Premiers mois de gouvernance du régime du Nouveau Départ : 100 jours...

Premiers mois de gouvernance du régime du Nouveau Départ : 100 jours de Talon : de l’audace et de la méthode

0
PARTAGER

Elu le 20 mars 2016 président de la République du Bénin, Patrice Athanase Guillaume Talon a prêté serment le 6 avril. Le même jour de sa prise de fonction, le Chef de l’Etat a nommé les ministres de son premier gouvernement. Depuis, les 21 ministres et le «chef d’orchestre» comme l’a dit le Garde des sceaux, se sont mis à la tâche. Des cent premiers jours de gestion, on retient particulièrement que le régime du Nouveau Départ a commencé par «nettoyer la maison» et à jeter les bases du développement du pays et de la vitalité de la démocratie béninoise. Tout ceci avec de l’audace et de la méthode.

Deux grandes décisions marquent les trois mois de gouvernance du régime du Nouveau Départ. Il s’agit de la question du découpage territorial avec la fixation des chefs-lieux des départements suivie des nominations des douze nouveaux préfets et, l’annulation des concours dits frauduleux organisés par le régime de Boni Yayi en 2015. Des décisions prises, respectivement lors des conseils des ministres du 22 juin et du 7 juillet 2016. Des sujets brûlants que le Chef de l’Etat et son gouvernement ont su gérer avec méthode. D’abord, la fixation des chefs-lieux des départements. Un dossier qui se trouvait sur la table des précédents Chefs de l’Etat, de Mathieu Kérékou à Boni Yayi. Donc de 1996 à 2016. Vingt (20) ans de fuite en avant de ces présidents que Talon a eu l’audace de vider. Et il y a mis de la méthode et le respect dus aux populations qui se disputent certains chefs-lieux de départements. En effet, avant le conseil des ministres du 22 juin, Talon s’est personnellement porté vers les populations de Ouidah et de Savalou qui voulaient du chef-lieu de leur département. Il est allé leur annoncer que ces communes ne pourront abriter ces chefs-lieux. C’est vrai que la décision n’a pas plu à tout le monde. Mais l’essentiel est que malgré toutes ces oppositions, Talon a pris sa décision. Il a choisi Dassa comme chef-lieu du département des Collines, au grand dam des Savalois, et Allada comme chef-lieu de l’Atlantique, au détriment de sa ville de Ouidah. Une décision que ces prédécesseurs n’ont pu prendre, certainement à cause des calculs politiciens. Mais, c’est désormais une affaire classée. Les Béninois, dans leur grande majorité, ont bien accueilli cette décision.

C’était la grosse

patate chaude

Talon et son gouvernement étaient aussi très attendus sur le sort des concours dits frauduleux organisés en 2015 par le régime du changement. Et la question a rapidement préoccupé le régime du Nouveau Départ. Elle a été débattue dans les premiers conseils des ministres. Ce qui a amené le gouvernement à mettre en place une commission chargée de faire la lumière sur les conditions d’organisation de ces concours et, situer les responsabilités. Après avoir reçu le rapport de ladite commission, le gouvernement, lors du conseil des ministres du 7 juillet dernier, a annulé tous les concours de recrutement de 2015. Depuis, l’Exécutif empile les félicitations de partout. «(…) Aussi, l’Ong Alcrer encourage-t-elle le régime de la rupture à poursuivre sans faille sur cette lancée…», se réjouit le président de l’organisation non gouvernementale, Martin Assogba, à travers un communiqué de presse.

Allez plus loin

Cependant, le gouvernement ne doit pas s’arrêter à la fixation des chefs-lieux de départements. Maintenant, il faut que les chefs-lieux soient des administrations réelles. Il n’y aussi pas que l’annulation des concours dits frauduleux pour soulager les Béninois. Ce n’est qu’un pas. L’autre pas, pour une fois, il faut qu’on sente des sanctions. Tous ceux qui sont impliqués dans les fraudes révélées doivent subir la rigueur de la loi. Que les responsabilités soient bien situées le plus rapidement possible afin que les sanctions tombent. C’est aussi la prochaine grande attente des populations concernant ces concours.

D’autres grandes

décisions et actions

Comment passer sous silence les toutes premières décisions prises par le gouvernement du Nouveau Départ concernant la réduction du train de vie de l’Etat ! Des décisions à grandes incidences financières de l’ancien régime annulées. Des institutions budgétivores non-constitutionnelles supprimées. Le rétablissement de l’Aic dans ses droits afin de mener à bien la campagne cotonnière en cours et les autres à venir. Souscription à un emprunt obligataire pour, entre autres, éponger la dette intérieure pour relancer l’économie nationale. Fidèle à son projet de société, le président Talon a jeté les premiers jalons pour des réformes institutionnelles et politiques en mettant en place une commission chargée d’y réfléchir. Après plus d’un mois de travail, elle a déposé son rapport. La balle est désormais dans le camp de l’Exécutif qui a pris l’engagement de proposer dans les meilleurs délais un projet de révision de la constitution à l’Assemblée nationale, puis solliciter l’avis des Béninois avant la fin de l’année à travers un référendum. Talon a aussi agréablement surpris en réussissant à unir les fidèles divisés de l’Eglise protestante méthodiste du Bénin. Pour beaucoup, c’est un exploit inespéré qui s’est réalisé.

