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Reddition de comptes à l’Assemblée nationale : Le 3e rapport d’activités de Me Adrien Houngbédji adopté

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Le président de l’Assemblée nationale, Me Adrien Houngbédji, a soumis à l’appréciation de ses collègues, son rapport d’activités pour la période allant du 1er avril au 30 septembre dernier. Cette présentation, la troisième du genre pour le compte de la 7e législature, qui s’inscrit dans le cadre de la reddition de comptes du président de l’Assemblée nationale, a été approuvée haut les mains par les députés présents et représentés.

3e coup réussi pour le président de l’Assemblée nationale, Me Adrien Houngbédji. En effet, il a vu son rapport d’activités pour la période allant du 1er avril au 30 septembre 2016 adopté à l’unanimité de ses collègues députés. A l’instar des deux précédentes présentations sous la 7e législature, celle du mardi 18 octobre à l’hémicycle est également passée comme une lettre à la poste.

Mais avant le vote, Me Adrien Houngbédji a reçu beaucoup de félicitations pour la qualité de ce 3e rapport qui fait le point des activités de l’Assemblée nationale au cours des six derniers mois, à savoir les activités parlementaires, l’administration et la gestion du Parlement, la coopération interparlementaire et les audiences du président de l’Assemblé nationale.

34 séances plénières

Selon Me Adrien Houngbédji, au cours de la période sous revue, l’Assemblée nationale a tenu 34 séances plénières dont 23 pendant la 1ère session ordinaire et 11 séances pendant les trois sessions extraordinaires qui ont écourté les vacances des députés. Au total, il y a eu 56 dossiers affectés aux commissions permanentes dont 31 ont été traités en commissions et étudiés en plénière. Sur ces 31 dossiers, 22 ont été adoptés en plénière et 9 n’ont pu être encore examinés, renseigne le président de l’Assemblée nationale. Les 34 séances plénières ont permis à la 7e législature d’adopter 12 lois et 12 autorisations de ratifications d’accords de financement s’élevant à plus de 153 milliards F CFA au profit du développement du Bénin.
Malheureusement, déplore le président Adrien Houngbédji, en matière du contrôle de l’action gouvernementale, rien n'a bougé. Le marquoir affiche un taux de 0%. Aucun dossier de questions au gouvernement n’a pu être abordé au cours de la période sous revue. Une situation due au temps de grâce que le Parlement a accordé aux ministres du gouvernement de Patrice Talon investi le 6 avril dernier. Ce temps de grâce a permis aux membres du gouvernement de s’installer et de s’imprégner correctement des différents dossiers objet de préoccupations de la Représentation nationale. Le président Adrien Houngbédji a annoncé que le temps de répit est révolu. Les ministres du gouvernement n’auront plus d’arguments à brandir pour ne pas répondre aux questions orales des députés.
Toute la journée entière du jeudi est désormais réservée pour l’exercice du contrôle de l’action gouvernementale jusqu’à épuisement du stock de questions garni de 30 questions orales avec débats, dix questions d’actualité et trois questions écrites. L’examen de ces différents dossiers constituera donc une priorité pour les députés au cours de la session budgétaire qui a démarré lundi 17 octobre dernier. Le président de l’Assemblée nationale, tout en remerciant les députés pour la qualité du travail réalisé au cours de la période de référence, n’a pas manqué d’inviter ses collègues à persévérer dans l’effort. « Nous devons au contraire continuer de travailler avec esprit de responsabilité et de tolérance. Je vous invite donc à perpétuer dans nos comportements, la ponctualité et l'assiduité à nos travaux afin de nous permettre de remplir notre mission dans l'intérêt supérieur de la Nation. Je vous renouvelle une fois encore mes sincères remerciements pour votre engagement en faveur de la réussite de notre mission et nous invite à redoubler d’ardeur », a indiqué Me Adrien Houngbédji.

Quelques interrogations

Les députés, toutes tendances politiques confondues, ont félicité le président de l’Assemblée nationale pour la présentation de son rapport qu’ils ont trouvé de bonne facture, digeste, limpide et sincère. Pour eux, ce rapport est révélateur de ce que les choses se passent relativement bien au Parlement. Le député Orden Alladatin a même souhaité que le leadership dont fait preuve le président Adrien Houngbédji, à travers une gestion participative et consensuelle au Parlement, puisse faire école dans les mairies qui ploient sous le poids des destitutions de maires souvent accusés de « gestion solitaire ». Plusieurs députés ont par ailleurs posé quelques préoccupations pour comprendre un certain nombre de situations à l’Assemblée nationale. Léon Basile Ahossi a voulu savoir par exemple le coût des motos acquises par le Parlement au profit de l’escorte des parlementaires. Il ne s’est pas arrêté là. Le député de l’Union fait la Nation s’est attardé aussi sur l’achat de rideaux pour certains services de l’administration parlementaire. De nombreuses autres questions ont été soulevées par des députés. Il s’agit par exemple du projet d’extension de la radio Hémicycle sur l’ensemble du territoire national prévue pour 2017, la nécessité de la relance des travaux du nouveau siège de l’Assemblée nationale, la question des arriérés liées aux quatre sessions extraordinaires demandées par le gouvernement et restées impayées jusque-là par l’Exécutif qui devrait normalement fait accompagner d’un chèque sa sollicitation et l’urgence pour le Parlement de donner le goût du numérique aux députés qui commencent par déborder des tonnes de paperasses parlementaires et administratives. Comme un serpent de mer, la question du contrat d’assurance maladie, d’assurance retraite et d’assurance pension complémentaire des députés a été posée par nombre d’intervenants. Lesquels ont recommandé au président de l’Assemblée nationale de revoir le contrat avec l’assureur qui semble les gruger. Le député Bida Nouhoum va plus loin, en proposant au président de l’Assemblée nationale de recruter un cabinet de courtage en assurance qui va assister le Parlement dans l’exécution du contrat d’assurance, à défaut de le suspendre ou de trouver un autre assureur plus correct. Le président Adrien Houngbédji a apporté des éléments de réponses aux différentes préoccupations. Relativement à la question portant sur le contrat d’assurance, il a annoncé qu’il sera mis en place incessamment un groupe de travail qui sera composé d’un député par groupe parlementaire en plus de la Questure, pour réfléchir et trouver des solutions à cette préoccupation qui revient à chaque présentation de son rapport d’activités.

Thibaud C. NAGNONHOU, A/R Ouémé-Plateau

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