Présidentielle de mars 2016:L’ultime sacrifice pour contrer les velléités de fraudes

Présidentielle de mars 2016:L’ultime sacrifice pour contrer les velléités de fraudes

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Les électeurs ont la crainte d’être volés après leur vote pour le compte de la présidentielle de 2016.Seulement pour ne pas se faire voler la victoire, les électeurs doivent sacrifier leur sommeil dans la nuit du 6 au 7 mars dans les arrondissements ou au lieu de la compilation des résultats.

Nuit sans sommeil pour sécuriser le vote. Tel doit être le leitmotiv des électeurs le jour du scrutin. Les signaux affichent clairement que le candidat de l’alliance républicaine n’a pas des chances d’être au second tour. Et le professeur Albert Tévoédjrè avait déjà averti qu’il y aura une surprise le jour du vote. Les candidats de la rupture devront conjuguer leurs efforts pour constituer et rendre opérationnelles des brigades antifraudes, de même qu’ils devront les équiper de téléphones Androïd munis de powers bank (accumulateurs d’énergie pour recharger les batteries de téléphone) pour la diffusion de toute information visant à discréditer le vote et surtout pour la publication des résultats centralisés dans chaque arrondissement. Car le Code électoral prévoit à l’article 103, une première centralisation des résultats par les coordonnateurs d’arrondissement. Mais, la même attention doit être observée depuis les postes de vote. Il est recommandé par le Code électoral que les représentants de la majorité et de la minorité parlementaires puissent accompagner le transfert des plis des postes de vote vers les arrondissements. La moindre défaillance de la part des représentants des candidats de la rupture dans cette veille citoyenne sera énormément préjudiciable pour le peuple. En effet, si le scrutin se déroule sans anicroche, la probabilité que le candidat Lionel Zinsou arrive au second tour est très faible. Car, de toute évidence, ni le pouvoir de l’argent, ni l’assemblage de logos de la Renaissance du Bénin (Rb), du Parti du renouveau démocratique (Prd) et des Forces cauris pour un Bénin émergent (Fcbe) n’émoussent l’ardeur et la détermination des électeurs à faire échec au choix du président Yayi Boni.

Lionel Zinsou sur le carreau

Les deux semaines de campagne électorale ne suffiront pas au candidat Lionel Zinsou de se faire admettre par ses compatriotes comme étant des siens pour briguer la magistrature suprême. Dans le bas peuple, le débat qui se mène lui est très défavorable. Ce débat débouche sur une question capitale : comment le président Yayi Boni, après dix ans de pouvoir, peut-il imposer aux Béninois un candidat qui s’est révélé à eux seulement à six mois de la tenue du scrutin ? En désespoir de cause, ils n’ont plus qu’une seule solution. Celle du vote-sanction. Dans ce cadre, tous les électeurs tiennent à retirer leurs cartes afin de traduire en acte, le jour du scrutin, leur colère contre le président sortant Yayi Boni. Dès lors, le quatuor qui, sûrement, devra se dégager au premier tour dans le désordre est Patrice Talon, Abdoulaye Bio-Tchané, Pascal Irénée Koupaki et Sébastien Germain Ajavon. Et cela peut bien se justifier. Car, les quatre candidats occupent véritablement le terrain à travers une campagne méticuleuse. A l’opposé, Lionel Zinsou passe le clair de son temps à tenir un discours qui tend d’abord à le faire accepter de ses compatriotes. C’est bien plus tard qu’il se décide à présenter son projet de société. Logiquement un tel fossé ne peut garantir qu’échec à Lionel Zinsou. Cependant, il faut attirer l’attention des institutions impliquées dans la gestion des élections et dans la proclamation des résultats sur le fait que la paix dépendra de leur conduite. Ainsi donc, pour la paix, il faudra éviter de tronquer les résultats au profit de Lionel Zinsou en proclamant les résultats issus des urnes.

