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Résurrection du Haut Conseil de la République : L’appel de Juste Codjo pour le nouveau départ

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Les réformes politiques proposées par le nouveau chef de l’Etat dans son projet de société suscitent un vif intérêt de la part des universitaires. Juste Codjo, politologue, doctorant en sciences politiques au Kansas Stae University et expert en stratégie et relations internationales propose sur la base de travaux scientifiques présentés hier à la presse au Sun beach hôtel de Cotonou, la résurrection du Haut Conseil de la République.
Parti du postulat selon lequel l’élaboration d’un modèle de démocratie suppose la connaissance du fonctionnement des diverses institutions démocratiques et des conséquences qu’elles peuvent produire sur divers secteurs de la vie d’une société, Jules Codjo a posé son diagnostic. Il a noté, entre autres, sur la période post conférence nationale à nos jours, un abus de pouvoir par l’exécutif, la politisation de l’administration publique, la fragilisation des libertés publiques et individuelles, le marchandage politique accru, des risques d’insécurité élevés, le marasme économique… Il propose par conséquent trois réformes capitales dont, une liée au système partisan, une autre au pouvoir exécutif et la dernière à la restauration du Haut conseil de la République.
Devant un auditoire médusé, Jules Codjo a restitué point par point la synthèse de ses travaux. Il propose donc pour ce qui est de la réforme du système partisan, l’organisation d’élections législatives à deux tours. Dans ce cas de figure, ne sont éligibles au second tour que les partis ayant recueilli au moins un siège dans chacune des grandes régions. Toujours par rapport à ce point, l’universitaire suggère un financement public accordé uniquement aux partis siégeant au parlement et dans les conseils communaux. Pour ce qui est du pouvoir exécutif, le renouveau souhaité par Jules Codjo consiste en un changement de régime. A l’en croire, le Bénin a tout à gagner en passant d’un régime présidentiel à un régime parlementaire comme c’est le cas au Botswana.

Quid du Hcr ?
Le plat de résistance des propositions énumérées devant l’assistance réside en la restauration du Haut Conseil de la République qui aura pour vocation d’être à la fois une autorité morale et administrative. Composé de 7 membres apolitiques, âgés au moins de 70 ans chacun et siégeant à vie, cet organe aura pour missions de veiller à la paix et à la stabilité, à la préservation des valeurs cardinales propres au peuple béninois dans son ensemble et enfin au bon fonctionnement de l’administration publique. Chacun des membres doit être originaire de l’une des 7 entités géographiques ainsi définies : Nord-Ouest ; Nord-est ; Haut-Centre, Bas-Centre ; Sud-Ouest ; sud-Centre et Sud-Est.
A titre de prérogatives, le Hcr devrait approuver la nomination et la décision mettant fin aux fonctions des hauts responsables d’organes publics jugés stratégiques, à l’exception des postes d’élus ; opposer une objection au budget de l’Etat ; opposer au gouvernement une motion de non-lieu lorsqu’une activité donnée menacerait la pax et la stabilité du pays ; dissoudre le parlement en cas de crise socio-politique majeure. En outre, les 7 membres siégeront de droit au Conseil supérieur de la défense.
Jules Codjo espère par la mise en œuvre de ces réformes l’assainissement du processus de gouvernance avec en prime de meilleures chances de prospérité économique pour le Bénin.
Moïse DOSSOUMOU

aCotonou

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