Présidence de la République du Bénin:Les dossiers sensibles qui attendent Talon

Présidence de la République du Bénin:Les dossiers sensibles qui attendent Talon

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Patrice Talon, une fois installé dans ses fonctions de Président de la République le 6 avril 2016, devra se pencher inévitablement sur certains dossiers importants de la République. Il est attendu par le peuple béninois qui a soif de voir l’aboutissement de ces dossiers qui traînent depuis des années. Il s’agit notamment de….

Icc-services ; Programme pluriannuel d’appui au secteur de l’eau et de l’assainissement (PpeaII) ; Construction du nouveau siège de l’Assemblée nationale ; construction des logements sociaux dans certaines communes du Bénin ; découverte de pétrole en haute mer etc…. Ce sont là quelques principaux dossiers d’Etat dont la gestion n’a pas été claire sous le régime défunt. Il y en a plus nombreux ; mais ceux-ci ont beaucoup plus retenu l’attention des populations. Et le candidat du pouvoir sortant a échoué. On peut, sans doute, dire que c’est une sanction infligée au régime de la Refondation pour son incapacité à vider lesdits dossiers.

L’affaire Icc-services a touché la vie quotidienne de beaucoup de Béninois. Non seulement des gens y ont perdu toute leur fortune ; mais il y en a, à qui on est venu arracher des maisons, des véhicules et autres biens, sous prétexte qu’on veut les vendre pour rembourser les ayant-droits. Cette affaire qui a fait perdre plus d’une centaine de milliards de FCfa aux victimes continue d’avoir des conséquences néfastes sur certains et en aucun cas, on ne peut la classer sans suite. Même si l’on ne peut plus aujourd’hui rembourser les épargnants, le nouveau régime doit tout de même aider le peuple béninois à retrouver là où sont passés les fonds issus de la vente des biens saisis dans le cadre de ce dossier. Yayi Boni s’en va ; mais Sévérine Lawson, Agent Judiciaire du trésor est encore là pour dire là où se trouvent les milliards de FCfa issus des ventes qu’elle a opérées.

C’est peut–être difficile. Mais Patrice Talon se doit d’agir pour mettre au clair cette affaire. Il ne s’agira pas d’une quelconque chasse aux sorcières. Mais plutôt d’un devoir du nouveau régime et en même temps la satisfaction de la volonté populaire. On ne peut pas se montrer incapable de situer entièrement les responsabilités dans cette affaire et priver l’opinion publique de l’information. Si les fonds issus des ventes sont encore disponibles, le régime entrant se doit de travailler pour le faire savoir et définir en même temps, ce à quoi cela va servir.
Au sujet du dossier Ppea II qui a engendré le détournement d’environ trois milliards de FCfa, les coupables sont déjà connus. Il y en a qui ont fui le pays, a-t-on dit (bien qu’ils circulent dans la ville de Cotonou) et d’autres à l’Assemblée nationale. Ici, on a les noms des coupables et le montant du vol. Il reste simplement que le régime Talon rompt avec l’impunité et fasse sanctionner qui de droit, quelque soit son titre. C’est vrai qu’il sera difficile de retrouver les fonds. Mais si la police et la gendarmerie coopèrent, elles pourront aider à interpeller les mis en cause. Les sanctions administratives devront être effectivement exécutées contre ceux qui avaient été reconnus coupables. Ce que le peuple a toujours voulu dans cette affaire, est qu’on sanctionne les auteurs de cet acte qui a terni l’image du Bénin à l’étranger et a privé des millions de familles d’eau potable.
Pour ce qui est de la construction du nouveau siège de l’Assemblée nationale, le peuple veut voir le nouveau président frapper tous ceux qui sont impliqués dans la dilapidation de plus de 14 milliards de FCfa dans cette affaire. Tous les entrepreneurs, même ceux qui sont à l’Assemblée nationale, doivent répondre et justifier les milliards de FCfa encaissés dans le cadre de ce chantier, mais dont les travaux n’ont jamais été exécutés. Il en est de même pour les entrepreneurs qui se sont pourtant investis pour le succès de ce chantier mais dont l’élan a été freiné par la gourmandise de certains ministres à l’époque. Patrice Talon doit aller fouiller et voir ceux qui étaient à l’origine du blocage de ce chantier et la gestion qui en est suivie. Pendant ce temps, des réformes doivent être opérées pour achever les travaux de ce chantier.

Les nombreux chantiers de construction des logements sociaux attendent d’être achevés. Que ce soit à Parakou ou à Lokossa, nul ne sait là où sont passés les fonds prévus pour la réalisation de ces projets. Et puisqu’il s’agit maintenant de prendre un Nouveau départ, le leader de la Rupture se devra d’aider le peuple à y voir clair.
Les Béninois veulent aussi savoir ce qui se passe pour que plus 90 millions de barils de pétrole découverts en haute mer sous le régime ne sortent pas encore.

Attention aux soutiens politiques !

L’un des freins à la lutte contre l’impunité au sein de l’appareil étatique, c’est en réalité le partenariat politique. Il est souvent difficile de frapper un partenaire politique lorsqu’il commet des erreurs de gestion. Patrice Talon doit faire attention à ses soutiens qui frappent à sa porte. C’est vrai qu’il en a besoin. Et c’est aussi vrai qu’il n’est pas là pour la chasse aux sorcières. Mais dans la gestion du pouvoir, il pourrait avoir des cadres aux mains impures. La gestion des dossiers cités plus haut pourrait amener à sanctionner des gens qui, peut-être seront des soutiens politiques du Chef de l’Etat.

On se rappelle de comment Yayi Boni a eu du mal à sévir avec ses partenaires politiques qui ont servi à ses côtés et qui ont eu leurs mains trempées dans des dossiers de malversations financières. On peut citer les cas Noudégbessi (suspendu pour quelque temps du Gouvernement) dans le dossier Cen-Sad ; Barthélemy Kassa dans l’affaire PPea II ; Joseph Ahahanzo-Glèlè dans le dossier de construction du nouveau siège du parlement. Ils ont été tous des partenaires politiques de Yayi qui n’a pu les sanctionner à l’époque.
Patrice Talon a été appelé par le peuple béninois pour un travail d’assainissement. Et comme il a d’ailleurs dit qu’il ne fera qu’un seul mandat, il ne doit pas avoir peur de frapper fort lorsque le besoin se fera sentir. Mais, il doit se méfier des soutiens…

FF


 

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