Ratification de deux accords de crédit pour le renforcement de l’enseignement supérieur

Ratification de deux accords de crédit pour le renforcement de l’enseignement supérieur

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La représentation nationale a validé avec amertume, deux accords de financement par rapport au développement et au renforcement de l’enseignement supérieur en République. Une effectivité après un débat sérieux entre le gouvernement représenté par le ministre en charge de l’enseignement supérieur et de la recherche scientifique et les parlementaires à deux doigts de rejeter les demandes d’accord de prêt en raison de leur opposition à la nouvelle carte universitaire objet de toutes les controverses. La nouvelle donne apparait comme une caution du Parlement qui accompagne le gouvernement dans sa logique de détournement des objectifs des fondements de l’avènement d’une carte universitaire même si avec fermeté, le président de l’institution a pu sauver le séminaire d’éclairage et de diagnostic pour l’avènement d’une carte consensuelle en lieu et place de celui d’explication proposé par le gouvernement à l’épreuve de la mise en œuvre de ses réformes.

Les députés dans une grande majorité ont eu la dent dure contre le gouvernement au sujet de la nouvelle carte universitaire. Les positions en la matière, ont été clairement affichés en plénière hier où deux demandes d’accord de crédit pour l’appui au développement de l’enseignement supérieur étaient en examen. Une opportunité de taille mise à contribution lors du débat général pour démontrer à l’exécutif les faiblesses de sa réforme par rapport à la carte universitaire. Elles portent sur le rattachement sans fondement selon eux, des centres universitaires du septentrion à l’université polytechnique d’Abomey, les raisons de la répartition des 22 centres universitaires en 04 universités et les sièges des nouveaux rectorats sans compter l’accord de principe des bailleurs par rapport à la carte à polémique. Les préoccupations des députés outre les aspects évoqués, concernent aussi la nature du séminaire à organiser pour éclairer la représentation nationale. Une insistance des élus totalement opposés à un séminaire d’explication mais plutôt à une rencontre d’exposé des points de vue pour parvenir très rapidement à une carte universitaire consensuelle après synthèse des échanges. Madame le ministre face à la détermination des députés, a expliqué que la nouvelle carte ne remet en cause les zones d’intervention du projet. Mais elle fausse selon certains députés les fondements des objets ayant conduit à la mobilisation des ressources auprès des partenaires. C’est pourquoi en grande majorité, ils estiment que la nouvelle carte cause assez de tord à Porto-Novo qui mérite une université pluridisciplinaire en tant que capitale et aux départements du nord du pays pratiquement pauvres en infrastructures publiques comme privées dans le domaine de l’enseignement supérieur. Des réalités qui ont étouffé l’élan de madame le ministre qui peine à séduire les parlementaires par ses faux arguments. Ceux indiquant que la nouvelle carte universitaire tient grandement compte des préoccupations de la jeunesse et des générations futures. Elle est pertinente à en croire ses dires et constitue pour les députés une approche immature. D’où le vote politique émis malgré leur désolation pour sauver le financement estimé à environ cent milliards.

Par Nicaise AZOMAHOU

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