Réconciliation Talon-Ajavon : Loin s’en faut

Réconciliation Talon-Ajavon : Loin s’en faut

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Dans sa parution du vendredi 18 novembre 2016, sous le titre : Réconciliation Talon-Ajavon : Soglo en mission difficile https://goo.gl/Cs1fAF, Matin Libre, votre journal avait déjà prédit que cette entreprise de réconciliation dans laquelle s’est engagé l’ancien président Nicéphore Soglo a du plomb dans l’aile eu égard à certaines déclarations tenues par le Chef de l’Etat Patrice Talon et son ministre de la Justice Joseph Djogbénou. Sur cette affaire de cocaïne retrouvée dans un container  de Comon Sa et pour laquelle le magnat de la volaille a passé 8 jours de garde à vue, soldée par une libération au bénéfice du doute, Patrice Talon a une position tranchée et son ministre de la Justice avait mis en garde contre toute tentative de médiation venant de quelque autorité religieuse, morale ou politique. Le fait que certaines presses, proches du pouvoir, aient titré que Ajavon démarche Soglo pour une réconciliation au lendemain de la visite de Sébastien Ajavon chez Nicéphore Soglo et Albert Tévoédjrè, est la preuve que du côté de la Rupture, une réconciliation n’est pas à l’ordre du jour. Il fallait donc tué très tôt dans l’œuf cette initiative du Président Nicéphore Soglo en l’attribuant à Sébastien Ajavon pour faire croire à l’opinion publique que c’est Ajavon qui veut d’une réconciliation certainement parce qu’il aurait quelque chose à se reprocher.  

On en était là quand lundi 21 novembre dernier, le Directeur général de la Douane Pierre-Claver Tossou sort une décision de suspension du terminal à container de la Société de courtage, de transit et de consignation (Socotrac). Une suspension qui ne vise en réalité que Comon Sa puisqu’elle fait référence aux conclusions du procès-verbal relatif à la découverte de 18kg de cocaïne dans un container de Comon Sa. Une affaire dans laquelle la justice a pourtant blanchi l’administrateur général de Socotrac, Sébastien Ajavon. C’est dire que pour l’administration douanière,Ajavon reste coupable de ce dont on l’accuse et que la décision de relaxation prononcée par le parquet de Cotonou ne saurait mettre fin aux tracasseries à l’encontre de l’homme d’affaires. Comment ne pas lire à travers cette suspension, qui  vient s’ajouter à la garde à vue puis le procès pour comparution immédiate, une volonté d’en découdre une fois pour toute avec un allié politique ?  Cette décision de la suspension du terminal à container de Socotrac ne vient-elle pas pour couper l’herbe sous le pied de Nicéphore Soglo, lui qui s’est engagé dans une tentative de réconciliation comme pour dire : « Pépé ton affaire de réconciliation-là, on n’en veut pas» ? De toute évidence, cette réconciliation n’est pas gagnée d’avance. La tâche sera de toute épreuve pour Nicéphore Soglo. S’il y a vraiment une main invisible qui travaille à opposer Patrice Talon et Sébastien Ajavon, chacun peut maintenant deviner de quel côté elle se situe.

B.H


Matin Libre

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