Réformes politiques et institutionnelles à l’ère du Nouveau départ : Quel sort...

Réformes politiques et institutionnelles à l’ère du Nouveau départ : Quel sort sera-t-il réservé au Cos-Lépi ?

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La survie du Conseil d’orientation de la Lépi (Cos-Lépi) préoccupe les membres de la Commission technique chargée des réformes institutionnelles et politiques installées par le Président Talon le 6 mai 2016. Selon des sources proches de cette Commission, les perspectives envisagées militent pour la disparition de cette structure dont les attributions seront confiées à la Commission électorale nationale autonome (Cena). Pour le moment, les discussions achoppent.
Dans le souci de définir le cadre organique de gestion du fichier électoral national et de l’établissement de la Liste électorale permanente informatisée (Lépi), il a été créé par les députés à l’Assemblée Nationale du Bénin une structure administrative, indépendante dénommée Conseil d’orientation et de supervision (Cos). C’est cette structure dotée de la personnalité juridique et de l’autonomie administrative et de gestion qui a conduit toutes les opérations ayant abouti à l’actualisation de la liste électorale permanente informatisée utilisée dans le cadre des élections législatives, communales, municipales et locales de 2015 puis des élections présidentielles de 2016. Cette structure née des cendres de la Cps (Commission politique de supervision de la Lépi) est aujourd’hui dans le collimateur des personnes qui ont été mandatées par le Président Patrice Talon pour faire des propositions dans le cadre des réformes politiques et institutionnelles nécessaires pour lancer le Bénin sur le chemin du développement.
Selon les informations qui nous sont parvenues, les discussions au sein de la Commission technique chargée des réformes institutionnelles et politiques qu’entend engager le Président Patrice Talon, ont aussi porté sur le sort qui sera réservé au Cos-Lépi. Faut-il supprimer ou maintenir le Cos-Lépi ? La question a suscité de la part des membres de la Commission technique des réformes institutionnelles et politiques des réactions diverses. Pour certains d’entre eux, cette structure chargée de gérer le fichier électoral a eu le temps de faire ses preuves et cela n’a pas été pour autant concluant. Ils souhaitent donc sa disparition et que ses attributions soient confiées à la Commission électorale nationale autonome (Cena). Cette position affichée par ces membres de la Commission Djogbénou est jugée suicidaire par d’autres membres de la même Commission. Selon eux, les difficultés connues par le Cos-Lépi pour jouir pleinement de son autonomie ne doivent pas justifier le procès qui lui est fait aujourd’hui. « Au lieu de chercher à tout supprimer, il vaut mieux donner à temps au Cos-Lépi les moyens qu’il lui faut pour mener à bien sa mission », ont préconisé les ardents défenseurs de la survie de cette structure prévue par la loi. Dans ce débat, beaucoup voient déjà les prémices d’une guerre ouverte entre le pouvoir Exécutif et le pouvoir Législatif. Ce n’est en effet pas évident que les députés qui se sont battus pour arracher le contrôle de l’établissement de la Liste électorale permanente informatisée se laissent faire aussi facilement.
Dans sa forme actuelle et au regard des dispositions légales qui le créent, le Cos-Lépi est une structure qui se met en place le 1er juillet de chaque année et cesse ses travaux le 31 janvier de l’année suivante. Elle est composée de 11 membres désignés comme suit : 05 députés de la majorité parlementaire, 04 députés de la minorité parlementaire, le Directeur général de l’Institut national de la statistique et de l’analyse économique (Insae) et enfin, le Directeur du Service national en charge de l’état civil. Après la dissolution de la Cps-Lépi, deux Cos-Lépi se sont déjà succédé. Le premier a été présidé par l’honorable Sacca Lafia. Le second qui a fini sa mission depuis le 31 janvier 2016 a été présidé par l’honorable Augustin Ahouanvoébla. C’est grâce à ce Cos-Lépi que beaucoup de Béninois qui résident à l’extérieur du territoire national ont pu être enrôlés et intégrés au fichier électoral national.

Affissou Anonrin

aCotonou

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