Pressions et injonctions sur les institutions : Les gaffes de Yayi avant le...

Pressions et injonctions sur les institutions : Les gaffes de Yayi avant le départ

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Les résultats publiés par la Commission électorale nationale autonome (Céna) donnent du tournis au président de la République. Avant son départ le 6 avril prochain, l’actuel locataire de la Marina met la pression sur toutes les institutions pour les pousser à commettre des impairs et laisser au futur président un pays en déconfiture.

Toutes les institutions de la République sont sous la pression du chef de l’Etat Yayi Boni. Qu’elles soient constitutionnelles ou administratives, le président Yayi Boni dont les jours sont désormais comptés, persécute les premiers responsables de ces institutions. Ils sont régulièrement convoqués en Conseil des ministres, non pas pour donner des avis techniques sur des dossiers, mais pour subir la colère et la rage du chef traumatisé par les résultats issus des urnes à l’issue du scrutin du 6 mars 2016. Dans la foulée, un décret octroyant des émoluments aux directeurs et secrétaires généraux de ministères ainsi que leurs adjoints a été signé. Il accorde un rappel sur toute la décennie. Dans cette optique, toute la chaîne de cadres qui doit traiter le dossier est aussi sous pression en commençant par le directeur général du trésor et de la comptabilité publique. Le premier magistrat jette un regard malveillant sur la Céna dont le contrôle lui échappe. Il reste très attentif de ce que dira la Cour. Théodore Holo n’est pas à l’abri de cet acharnement au profit de Lionel Zinsou. Les directeurs généraux de société d’Etat ne sont pas épargnés. Certains se sont résolus à ne plus décrocher les appels provenant de la présidence de la République. Par ailleurs, dans le cadre de l’adjudication d’une société pour administrer le centre de gestion du trafic des télécommunications, des injonctions ont été données par le conseil des ministres du 25 février 2016, pour signer un contrat en violation de la législation en vigueur. Tant de gaffes en fin de régime. Le président Yayi Boni est malheureusement décidé à affaiblir la République avant son départ. Les autorités religieuses et leurs fidèles doivent se mettre en prière pour exorciser le mal qui guette le pays.

Jean-Claude Kouagou

Actu Bénin

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