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Préservation de la paix et de l’unité nationale : l’appel pressant de Boni Yayi aux Béninois

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En déplacement ce samedi 12 mars dans la ville de Bohicon où il a visité le chantier du stade qui a reçu du gazon synthétique, le Chef de l’Etat s’est une fois encore adressé au peuple béninois et surtout à la jeunesse. C’est un appel à la vigilance et à un choix judicieux pour la consolidation des acquis démocratiques et la laïcité de l’Etat.

Le Président de la République, Boni Yayi, est toujours préoccupé par la préservation des acquis démocratiques en l’occurrence la paix, la cohésion sociale et l’unité nationale. Il ne rate aucune occasion pour attirer l’attention des Béninois sur la nécessité de les préserver pour un Bénin nouveau et mieux gouverné. Ce qui inquiète désormais le Chef de l’Etat est la survie de la laïcité de l’Etat. Pour lui, la chair Dieu ne peut pas diriger ce pays, le Bénin et aucune religion ne peut se dire au dessus des autres religions. «Notre pays est un et indivisible. C’est un don de Dieu. Nous avons un seul père, le père Céleste. La chair ne peut pas être Dieu. Je suis venu vous le dire en qualité de garant de l’ordre public», a-t-il souligné avant d’ajouter qu’il ne faut pas que les Béninois attirent la colère de Dieu sur le pays en faisant un mauvais choix. Le souci du Chef de l’Etat est que le Bénin puisse continuer à vivre dans la prospérité. Ce qui se passe inéluctablement par la paix, la stabilité politique, la sécurité et l’unité nationale. A en croire ses propos, les réformes engagées durant ces dernières années doivent être poursuivies au-delà du 06 avril 2016. D’où la nécessité pour le peuple béninois d’opérer un choix judicieux qui répond à ses aspirations et qui ne remettrait pas en cause les acquis du régime finissant puisque l’Etat est une continuité. Il n’a pas manqué de se prononcer sur la coalition de la rupture dont la grande majorité des membres qui la composent sont ses anciens partisans. A ce niveau, le Chef de l’Etat Boni Yayi dit être pour la rupture qui prône la bonne gouvernance et la pérennisation des acquis démocratiques mais contre pour la rupture qui tourne dos à la meilleure gouvernance, à la morale, à l’éthique, au développement équilibré, à l’unité nationale et surtout qui reconnait la chair comme Dieu. Ce type de rupture est un poison pour le Bénin dira le Président de la République qui invite tout le monde à œuvrer pour la bonne marche du processus électoral en cours depuis peu.

Message de paix du Président de la République

«J’ai travaillé tout le temps pour que tout le peuple béninois tutoie le bien être, mais hélas tout n’a pas été parfait, je le reconnais. Je le reconnais et pour ça je vous demande pardon.
Seulement, il est de ma responsabilité de vous prévenir du danger qui nous guette tous, le danger qui guette notre chère patrie.
Cette coalition dite de rupture qui ne vient que pour rompre la cohésion nationale. Je le dis parce que je les connais tous. Je dis bien que je les connais tous puisqu’ils ont été tous mes collaborateurs ou partenaires. Qui ministres, qui premier ministre, qui opérateur économique. Je les connais tous. Je suis donc mieux placé pour vous parler d’eux. Tout ce que vous me reprochez aujourd’hui pour lequel j’ai l’humilité de vous demander pardon, ils en ont été les vrais acteurs. C’est d’ailleurs pour ça que j’ai dû me séparer d’eux.

Le principal acteur aujourd’hui ment sur mon compte en disant que je lui ai parlé de révision de la constitution aux fins de rester au pouvoir. Dieu m’est témoin. Jamais il n’a été question de cela. Mon unique péché aura été de lui retirer le biberon PVI de la bouche. Un biberon qui par erreur je lui ai remis avant de me rendre compte que lui seul allait y tirer 400 milliards pendant que le peuple souffre. Voilà toute la vérité.

Aujourd’hui, pour assouvir leur vengeance, ils ont été capables de s’associer à l’antéchrist pour désintégrer ce pays. Je le dis parce que tout le monde sait que le Seul Vrai DIEU est au ciel. Même notre patriarche Moise n’a pu le voir. DIEU est ESPRIT et non chair. Mais la soif effrénée du pouvoir de vengeance les amène aujourd’hui à s’allier avec l’antéchrist pour attirer la colère de DIEU sur notre pays. Mon cœur saigne pour ce pays.
Je vous demande d’ouvrir les yeux. Je vous demande de vous rappeler des dix années que nous venons de passer ensemble et de qui étaient mes collaborateurs. Rappelez-vous des raisons pour lesquelles je me suis séparé d’eux tous.

La paix, la paix, la paix, il nous faut la préserver à tout prix et ça c’est votre travail. Je compte sur vous tous pour conserver les acquis de notre démocratie.

Je vous laisse à présent le Bénin, un Bénin que je veux Gagnant. Je vous aime.

Que DIEU le Père Céleste vous bénisse tous et bénisse le Bénin.»

Benn MICHODIGNI

aCotonou

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