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Rallonge du moratoire à l’Exécutif pour les questions orales à l’Assemblée : Eric Houndeté tacle le gouvernement

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Le premier Vice-président de l’Assemblée nationale, Eric Houndété, a taclé le gouvernement de la rupture, lors de la dernière plénière, jeudi 16 juin 2016.
« Nous sommes à l’ère du Nouveau départ et le gouvernement ne saurait indéfiniment rallonger le moratoire ; nous avons fermé les yeux sur notre règlement intérieur ; nous sommes à l’ère du Nouveau départ, et qui dit Nouveau départ, Rupture, doit dire ‘’respect des textes et de notre règlement intérieur », a rappelé le député Eric Houndété, 1er Vice-président de l’Assemblée nationale et président de séance, lors la plénière du jeudi 16 juin 2016.

Ce rappel fait par le Vice-président, depuis le perchoir sonne comme un pavé jeté dans la mare du gouvernement du président Patrice Talon, représenté à cette plénière par deux ministres. Inspiré par ses collègues qui ont déploré l’absence répétée des ministres aux séances de questions au gouvernement, le député Eric Houndété a voulu remonter les bretelles à l’Exécutif en avançant ses propos, qui, apparaissent non seulement comme ceux du président de séance, mais aussi comme ceux d’un opposant au gouvernement de la Rupture.

Analyse du discours

Primo, il dit : « Nous avons fermé les yeux sur notre règlement intérieur » : Par cette affirmation, Eric Houndété tire la sonnette d’alarme et accuse indirectement le Président de l’Assemblée nationale qui aurait toléré qu’il ne soit pas tenu rigueur au gouvernement dans la violation du Règlement de l’Assemblée nationale. Dans ses propos, il insiste sur les absences répétées des ministres avec ou sans autorisation aux séances de questions orales et écrites. Le président de séance estime qu’il faut condamner ce comportement et dit qu’il est en droit de le rappeler. Mieux, il était à un pas d’affirmer : « nous n’accordons plus d’autorisation et donc plus de moratoire ». Ainsi il se serait retrouvé dans la peau du président de l’Assemblée nationale. Secundo. Lorsqu’il commente en disant que : « Nous sommes à l’ère du Nouveau départ, et qui dit Nouveau départ, Rupture, doit dire ‘’respect des textes et de notre règlement intérieur », le député Eric Houndété cherche à produire un effet. En s’essayant à ce commentaire, très emballé, du haut du perchoir, le 1er vice-président, Eric Houndété, flèche le gouvernement de Patrice Talon et lui donne de leçons ; il veut surtout lui rappeler qu’il a promis aux Béninois qui l’ont élu à 65.39%, de rompre avec les pratiques, peu orthodoxes du régime défunt. Il n’est pas exagéré de dire que le député Eric Houndété a fait un lien rapide, avec l’actualité de ces derniers jours, relative au non respect de la décision de justice du Tpi de Porto-Novo à propos de la crise à la Fédération béninoise de football et le rallonge prolongé du moratoire sollicité par le gouvernement au Parlement, pour faire ce commentaire déconcertant pour la Rupture. Ce faisant, il s’est retrouvé dans sa posture d’opposant au régime en place. Même s’il ne le dit pas explicitement, cela transparait dans ses propos. C’est d’autant plus vrai, qu’après la victoire nette du candidat de la Rupture, le président Eric Houndété, qui s’est rétracté à la dernière minute lors de la présidentielle de 2016, n’a pas encore déclaré son soutien au président Patrice Talon, comme l’a fait avec beaucoup d’élégance, le président de l’Assemblée nationale, Me Adrien Houngbédji. Tout comme lui, Me Adrien Houngbédji a soutenu, le candidat de la continuité Lionel Zinsou contre celui de la Rupture ; mais avant la proclamation des résultats du second tour, ce dernier et son parti ont adressé leurs félicitations à Patrice Talon, sorti vainqueur du scrutin. Le député Eric Houndété, lui, ne l’a fait ni avant, ni après les résultats. En se refusant de se prononcer comme l’a fait Adrien Houngbédji, on peut se demander dans quel but fait-il de telles déclarations.

Martin Aïhonnou (Coll)

aCotonou

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3 COMMENTAIRES

  1. un bon reprétant du peuple n’est souvent pas pressé. il dit la vérité quand il y a lieu c’est qu’a fait l’he Houndété

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