Réformes politiques et institutionnelles:La contribution de Zanou attendue

Réformes politiques et institutionnelles:La contribution de Zanou attendue

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La Commission des réformes politiques et institutionnelles travaille d’arrache-pied pour proposer au chef de l’Etat le fruit de ses réflexions. Les personnalités ou structures qui n’ont pas été représentées au sein de cette Commission lui versent leurs contributions. Celles de Célestine Zanou sont aussi attendues.

Célestine Zanou, l’une des femmes leaders du Bénin, ne saurait rester en marge du débat sur les réformes politiques et institutionnelles. Ses parcours professionnel et politique font d’elle l’une des femmes les plus expérimentées qui pouvaient faire partie de la Commission des réformes politiques et institutionnelles. Femme de caractère, l’ex-directrice de cabinet du président Mathieu Kérékou a su, dans l’exercice de cette mission, comment concilier les réalités politiques et techniques. En somme, elle est formatée pour apporter des réflexions appréciables à la Commission des réformes politiques et institutionnelles. Mais, là n’est peut-être pas l’endroit où les Béninois lui reconnaissent des compétences irréfutables. Lorsque le nom de Célestine Zanou est évoqué, il est relié à la Dynamique du changement pour un Bénin débout (Dcbd). En effet, Mme Zanou dirige depuis quelques années un groupe politique qui pense sérieusement qu’il faut une thérapie singulière pour réformer le système partisan. A ce titre, la surprise était grande que le nom de Célestine Zanou ne soit pas cité parmi les personnalités retenues pour siéger au sein de la Commission mise en place par le chef de l’Etat. Plusieurs autres personnalités ou partis politiques qui se penchent déjà sur les questions de réformes politiques et de l’amélioration de la gouvernance, et qui n’ont pas été appelées font leurs propositions à la Commission. En janvier 2015, la Dynamique du changement pour un Bénin débout de Célestine Zanou avait convié des personnalités à un partage d’expériences sur le système partisan. La présidente et les cadres de son parti ont déjà réfléchi longuement sur la question. Il suffit donc pour eux de faire part de leurs propositions à la Commission des réformes politiques et institutionnelles qui pourra en tenir compte. C’est vrai que la mise à l’écart de Célestine Zanou a suscité indignation dans certains milieux. Mais au nom de la Patrie, l’acte en vaut la peine comme l’ont déjà effectué le Parti social-démocrate (Psd) de Emmanuel Golou ainsi que l’Association des femmes juristes du Bénin de Marie-Elise Gbèdo. Alors, Célestine Zanou peut faire contre mauvaise fortune bon cœur en versant à la Commission les fruits de la réflexion de la Dcbd. La nation lui en sera reconnaissante.

Jean-Claude Kouagou

Actu Bénin

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