Les pages noires du bilan

Ce premier bilan comporte sans doute une page noire. Cent jours, c’est peu pour faire beaucoup de choses. C’est aussi suffisant pour définir des priorités vitales. A cet effet, le gouvernement de la rupture semble oublier quelques sujets importants pour les populations béninoises. Sur le plan de la santé, le gouvernement devrait faire le tableau de la réalité. Aujourd’hui, beaucoup de Béninois préfèrent aller se faire soigner à l’extérieur du pays. Pourtant, on sait ce que valent les évacuations sanitaires pour l’Etat. Pour la réduction du train de vie de l’Etat, le régime Talon devrait y penser. Tout comme à certaines maladies qui relèvent de santé publique et qui rongent aujourd’hui beaucoup de Béninois. Les problèmes d’insuffisance rénale, de diabète, de VIH/Sida, de cancers. C’est l’Etat qui doit s’occuper de ces maladies afin de soulager ceux qui en souffrent. Ce n’est plus le problème des familles qui d’ailleurs n’ont pas les moyens de se soigner. Sur ce, beaucoup de pays de la sous-région sont en avance sur le Bénin.

Sur la page noire du bilan des 100 jours, on devra aussi inscrire l’insécurité grandissante et la gestion de la crise à la Fédération béninoise de football (Fbf) à laquelle s’est invitée la justice. En réalité, le gouvernement ne devrait jamais laisser tenir l’Assemblée générale élective du 10 juin dernier après la décision de justice qui interdit sa tenue. Le respect des décisions de justice et l’indépendance de cette dernière est l’un des thèmes phares de la campagne électorale du candidat Patrice Talon. L’absence de clarté de la position du gouvernement vis-à-vis de ce dossier a étonné plus d’un. Les Béninois veulent toujours connaître la position réelle et tranchée du gouvernement dans ce dossier.

En cent jours, le régime de la rupture a très bien fait des choses. Mais il est aussi passé à côté de certains sujets ou n’en a pas fait sa priorité. Des Béninois et Béninoises de diverses catégories livrent dans le présent dossier que la rédaction consacre aux premiers jours de gouvernance de Talon, son propre bilan. Voici ce qu’ils en pensent.

Des Béninois apprécient les 100 jours

Nöel Chadaré, Secrétaire général de la Cosi-Bénin : « Je dirai globalement que le bilan est satisfaisant » : Il est encore tôt de parler de bilan. Mais, il faut dire que le Président Talon a posé des actes durant ces cent premiers jours à la tête du pays. Si je dois donner une note ou une appréciation verbale, je dirai globalement que le bilan est satisfaisant. Je dis globalement satisfaisant parce qu’il y a eu du bon mais aussi des choses qui n’ont pas bien fonctionné qu’il va falloir revoir si on veut avoir un très bon bilan. Pour ce qui est bon, je vais évoquer la réduction du train de vie de l’Etat car nous avons vu des gouvernements qui avaient un train de vie largement au-dessus de la réalité du pays. Et nous syndicalistes, nous avons déploré le fait et nous pensons qu’il faut bien gérer les biens publics. En le faisant comme cela, nous avons économisé plus de 150 milliards de FCFA. Et ce n’est pas rien pour l’économie nationale. Un autre aspect positif de la gouvernance Talon, c’est que nous comptons effectivement les douze départements et à la tête de chacun un préfet. Ce que ses prédécesseurs n’ont pas réussi à faire. Avec cela, le développement pourra être à la base. Et ça, c’est à son actif. A cela, il faut ajouter la suspension d’abord des concours présumés frauduleux, puis l’annulation de ces concours d’après le rapport de la commission chargée de vérification de la régularité desdits concours. C’est encourageant parce qu’il y a depuis quelques années, une désaffection vis- à-vis des concours de recrutement au profit de l’Etat. Nous sommes un pays pauvre et si nous aspirons au développement, il faut des cadres compétents et non des médiocres. Il y a aussi les résultats des examens de fin d’année. Nous avons vu que le gouvernement Talon n’a pas fait immixtion dans les délibérations des résultats. Par conséquent, les résultats sont vrais et cela reflète le niveau réel de notre système éducatif. Tous ces aspects montrent que le Gouvernement Talon est en train de poser des pas allant dans le sens du développement, ou du moins qu’il est en train de poser les bases du développement. Pour ce qui concerne les choses qui ne marchent pas, il y a l’insécurité. Les braquages se multiplient, la vindicte populaire prend de l’ampleur. Et c’est comme si les ministres de l’Intérieur et de la Défense sont dépassés. Il y a également les 500 millions payés aux membres de la commission chargée des réformes politiques et institutionnelles. C’est énorme pour le pays. On est en train de tout faire pour faire des économies mais ce n’est pour que ça aille dans les poches d’un groupe d’individus. Par cet acte, nous pouvons dire que le gouvernement Talon n’est pas loin du gouvernement Yayi. Alors que c’est la rupture. Si nous, syndicalistes, voyons cela, nous allons dire qu’il y a de l’argent et réclamer la satisfaction de nos revendications. L’autre chose aussi, c’est le déficit de communication autour des actions gouvernementales. C’est vrai que le Président Talon est un homme discret. Avec lui, c’est la discrétion totale et l’efficacité. Mais, il faut la discrétion quand c’est nécessaire. Le peuple a besoin de savoir ce qui se fait par ses dirigeants. Trop de discrétion laisse croire qu’il s’agit d’une gouvernance à huis clos. Il faut que désormais, le Président Talon fasse la juste mesure des choses.

