présidentiel militaire ne se gère pas par les civils, mais par les militaires. Le passage du ministre, pour les hommes en uniformes chargés de la sécurité du chef de l’Etat, est une simple visite et non une inspection. S’agissant de la plaque d’identification, son emplacement n’est pas dans la cabine. Elle se trouve rivée à la queue de l’oiseau de même que les boîtes et l’enregistreur vocal. Les pièces de l’avion se trouvent dans les mains des responsables de l’institution militaire. Il faut souligner que le nouvel avion fait partie des versions évoluées de Boeing. Il a été mis en location par Kopov qui l’avait commandé auprès Boeing. Après avoir été loué à un Libanais, à un prince saoudien et le président ivoirien, C’est un Sud-africain qui était le dernier utilisateur et qui l’a cédé au Bénin. En tout, l’appareil n’a parcouru que 12.642 heures de vol contre plus de 51.000 heures de vol pour l’ancien. Avant l’acquisition du Boeing 727 super 27, le Bénin a commis un cabinet international qui a inspecté l’appareil. Ledit cabinet a certifié que l’appareil jouit d’un état technique très satisfaisant et sa valeur financière dans cette transaction est acceptable. Le président Yayi Boni et son ancien ministre des transports, Gustave Dépo Sonon, appuyés de cadres militaires ont mis à la disposition du Bénin un avion de grande facture qui cadre avec les ambitions du pays.

Jean-Claude Kouagou

Actu Bénin

Commentaires

commentaires

Commentaires

commentaires

LAISSER UN COMMENTAIRE