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Réformes politiques et institutionnelles au Bénin : L’He Léon Basile Ahossi révèle les goulots d’étranglement

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Dans une discussion à bâton rompu dans les couloirs de l’Hémicycle le jeudi 26 Mai 2016, le député de l’UN Léon Basile s’est prononcé sur la gestion du régime de la rupture. La question sur les réformes politiques et institutionnelles est celle sur laquelle ce dernier a focalisé son intervention en révélant les paramètres ignorés par le régime du nouveau départ et qui peuvent empêcher certaines de ces réformes.

Basile Léon Ahossi, député de l’UN et candidat malheureux à l’élection au poste du deuxième secrétaire parlementaire a tenu à expliquer que le candidat proposé par sa formation politique pour être challenger à l’Honorable Dakpè Sossou est le député Gbénonci. Malheureusement ce dernier traînait à déposer sa candidature, il a été obligé, avec la bénédiction de sa formation politique de faire le jeu et de déposer sa candidature, vue l’imminence de l’heure de la clôture du dépôt des dossiers. Malheureusement, il n’a pas été élu et pour lui, il ne s’agit pas d’une succession d’échec face au régime. Ce dernier a d’abord signalé que les rapports entre le régime en place et son groupe politique sont aux beaux fixes. Néanmoins, cela ne l’empêcherait pas de faire connaître ses points de vue lorsqu’ils sont contraires à celui du pouvoir en place. Pour l’Honorable Basile Léon Ahossi, le régime en place fait du beau travail mais il y a des questions sur lesquelles ce dernier s’interroge. L’une d’elles est la question sur le mandat unique annoncée dans les réformes politiques et institutionnelles. Basile Ahossi a révélé qu’une des décisions rendues par  la Cour constitutionnelle a barricadé le chemin à toute intention de toucher à ce point de la constitution. « Le mandat unique, au regard de la décision de la Cour constitutionnelle, je m’interroge sur comment cela va être abordé », s’est-il demandé. Pour lui, les décisions de la Cour sont sans recours et il pourra s’agir d’une violation des textes si le point sur les mandats venait à être révisé. Pour celui-ci, cette question du mandat unique ne pourra pas être réglée. « Cela va soulever du tapage au sein des députés. Moi, je ne suis pas d’accord par exemple. Ça va être la catastrophe si on commence par remettre en cause les décisions de la Cour. En tout cas en homme politique, on attend de voir », a-t-il ajouté.

Abordant aussi la question sur la nomination du président de la Cour suprême, le député Ahossi a fait savoir que si le président de la Cour suprême ne sera plus nommé par le gouvernement, il faut alors déconnecter la carrière des magistrats du ministère de la justice.

Kola PAQUI (BR Ouémé -Plateau)

Matin Libre

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