Jean-Baptiste Elias, président du FONAC : « Au fur et à mesure qu’on avancera, on verra comment ça va se passer » : « Je voudrais vous rappeler que le Président Patrice Talon est élu par les Béninois pour un mandat de 1.825 jours. Donc il vient de faire 100 jours. Ça fait 1/18 de son mandat. Alors quelles sont les actions qu’on peut retenir ? Quelles sont les actions, hélas qui ne sont pas bonnes qu’on peut rectifier ? Les actions phares qu’on peut retenir, c’est que depuis 20 ans nous avons 12 départements dans le pays ; aucun des Chefs de l’Etat qui l’ont précédé, n’a pu identifier les Chefs-lieux des 12 départements. Le Président Talon l’a fait dans les 100 premiers jours. C’est le premier élément positif. Deuxième élément positif, Talon a nommé effectivement les 12 Préfets. Ce qu’aucun de ses prédécesseurs n’a fait dans les 100 jours. Troisième élément, les concours pour l’entrée en fonction publique. On en a connu beaucoup. En 2012, les concours qui ont été organisés ont été entachés d’irrégularités. Le Fonac en a fait échos, on a mis 2 ans pour reconnaître qu’il y a des irrégularités pour les annuler. Donc de 2012 on les a annulés qu’en 2014. Cette fois-ci les concours organisés en juin 2015, proclamés en octobre 2015 ont fait l’objet de contestations, et dans les 100 premiers jours, le Président Talon a réglé ce problème en annulant les concours pour leur reprise. Ensuite, depuis 20 ans, nos frères et sœurs protestants méthodistes sont divisés avec l’Eglise protestante méthodiste du Bénin d’un côté et l’église protestante méthodiste conférence de l’autre. Le Président Mathieu Kérékou n’a pas pu le régler, le Président Boni Yayi n’a pu le régler. Je voudrais vous rappeler que sous l’ère démocratique, les deux ont fait 3650 jours et n’ont pas pu le régler. En 100 jours, le Président Talon a réglé et a unifié cette église. Autres choses, le Président a promis que les nominations aux postes sensibles feront l’objet d’appel à candidature. Malheureusement, et c’est ça les points négatifs des cent premiers jours, on n’a pas constaté encore que l’application de la loi des hauts emplois publics se fait. Il n’est pas démontré que ceux qui sont nommés à des postes de responsabilités remplissent effectivement les conditions. C’est les problèmes qui sont malheureusement en défaveur de l’action menée dans les cent premiers jours. C’est difficile de dire les cinq ans seront prometteurs. C’est à l’œuvre qu’on connaît l’artisan. Au fur et à mesure qu’on avancera, on verra comment ça va se passer. L’engagement que nous souhaitons au niveau du Fonac, c’est que la bonne gouvernance, que la lutte contre la corruption soit une réalité, que l’impunité soit réellement appliquée.

C’est difficile de parler de système partisan, parce que le Président Patrice Talon est venu sans parti politique et cent jours c’est d’organiser et de mettre en orbite des partis politiques dignes de ce nom. Il s’agit que de voir les partis politiques qui sont ancrés dans le pays depuis longtemps, quelle sera leur position ? Ce sont les jours à venir qui vont nous déterminer comment les choses vont se passer. E ce qui concerne l’insécurité, si vous observez très bien, chaque fois qu’il y a un nouveau président qui arrive les débuts font l’objet de braquages, d’insécurité. C’est petit à petit que les nouveaux responsables vont prendre le pli et la marque pour pouvoir faire face à cette insécurité que nous déplorons tous ».

