Premières décisions du gouvernement de la rupture:Les partenaires sociaux adhèrent aux réformes

Premières décisions du gouvernement de la rupture:Les partenaires sociaux adhèrent aux réformes

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Les premières actions du Président de la rupture, Patrice Talon, suscitent l’adhésion des partenaires sociaux. Les syndicalistes, assez pointilleux dans le fond, estiment que le chantre du nouveau départ s’inscrit dans la droite ligne de leurs aspirations. Les avis convergent et appellent à avancer dans cette lancée.
Il leur a été presque toujours difficile de s’accorder par le passé, mais il semble que la rupture tend à les y amener cette fois-ci.

Les partenaires sociaux, en dépit de leur diversité de points de vue et d’approches, réussissent sans consultation préalable, à identifier des points communs dans leurs appréciations des premières actions du gouvernement de la rupture. Pour qui sait les grands accrochages idéologiques qui ont jalonné leur parcours, il ne sera pas exagéré de qualifier cette aptitude des syndicalistes d’inédit. Que ce soit les syndicats plus modérés ou les autres redoutables de la gauche, on sent dans l’expression des pensées, un sentiment de satisfaction. Ces défenseurs des couches défavorisées pensent que le temps de la justice est arrivé. A travers ce premier relevé du conseil des ministres du mercredi passé, ils notent une volonté sans ambages de l’Exécutif, de prendre la revanche des honnêtes gens qui sont constamment lésés et dont les efforts n’ont jamais été récompensés. Avec cette unicité de vue tout aussi singulière des partenaires sociaux, on lit une manière de célébrer la fin définitive de l’ère du musellement des leaders d’opinion qu’ils sont, la fin de la répression des marches et moyens d’expression de masse, le début d’une nouvelle ère de justice et de liberté. A travers cette unicité de vue, les partenaires sociaux affirment leur satisfaction de voir enfin la prise en compte, par le pouvoir central, de leurs préoccupations relatives aux concours frauduleux ainsi que la corruption à outrance instaurée en charte sous les régimes successifs. De leurs positions, ces partenaires sociaux pensent que l’heure du peuple a sonné. Le Front des organisations de lutte contre la corruption (Fonac) et son redoutable Président Jean-Baptiste Elias, la Fésyntra Finances de Laurent Mètognon et le Parti communiste du Bénin (Pcb), toutes des ‘’organisations frontales à tout régime’’ essaient de réviser leurs positions respectives ces derniers temps. Ils s’accordent tous à reconnaître les mérites du gouvernement de la rupture à travers ses premières décisions. Ce qui les émeut davantage, c’est la suspension des concours à polémique. Ces concours ont été pour Jean-Baptiste Elias et Laurent Mètognon le grand chantier de leur engagement citoyen des derniers mois du régime de Yayi Boni. Insultés et traités de tous les noms d’oiseaux, ils ont essuyé toutes les humiliations sous le régime Yayi. Ceux-ci trouvent à travers cette décision une satisfaction morale et un soulagement d’avoir combattu le bon combat.

AT


 

Actu Bénin

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