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Réorganisation de la carte universitaire nationale : L’Un critique les choix de Talon

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Le vice-président de l’Union fait la Nation (Un) n’a pas mâché ses mots ce mardi. Face à la presse, il a dénoncé la gestion de l’enseignement supérieur sous le régime de Yayi Boni. «La politique des centres universitaires est une tentative d’assassinat de l’éducation nationale, de la jeunesse de notre pays et de l’Unité nationale », a en effet affirmé Antoine Idji Kolawolé. « Il est clair que le Bénin n’a pas les moyens d’une université ou même de centres universitaires dans chacun de nos douze départements, encore moins dans chacune de nos Communes », ajoutera-t-il d’un ton incisif. Selon lui, plutôt que de construire l’enseignement supérieur, la politique de l’ancien régime visait à transformer en ghetto les universités béninoises. Hier, le député de l’Un n’a pas ménagé non plus le gouvernement de la Rupture dont il reste pourtant un allié. « La décision du gouvernement actuel vise à rationnaliser la carte universitaire pour bâtir ou consolider plus efficacement l’Université d’Abomey-Calavi, l’Université thématique d’Abomey et une Université nationale d’Agriculture à Porto-Novo. Cette démarche du gouvernement a manqué un peu de pédagogie à notre avis », a-t-il lancé.« Comme un seul homme, Porto-Novo s’est levé contre cette décision, parce que Porto-Novo exige d’être enfin reconnu et traité comme la capitale qu’elle demeure constitutionnellement et qui mérite bien une université pluridisciplinaire et d’abriter l’ensemble des institutions républicaines. Comme un seul homme, Kétou s’est levé, appuyé par tout le département du Plateau , pour exiger le maintien de ce qui lui a été donné et qu’il considère comme un acquis irréversible…», poursuivra Antoine Idji Kolawolé.Il a rajouté une couche : «Personnellement, en tant que député de la Nationœuvrant au Parlement et dans le pays pour le succès de la Rupture, je demande au gouvernement d’avoir plus de pédagogie à l’exemple de ce que le Chef de l’Etat a fait dans le cadre de la mise en marche effective de la nouvelle carte de l’administration territoriale (…) J’exprime l’opinion que l’Université d’Agriculture est bien à sa placeà Kétou ». L’ancien président de l’Assemblée nationale a presque trouvé la même ligne de défense que le député Jean-Michel Abimbola, un transfuge des Forces cauris pour un Bénin émergent (Fcbe). Il espère d’ailleurs que l’atelier prévu par le gouvernement confirmera toutes les études préalables au choix de Kétou.L’Université d’Agriculture créée sous Yayi Boni doit donc être maintenue. La Rupture peut compter sur le soutien de l’Un. Toutefois, elle doit réorienter sa proposition. Sinon cette réforme est bien sensible et le gouvernement pourrait bien perdre des plumes.

A.S.

aCotonou

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