Martin Assogba, président de l’Ong Alcrer : « Je puis dire que mes impressions sont très bonnes » « Je puis dire que mes impressions sont très bonnes. J’apprécie à sa juste valeur les grandes décisions qui sont prises en ce moment et la plupart de tout ce qui est fait pour imprimer véritablement la rupture. La rupture qui consiste à faire dos aux mauvaises pratiques qui avaient cours au niveau de l’ancien régime que presque tous les Béninois ont toujours décriées. Particulièrement, vous savez que le candidat Patrice Talon a un projet de société. Et dans son projet de société au cours des campagnes il avait bel et bien dit qu’il viendra au pouvoir avec deux concepts forts : le 1er, la Rupture avec les mauvaises pratiques, avec les agissements sur tous les plans sans tenir compte des normes qui régissent les activités que l’ancien régime faisait, et nous nous étions au front pour dénoncer ces choses. Maintenant, la rupture est en train de le faire. Nous devons attendre le second qui est le »Nouveau départ ». Le Nouveau départ, nous le constatons si bien. Premièrement, le régime venu en exercice à partir du 6 avril 2016 a commencé à mettre en place les nouveaux Chefs-lieux de départements. Toute chose que même le Président Mathieu Kérékou depuis 1999 n’a pu faire ; toute chose que Monsieur Yayi n’a pu faire. Mais le Président Talon est venu et il a mis à peine un mois et demi ou deux pour régler ce problème. Désormais nous avons les douze Chefs-lieux de départements et ce qui est à applaudir c’est la nomination immédiate des différents préfets qui doivent gérer ces différents départements. Deuxième chose, le Président Talon a fait suspendre le concours à polémique. Immédiatement il a mis en place une commission chargée de voir clair dans le dossier. J’ai été devant la commission, parce que l’Ong Alcrer fait partie des Ong qui ont eu des plaintes de la part de certains candidats pour ce concours et que, pour ceux qui sont venus nous dire nous avons dénoncé et nous avons dit que le concours soit audité. Après qu’on a audité ce concours de 2015, et vu les différentes phases qui prouvent aux yeux des membres de la commission que le concours est vraiment frauduleux, le gouvernement a pris ses responsabilités pour que le concours soit annulé et qu’il soit réorganisé. Le Président Patrice Talon a réconcilié les frères ennemis protestants d’hier. C’est à son actif et nous devons pouvoir l’applaudir. Il a, avec son gouvernement, dit qu’il n’est plus question de maquiller les résultats des examens. Aucun examen, ni concours ne sera plus maquillé. La chance sera égale pour tout le monde. Et lorsque nous allons à l’examen nous devons pouvoir avoir le vrai visage. Des vrais élèves et vrais écoliers qui ont pris leur travail scolaire au sérieux, à bras-le-corps et qui sont admis. On ne donnera plus de diplômes de faveur, on donnera plus de diplômes de qualité. Donc, le gouvernement Patrice Talon a rompu avec les résultats des examens falsifiés, politiques. Toute chose qui fait que nous avons dans notre administration aujourd’hui beaucoup de militants au détriment de méritants. Je profite de votre journal pour dire au Président Patrice Talon que le peuple a vivement soif de voir ceux-là qui ont participé à cette mascarade de concours devant les juges pour que chacun puisse se défendre. En 100 jours, voilà une quantité d’actions qui prouvent véritablement que le nouveau régime est venu pas pour faire de la politique politicienne mais pour véritablement redresser le pays afin qu’il soit mis en orbite pour que les pauvres puissent retrouver leur place dans l’organisation des concours ; pour que les enfants des riches aussi, s’ils travaillent soient déclarés admis et non comme cela se faisait avant. Donc tout ça, c’est la rupture.

Mais tout n’est pas rose. Ayons le courage de nous dire la vérité. Il y a eu des couacs. Certaines décisions qui sont prises et quelques jours après, ils sont revenus là-dessus. Ce n’est pas bon pour un gouvernement qui a prôné la rupture. Je passe par votre canal pour demander au Président Talon et à son gouvernement qu’il faut penser correctement aux décisions avant de les prendre.

Guy José VIDEHOUENOU, instituteur à Sèmè Podji: « La rupture affame le peuple » La rupture affame le peuple. Le nouveau départ rajoute encore des kilomètres au chemin de croix du peuple. En effet, presque toutes les mesures sociales prises sous le régime défunt subissent la loi de la suppression. Les travailleurs assistent impuissants à une inflation galopante sans augmentation de salaire, pendant que les braqueurs dérobent quotidiennement le panier vide de la ménagère. Et la situation ne préoccupe guère la classe politique. Le gouvernement Talon est donc invité à revoir sa copie pour le bonheur du peuple Béninois.

