Projets de loi sur les Universités d’Abomey et de Kétou : Les...

Projets de loi sur les Universités d’Abomey et de Kétou : Les députés donnent carte blanche au gouvernement

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Réunis en plénière, hier mardi 16 août 2016, les députés ont adopté les deux projets de loi à polémique relatifs au financement à la construction de l’Université polytechnique d’Abomey et la deuxième phase du projet de construction de l’Université d’Agriculture de Kétou.

Les députés ont adopté les deux lois qui étaient à l’ordre du jour de la plénière d’hier. D’une part, il y a la loi 2016-22 portant accord de prêt sous forme d’Ijara de la Bid d’un montant de 12,70 millions de $ Us, soit 6,985 milliards de FCfa environ relatif au financement du projet de construction de l’Université polytechnique d’Abomey et de la deuxième phase du projet de construction de l’Université d’Agriculture de Kétou. D’autre part, c’est la loi 2016-23 portant accord de prêt sous forme d’Istisna’a de la Bid d’un montant de 141,40 millions de $ Us, soit 79,20 milliards environ, relatif au financement du projet de construction de l’Université Polytechnique d’Abomey et de la deuxième phase du projet de construction de l’Université d’Agriculture de Kétou. Les deux textes ont été adoptés par les députés de la 7è législature, à l’exception de Jean-Michel Abimbola et Kousonda qui avaient des récriminations contre la carte universitaire qui retire les attributions d’université à Kétou. D’un montant d’environ 87 milliards FCfa, les deux accords de prêt ont failli connaître un échec au regard des positions tranchées qui se sont exprimées. Après la question préjudicielle de l’honorable Nourénou Atchadé, les deux commissions saisies au fond et sur avis, la commission des Finances et celle du Plan, sont allées harmoniser leurs points de vue, avant de revenir en plénière. A la reprise, les débats généraux se sont poursuivis. Selon les députés qui soutiennent la nouvelle carte universitaire, les arguments des opposants à cette réforme soutiennent la régionalisation de l’enseignement supérieur, alors qu’il faille travailler pour l’unité nationale. Prenant la parole, le ministre de l’Enseignement Supérieur et de la recherche scientifique Odile Atanasso, a remercié les députés pour leur intérêt pour les sujets de développement. Ensuite, pour rassurer les parlementaires qui s’opposent à la nouvelle carte universitaire, elle a pris, au nom du gouvernement, l’engagement d’organiser, sous peu, un atelier. Lequel sera conjointement organisé avec l’Assemblée nationale pour les besoins de consensus. En clôturant la session extraordinaire, le président de l’Assemblée nationale a rappelé que l’Institution parlementaire a permis au gouvernement de disposer d’une somme de 126 milliards 446 millions de francs Cfa, fruit des travaux de la 3è session extraordinaire.

Martin Aïhonnou (Coll)

aCotonou

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