Présidentielle de 2016 : Un scrutin qui défie déjà les lois de...

Présidentielle de 2016 : Un scrutin qui défie déjà les lois de la République

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L’élection présidentielle du 6 mars 2016 sera l’élection de toutes les surprises. Elle sera aussi le scrutin de toutes les hypocrisies. Déjà, elle défie toutes les lois de la République, le Code électoral en premier. En dehors de ceux qui utilisent les moyens de l’Etat et qui portent entorse consciemment aux dispositions de l’article 63 du code électoral, il y a ceux qui de façon malicieuse utilisent les failles de la loi électorale. Des tee-shirts et casquettes aux couleurs bien caractéristiques de tel ou tel candidat sont en ce moment distribués à des militants qui les portent pour assister sans vergogne à des meetings. La vague bleue dévaste tout sur son terrain. La vague jaune fait autant. La vague orange a pris le relai hier quelque part à Cotonou. Les autres couleurs se préparent, casquettes et tee-shirts au point. Le plus grave est que des candidats continuent de donner de l’argent aux électeurs. A la fin des meetings, il n’est pas en effet rare de voir des listes d’émargement circuler. Lorsque tout se passe bien, chacun rentre chez lui le sourire aux lèvres. Mais lorsque le gourou décide de garder seul ce qu’a délaissé le généreux candidat, la bagarre s’installe et tout dégénère en pugilat. Aucun camp n’a malheureusement le monopole de ces pratiques. Tout le monde est concerné. Et ceci, sans exception. Dans cette affaire, les structures mises en place pour prévenir les dérives ne pourront rien. D’ailleurs ! La Cour Constitutionnelle nous a habitués à une phrase célèbre : « les irrégularités constatées ne sont pas de nature à entacher l’irrégularité du scrutin ». Cette phrase reviendra. Et ainsi, les pauvres candidats qui ont grillé leurs pauvres sous n’auront que leurs yeux pour verser des larmes de crocodiles. De son côté, la Cour Suprême qui a pour mission d’auditer les comptes de campagnes des candidats ne pourra pas non plus nous dire la vérité. Dans le code électoral, il est dit que chaque candidat à la présidentielle ne doit pas dépasser le plafond de 2.500.000.000 F Cfa. A l’allure où vont les choses, bien de candidats dépasseront ce quota fixé et la Cour Suprême n’aura malheureusement pas les moyens vérifier les preuves qui lui seront administrées. La loi restera la loi et les réalités du terrain, ce qu’elles sont.

Affissou Anonrin

aCotonou

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