Jacques A. MIGAN, (ancien bâtonnier de l’ordre des avocats du Bénin) : « La rupture est sur la bonne voie «

Je crois qu’il faut reconnaître qu’il y a eu des avancés notoires dans plusieurs domaines. Dans un premier temps au niveau de la méthode et ensuite dans le fond. Donc, dans la forme, la méthode c’est un gouvernement qui écoute, qui concerte puis ensuite analyse et agit. C’est une approche de responsable. C’est nouveau et c’est la rupture. Mais au niveau du fond, je crois que lorsqu’ils sont arrivés, dans la caisse de l’Etat, il y avait soixante milliards alors qu’il fallait au moins deux cent quarante-sept milliards et toute suite. Ils ont commencé par chercher les voies et moyens pour subvenir aux difficultés à travers des suppressions d’institutions budgétivores et aussi en lançant ce qu’on appelle un emprunt obligataire. Ils s’attendaient à cent cinquante milliards, ils ont eu deux cent deux milliards. Donc, il y a un engouement pour accompagner ce régime, ce gouvernement et je crois que c’est positif. La deuxième chose, c’est concernant les réformes de nos institutions. Un autre élément important et fort, c’est les concours à polémique que d’autres appellent frauduleux. Le peuple béninois a accueilli cette décision avec beaucoup de satisfaction. Il y a eu beaucoup d’avancés. Par exemple le règlement de la crise qui perdurait depuis près de vingt ans au niveau de l’église protestante méthodiste du Bénin. Mais il y a eu des ratés aussi. Le premier, c’est au niveau des femmes. Que le chef de l’État fasse appel aux femmes. Nous voudrions qu’il y ait cette parité, surtout qu’on sait le rôle que la femme joue dans la cité. Le deuxième raté, c’est la fermeture des ambassades à des fins d’économies alors que nous pensons qu’on peut faire autrement. Mais dans l’ensemble on dira que la rupture est sur la bonne voie.

Anonyme : « Tout est dur dans le pays » A quoi sert la rupture aujourd’hui ? Des Béninois qui sont déjà fatigués des braquages à n’en point finir. En quoi consiste réellement votre rupture ? S’il faut l’entendre comme un indice de progrès socio-économique, eh bien vous n’y êtes pas. Ce n’est pas les réformes que nous voulons manger. Tout est dur dans le pays. Le Béninois est réduit à deux repas par jour au lieu de trois et pas tout le monde. C’est quoi la chose ? Qu’avez-vous reproché au régime défunt? Alors il serait bon que vous puissiez nous dire comment un compétiteur-né comme vous peut être à la tête d’un pays et le peuple va souffrir.

Dr Blaise Guézo Mevo, médecin coordonnateur de la zone sanitaire Zogbodomey-Bohicon-Zakpota : « Avec ce régime l’espoir est permis » : « Dire que les cent jours du régime Talon ont impacté le secteur si sensible comme celui de la santé, ce serait trop dire. Mais le plus important, il y a de l’espoir. Le secteur de la santé est un secteur très sensible. Le véritable problème que nous avons est celui de la gouvernance. Nous sommes en train de constater qu’avec la rupture nous allons améliorer la gouvernance au niveau du secteur. Déjà au niveau de la zone sanitaire, des dispositions sont mises en place pour évaluer le personnel, pour mettre au travail le professionnel. Je pense que si nous sommes soutenus par la rupture, nous allons tous constater que les communautés vont davantage bénéficier des soins de qualité. Comme je l’avais dit dès le début, nous avons de l’espoir dans le secteur de la santé parce que nous avons un problème de gouvernance. Je voudrais dire par exemple que le Chef de l’Etat doit donner de bons exemples. Au niveau du secteur qu’est la santé, nous constatons que ce sont les chefs mêmes qui induisent les acteurs en erreur. Nous allons faire en sorte que depuis le ministère jusqu’à la base que l’on puisse donner de bons exemples. Nous avons des normes et nous savons que ces normes doivent être appliquées. Donc nous allons faire tout pour que les normes définies pour le secteur de la santé soient appliquées. Vous savez, l’impunité rend malade le secteur de santé. Les gens peuvent s’absenter. Les gens peuvent détourner. Je crois qu’il faut punir avec un peu de rigueur, cela va amener les gens à se mettre au travail. Vous avez constaté avec les cas de concours frauduleux organisés sous le régime Yayi, le gouvernement du Nouveau départ a tapé du poing sur la table et a pris ses décisions. Un régime qui agit comme cela peut bien sauver le secteur de la santé « .