Jean-Claude Kouagou

Le salut à travers l’article 103 du Code électoral

Les plis scellés sont immédiatement acheminés au chef-lieu de l’arrondissement pour être remis entre les mains du coordonnateur d’arrondissement par le président du poste de vote accompagné de ses assesseurs et des représentants de la majorité et de la minorité parlementaires.
Le coordonnateur d’arrondissement fait une première centralisation de tous les plis scellés en présence des présidents des postes de vote, des représentants de la majorité et de la minorité parlementaires, des représentants des candidats, de listes de candidats ou de partis politiques ou alliances de partis politiques.
Cette centralisation est constatée par un procès-verbal signé du coordonnateur d’arrondissement et de tous les présidents des postes de vote de l’arrondissement.

Tous les plis destinés au coordonnateur d’arrondissement sont alors ouverts sous le contrôle de ce dernier. Les résultats de tous les postes de vote, centre de vote par centre de vote sont compilés pour obtenir les résultats par village ou quartier de ville et les résultats de tous les villages ou quartiers de ville de l’arrondissement et enfin tous les résultats de l’arrondissement. Un procès-verbal est dressé des résultats obtenus dans chaque village ou quartier de ville et dans tout l’arrondissement.

Le procès-verbal des résultats du village ou quartier de ville ainsi que le procès-verbal des résultats de tout l’arrondissement sont signés par le coordonnateur de l’arrondissement, les présidents des postes de vote et les représentants de la majorité et de la minorité parlementaires ainsi que les représentants des partis politiques.
L’absence de signature doit être motivée.
Les procès-verbaux de centralisation ainsi que les procès-verbaux de compilation sont établis en cinq (05) exemplaires. Les procès-verbaux mis sous plis sont scellés à la cire.
- Un pli scellé est destiné à la Commission électorale nationale autonome (Céna) ;
- Un pli scellé est destiné à la Cour Constitutionnelle ou à la Cour suprême selon le type d’élection ;
- Un procès-verbal est remis au représentant de la majorité parlementaire ;
- Un procès-verbal est remis au représentant de la minorité parlementaire ;
- le dernier procès-verbal est détenu par le coordonnateur d’arrondissement qui en délivre copie au siège de la Commission électorale nationale autonome (Céna) à tout demandeur.

Chaque coordonnateur d’arrondissement procède à la mise en cantine des plis scellés destinés respectivement à la Cour Constitutionnelle ou la Cour suprême et à la Commission électorale nationale autonome (Céna) auxquels est joint chaque fois un procès-verbal de constatation.
Ces cantines sont identifiées par arrondissement et sécurisées au moyen de cadenas de sûreté et acheminées la nuit même du jour du scrutin par les voies légales, les plus sûres et les plus rapides, à la Commission électorale nationale autonome (Céna).

Le choix des moyens de transport relève de la compétence exclusive de la Commission électorale nationale autonome (Céna). Dans tous les cas, les plis scellés ne peuvent être transportés sans qu’ils soient accompagnés, dans le même moyen de transport, du coordonnateur d’arrondissement.
En tout état de cause, la centralisation des cantines et des plis scellés doit être terminée au niveau de la Commission électorale nationale autonome (Céna), vingt-quatre (24) heures, au maximum, après le jour du scrutin.
Tout responsable de transmission tardive de cantines ou de plis scellés est passible de la peine prévue à l’article 144 alinéa 2 du présent code. Toute transmission hors délai de cantines ou de plis scellés doit être dénoncée dans les soixante-douze (72) heures qui suivent la transmission tardive aux procureurs de la République compétents par le président de la Commission électorale nationale autonome (Céna).

La non-dénonciation de la transmission tardive rend le président de la Commission électorale nationale autonome (Céna) passible de la même peine.
Les deux (02) autres plis scellés sont envoyés à leur destinataire par la Commission électorale nationale autonome (Céna).

Actu Bénin

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