Présidentielle au Bénin : Nécessité de dissuader les candidatures fantaisistes

Présidentielle au Bénin : Nécessité de dissuader les candidatures fantaisistes

0
PARTAGER

Les candidatures farfelues sont à écarter de la course à la Marina. Les prétendants figurants ont investi le jeu politique et le travestissent. Et il y a lieu de les décourager à travers des réformes.

La présidentielle au Bénin est souvent une occasion pour certains individus de s’afficher. Des inconnus sur l’échiquier politique et qui n’ont jamais réussi à se faire élire à des postes électifs se font découvrir à cette occasion. Les dernières échéances et celle en cours ont enregistré plusieurs candidatures fantaisistes. Certains viennent grossir le rang des présidentiables pour leur propre plaisir. Or, la majorité de ces candidats mystificateurs restent des débiteurs insolvables. Quelques-uns, plutôt fortunés, font acte de candidature pour étaler leurs richesses et leur arrogance ou encore insolence. Sur les trente-trois (33) candidats en course pour la présidentielle de 2016, la bataille se jouera fondamentalement entre cinq (05) favoris. Au moins vingt-huit (28) prétendants devraient faire piètre figure. Ils gonfleront inutilement le bulletin unique et feront gaspiller des documents électoraux à la Commission électorale nationale autonome (Cena). Il va falloir arrêter le spectacle. Il faut mettre fin au cirque et assainir le paysage politique national. Il est en effet important de restaurer la fonction présidentielle en révisant les textes organisant l’élection du locataire du palais de la Marina. Entre autres propositions, le législateur pourrait donner compétence à la Cour constitutionnelle pour qu’elle ajourne désormais les candidats qui n’auraient pas obtenu un pourcentage donné au cours d’une présidentielle. On peut s’inspirer des textes de la Direction de l’office du baccalauréat (Dob) selon lesquels tout candidat n’ayant pu réunir au moins 5 sur 20 à un examen est ajourné. Il est exclu, au Bénin, de tout examen de Bac pendant 5 ans. Pour la présidentielle, le candidat déclaré ajourné au cours d’un scrutin pourrait être interdit de prendre part à l’élection suivante. Il pourrait remobiliser sa base afin d’améliorer sa cote de popularité. La proposition pourrait être étudiée. De toutes les façons, le système électoral mérite un grand coup de balai. Il est nécessaire d’éliminer de la scène politique nationale les candidatures farfelues afin d’instaurer la bataille des idées autour des hommes capables de faire rêver et capables de porter la fonction présidentielle. Il faut bien que l’élection présidentielle repose au Bénin un jour sur les idées et l’incarnation.

Mike MAHOUNA

Matin Libre

Commentaires

commentaires

Commentaires

commentaires

LAISSER UN COMMENTAIRE