Casimir SOSSOU, maire d’Aplahoué : « Les 100 jours du Président Talon sont globalement satisfaisants » Les 100 jours du Président Talon sont globalement satisfaisants en ce sens que quand on prend le pouvoir, il faut faire l’état des lieux et connaître la situation avant de prendre des décisions. Mais nous avons constaté que le Président a commencé » même par prendre des décisions avant de faire l’état des lieux. Il y a des décisions salutaires et d’autres qui ne le sont pas. Ce qu’il faut globalement retenir, c’est le courage et la détermination qui ont abouti à la mise en œuvre des six nouveaux départements et la nomination de six nouveaux Préfets. Par contre, on note une recrudescence de l’insécurité, le panier de la ménagère est vide au jour le jour et on constate que le secteur privé est mis à mal. La plupart des décisions sont à l’endroit de la filière coton dont il est le propriétaire et beaucoup de ses concitoyens estiment qu’il veut se servir d’abord avant de penser au peuple et cette image ne convient pas. Le Président doit pouvoir régler rapidement les dettes pour permettre au peuple de comprendre qu’il a le souci du bien-être des populations et non se servir lui-même. Concernant la gestion de la crise du football, le gouvernement est passé à côté vu le rebondissement actuel, si le gouvernement ne prêtait pas les forces de l’ordre à cette fameuse AG, on ne serait pas en train de parler de mandat d’arrêt et les conséquences que cela va engendrer. Je pense donc que les individus comme Anjorin MOUCHARAFOU ne sont pas au-dessus du Bénin et le Bénin va tout faire pour se mettre au-dessus des individualités. Et ça nous l’avions montré lors du projet de la révision opportuniste de la constitution du Président Boni Yayi. Je ne sais en quoi Anjorin est plus fort que le Bénin ou que le Président Talon a peur d’Anjorin. Nous avons vu dans un passé récent comment les Présidents Blatter et Platini sont tombés devant la justice de la Suisse. Et donc ce n’est non plus la justice béninoise qui est moins forte ou moins régalienne que ces individus ; donc force doit rester à la loi.

BOHOUN Hubert, Directeur Départemental de la SBEE Mono-Couffo : « Le bilan est positif » » Le bilan des 100 jours dans l’ensemble est positif si l’on se réfère à la suppression des institutions budgétivores via la réduction des Ambassades, l’annulation des concours frauduleux qui donne déjà espoir aux enfants des paysans qui n’ont personne, la politique du non gaspillage de l’économie du pays, le rejet catégorique des messes de remerciement nonobstant les marches de soutien, la promotion des cadres compétents et non des partisans, l’affichage des vrais résultats des examens et surtout le courage ayant abouti au découpage territorial attendu par le peuple béninois depuis 1999. Enfin, je propose au gouvernement et à la population d’œuvrer pour que le mandat unique soit transformé en deux mandats de quatre ans chacun.

Pierre AWADJI, Maire de Lokossa : « Talon respecte rigoureusement son projet de société » » 100 jours passés à la tête de ce pays, le bilan du Président Patrice Talon, à mon avis, est globalement satisfaisant. Les réformes entamées par ce dernier dans presque tous les domaines social, économique, et administratif prouvent que le Président Patrice Talon respecte rigoureusement son projet de société. A titre d’exemple, la désignation des six nouveaux chefs-lieux de département, la nomination des nouveaux Préfets, qui a donné corps à la déconcentration ; aussi, l’annulation des concours frauduleux organisés en 2015. A tout ceci, s’ajoutent les résultats des différents examens qui ont reflété le vrai visage de l’école béninoise mettant à nue l’admissibilité pléthorique notée sous le régime défunt. C’est oser…

Dans le secteur du coton, secteur nourricier du pays, nous voyons les économies réalisées dans un temps record et qui s’élèvent à plus de 40 milliards au contribuable béninois. Le gouvernement du Président Talon a réglé la question des subventions dans la filière de l’or blanc. C’est salutaire «

N’BOUKE Borgia Santos, Secrétaire Général de la Mairie de DOGBO : « Avec le Président Patrice Talon, le fils du pauvre peut enfin pousser un ouf de soulagement » Dans l’ensemble, le bilan des 100 jours du Président Talon est positif selon moi puisqu’il a le courage d’appliquer la loi 1999 afférente au découpage territorial. Ce qui renforcera, à coût sûr la gouvernance locale. Il a aussi entamé les réformes institutionnelles qui étaient attendues depuis longtemps par le peuple béninois sans quoi notre démocratie manquera assez d’insuffisances. Avec le Président Patrice Talon, le fils du pauvre peut enfin pousser un ouf de soulagement pour se sentir actuellement béninois vu l’annulation des concours frauduleux. Nous lui demandons de continuer à cette allure pour que le béninois redevienne un modèle dans la sous-région «

Medeton Serge DAHANDE, Expert en Ingénierie de Formation, Consultant en Education & Entrepreneuriat, Secrétaire Général de l’Alliance politique « Forces Synergies » : « si Patrice TALON Président n’existait pas, il fallait l’inventer » » Que dire des 100 premiers jours du Président Patrice TALON ? Je pense qu’il faut tout d’abord rappeler le contexte des 100 jours. Ce contexte n’est rien d’autre que celui dans lequel monsieur Patrice TALON a pris le pouvoir en tant que Président de la République. Le contexte comme chacun peut le reconnaître était caractérisé par une crise de confiance généralisée, et une défiance des citoyens vis-à-vis de leurs autorités, et ce, pratiquement à tous les échelons de l’appareil d’Etat et de toutes les institutions de la République. Ce contexte était aussi celui où un pouvoir finissant ou quasiment fini (celui de monsieur YAYI Boni pour ne pas le nommer) avait pris des actes à la limite méchants dans le dessein inavoué de nuire au pays et de le rendre ingouvernable au nouveau pouvoir. C’était en outre le contexte marqué par un très lourd passif résultant de la gestion à la limite délinquante du système YAYI. C’était encore et surtout le contexte de la division du pays savamment orchestrée et celui et de la désarticulation de nos valeurs endogènes, de la chosification des chefferies traditionnelles, du musèlement de la presse, de la mise au service exclusif du pouvoir et de son chef, des organes de presse nationaux, notamment la télévision nationale, de la caporalisation générale de toutes les institutions de contre-pouvoir par le président de la République, de la confrontation quasi-permanente entre le pouvoir et les travailleurs, des policiers qui abusaient des populations au lieu de les protéger… et j’en passe. C’était enfin un contexte de paupérisation et de fabrique époustouflante de demi-lettrés.

Bref, l’avenir était sombre, les perspectives étaient plutôt inquiétantes. Le pays avait commencé à montrer timidement les signes d’un Etat en faillite programmée. Voilà décrit brièvement le contexte des 100 jours. Questionner donc les 100 premiers jours de Patrice TALON, c’est s’interroger sur l’impact de la gouvernance TALON sur la situation du pays pendant ses 100 premiers jours de gestion de la Cité. Et à ce niveau, je dirai que bien avant que Patrice TALON n’entre sur l’arène politique comme candidat aux élections présidentielles, tout le monde s’accordait déjà à dire que le successeur de YAYI Boni allait batailler dur, très dur, trop dur même avant que ce pays sorte de son « immergence ». C’est dire que les attentes du peuple et l’espoir placé en la rupture étaient sans mesure, ce qui est un défi énorme pour le nouveau pouvoir. Pourtant, à l’analyse, on peut dire sans risque de se tromper que si Patrice TALON président n’existait pas, il fallait l’inventer. Et je ne tiens pas du tout un discours de partisans, loin s’en faut.

Tenez :

- en 100 jours, le gouvernement et son chef ont posé des actes et pris des décisions d’un courage qui laisse le « Béninois traditionnel » bouche bée : entre autres, l’abrogation des actes scandaleux pris par l’ancien régime en fin de mandat ; la vérification de la régularité des concours à polémique et leur annulation ; la proclamation des vrais résultats des examens nationaux (CEP ; BEPC ; BAC) ; la désignation des chefs-lieux des six nouveaux départements etc. ;

- en 100 jour, le gouvernement de la rupture a entamé la réforme du secteur cotonnier et de nombreux autres secteurs de l’économie nationale ;

- en 100 jours seulement, nous assistons à l’assainissement progressif de l’administration publique et à la mise en place de mesures visant à maîtriser et à contrôler en vue d’assainir les flux financiers au niveau de l’administration publique ;

- en 100 jours seulement, les abus des policiers ont régressé de façon drastique, et on assiste à la mise en place progressive d’une nouvelle forme de sécurité où les agents en charge de la sécurité sont plus respectueux, moins arrogants et moins rançonneurs ;

- en 100 jours, on peut compter le nombre de fois que le chef de l’Etat est apparu à la télévision publique, on cherchera en vain le nombre de fois qu’il a fait des déclarations fracassantes sans aucun contenu sérieux et concret ;

- en 100 jours seulement, c’est les organes de presse qui se plaignent d’être beaucoup « trop moins » inféodés et d’être obligées de se professionnaliser au risque de disparaître ;

- en 100 jours seulement, on peut à nouveau avoir du plaisir à regarder la télévision nationale et à écouter la radio nationale ;

- en 100 jours, on assiste à l’amorce d’une réforme du foncier en République du Bénin ;

- en 100 jours, on a quasiment apuré la dette intérieure du pays ;

- en 100 jours, le gouvernement a gouverné ; le parlement travaille en toute indépendance et aucune institution de contre-pouvoir ne fonctionne avec couteau sous la gorge.

En définitive, on peut affirmer que Patrice TALON est entrain de relever ce pays de la honte et de l’incertitude dans lesquels l’a plongé l’ancien régime.

La confiance commence à revenir petit à petit, et la fierté d’appartenir à ce pays renaît de ses cendres.

Après 100 jours de gouvernance, tout le monde peut reconnaître que notre pays est en train de prendre une nouvelle orientation, et ce, sur tous les plans. La marque TALON est bel et bien au rendez-vous, plus sereine, plus rassurante, plus convaincante, plus sérieuse et plus rigoureuse.

Cependant, du fait des attentes astronomiques du peuple, tout le monde ne peut pas apprécier la rupture à sa juste valeur, surtout la grande majorité de nos populations engluées dans la paupérisation. Les gens auraient aimé voir une gouvernance improvisée, qui sans aucune planification rigoureuse décrète la gratuité de tout, tout de suite. Je pense qu’on ne relèvera pas ce pays de cette manière.

Il y a aussi d’autres dossiers qu’on aurait voulu voir entamer comme par exemple la procédure d’inculpation de monsieur YAYI Boni, le sort des gens comme Philippes HOUNDEGNON, ainsi que d’autres gros dossiers sur lesquels le peuple attend fermement le président TALON.

Mais je pense qu’il faut lui donner le temps. Cinq ans, c’est très peu, mais c’est aussi très long. Je crois que Patrice TALON est véritablement en passe de relever le défi de la transformation de notre pays.

Ma seule inquiétude est celle-ci : est-ce que TALON pourra tenir ferme ? Est-ce qu’il pourra résister aux pressions de plus en plus croissantes ? Est-ce que le Chef de l’Etat pourra maintenir le cap ? » Seul l’avenir pourra nous édifier.

Dieudonnée Lokossou Sg/Csa-Bénin : » Cent jours c’est trop pour moi pour faire un bilan exhaustif des actes qui ont été posés » Cent jours c’est trop tôt pour moi pour faire un bilan exhaustif des actes qui ont été posés. Compte tenu du fait que nous revenons de très loin. Nous sommes sortis d’une très grande nuit, les populations sont impatientes comme des résultats des problèmes avec effet immédiat. Et comme le président lui-même l’a dit qu’il aime relever les défis, les gens sont impatients pour taper du doigt les résultats. Comme c’est un exercice sérieux, pendant les trois mois le gouvernement n’est pas resté inactif. Il y a des actes qui ont été posés de façon appréciable que nous avons enregistrés. Donc, il va falloir faire un bilan sommaire par rapport au projet de société du président patrice Talon Les travailleurs à travers leur syndicat ne sont pas restés passifs par rapport au changement ou ce qu’ils appellent la rupture ou le nouveau départ. Nous avons participé activement au changement et il a la chance d’être élu à la magistrature suprême et il doit servir loyalement le peuple. Sur le plan des actions positives on peut citer quelques actions phares quand je commence le problème de découpage territorial, si mes souvenirs sont bons, c’est depuis 1999 que la décision a été prise. Il y a eu des gouvernements qui se sont succédé. Je veux parler de Kérékou et le président Yayi Boni qui sont venus pendant toute une décennie, il n’a pas pu régler ce problème. Le président Talon a essayé de désigner les chefs-lieux qui suscitent des polémiques et nommer les préfets. L’autre action c’est l’annulation des concours frauduleux. La constitution a dit en matière d’emploi il faut mettre les citoyens qui aspirent à ce poste au même pied d’égalité. Malheureusement cela n’a pas été le cas les derniers concours ont été émaillés de fautes. Et ce n’est pas le premier pas malheureusement .Au niveau des faiblesses, ce qui m’a frappé, c’est qu’il a hérité d’une situation calamiteuse, sur le plan social et économique et à travers son concept » la Rupture « . Malheureusement la constitution qui a été mise en place pour la relecture de la constitution, on a débloqué 500 millions en un mois. En tant que défenseur des intérêts matériels. Cela va à l’antipode de leur concept rupture. Bien avant lui, il y a eu des tentatives de révisons. Nous avons appris que notre pays est un désert de compétence. C’est une injure. Donc il y a beaucoup d’improvisation dans les actes. Quand je prends les nominations. C’est vrai on ne va pas travailler avec les cadavres. Le chef de l’Etat n’a plus raison de commettre des erreurs. Parce qu’il y a un rétroviseur et on doit toujours faire attention.

Paul Essè Iko Sg/Cstb : Patrice Talon a oublié tous ceux qui ont battu contre le régime liberticide » : C’est un syndrome pour les cent jours de Patrice Talon. Car, le risque d’embobiner la population dans le fait que vous estimez qu’il y a quand même fait quelque chose non. Nous avons élu Patrice Talon pour qu’il marque la différence avec la gouvernance scabreuse, catastrophique et périlleuse de Yayi Boni. Nous avons mis en déroute les tenants de la françAfrique parce que nous avons vu que c’était un danger. La rupture c’est l’arrêt de la mal gouvernance dans tous les secteurs. Patrice Talon a fait cent et au cours de ces cent jours il a réuni une commission. Il a oublié tous ceux qui ont battu contre le régime liberticide de Yayi Boni. Il a oublié tout ce qui disait qu’ils veulent un concours propre. Il a complètement oublié qu’il y a des travailleurs au ministère de l’enseignement secondaire et maternel qui ont dit non au nouveau programme. Le nouveau programme qui est catastrophique et ruiné pour notre pays. Il met en place une commission et aucun des travailleurs n’est représenté. Au plan du dialogue social, c’est la catastrophe même. Depuis que Patrice Talon est arrivé je ne l’ai jamais rencontré. Patrice Talon n’a jamais rencontré les travailleurs et il y a fait cent jours. Le dialogue social est un marché de dupe pour nous.

Réalisé par Victorin Fassinou, Boniface Kabla, Joseph-Martin Hounkpè, Jonas Magnidet (Ouémé/Plateau), Bienvenu Ehou (Mono/Couffo), Olphyz Koundé (Coll)

aCotonou

Commentaires

commentaires

LAISSER UN COMMENTAIRE