Première célébration du 1er août sous la Rupture : Des manifestations officielles...

Première célébration du 1er août sous la Rupture : Des manifestations officielles sans extravagance

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Le Bénin a commémoré sobrement hier, 1er août 2016, son accession à l’Indépendance. Le défilé militaire organisé sur le boulevard des armées (Cotonou) a offert aux populations le strict nécessaire.

L’austérité économique vécue depuis quelques mois a été ressentie ce lundi lors de la célébration de la fête nationale. La première commémoration du 1er août à l’ère de la Rupture a été moins spectaculaire qu’au paravent. Le temps du défilé militaire de cette année a été moins long. Le défilé n’a duré qu’ 1 h 45 mn. Les populations ont eu droit aux défilés pédestre et motorisé, la cavalerie montée ayant été annulée. De sources proches de l’état-major de l’armée, un peu plus de 2800 hommes et  140 matériels  de mobilité ont été mobilisés pour la fête. L’effectif des hommes en uniforme a donc été réduit. Il n’y avait pas non plus de réjouissances populaires. Mais les militaires ont réussi à tenir en haleine le Chef de l’Etat, Patrice Talon et ses hôtes. L’armée de l’air, l’armée de terre ainsi que les unités spécialisées de la Police et de la Gendarmerie ont, à travers des démarches rythmées, donné un très beau spectacle comme à l’accoutumée.

A.S

Tous autour de Talon

A la place de l’Etoile rouge hier, pour cette fête commémorative de l’indépendance, pratiquement tous les corps constitués de la République. Des deux anciens présidents de la République, Nicéphore Soglo et Yayi Boni, aux présidents d’institution en passant par les députés,la société civile, Lionel Zinsou, l’ancien premier ministre et candidat malheureux à la présidentielle, tous ont pris part à la toute première célébration qu’a présidé le chef de l’Etat Patrice Talon. Les ténors de la « coalition de la Rupture » dont Sébastien Ajavon, président du Patronat, y étaient également. Au-delà de l’enjeu national, c’est Patrice Talon qui doit se réjouir d’avoir eu du monde autour de lui.

Jacques BOCO

Feu Derlin Zinsou oublié déjà

Le président Emile Derlin Zinsou est en train d’être oublié déjà. S’il est vrai que le gouvernement à travers son chef Patrice Talon, lui a rendu hommages dans un message de compassion suivi d’un deuil national de  3 jours, à compter de ce jour, pour mettre en berne le drapeau, il n’en demeure pas moins que la mémoire du patriarche n’a plus été respectée de façon officielle. Jour de commémoration du 1er août, le président de la République aurait pu profiter de cette occasion empreinte de solennité pour inviter tout le monde à la minute de silence. Malheureusement cela n’a pas été fait. Qu’est-ce qui a pu se passer? Un oubli? En tout cas, rien ne pourrait  justifier un tel oubli

Jacques BOCO

Yayi, l’invité surprise !
 
Il était moins attendu à ce 56ième anniversaire de l’accession du Bénin à la souveraineté internationale. En tout cas, beaucoup ne s’attendaient pas à le voir à cette première célébration, quelques semaines seulement après sa passation de charges et au regard des tacles qu’il subit, à travers sa gouvernance, de la part du régime Talon. Mais en bon démocrate et sans doute pour l’amour qu’il a pour sa patrie le Bénin, Yayi Boni a rallié la place du défilé. Et sous les ovations du public qui a effectué le déplacement pour vivre en live les moments forts du défilé militaire, l’invité surprise va gravir les marches de la loge officielle où il présentera ses civilités aux nouveaux membres du gouvernement et à ses anciens collaborateurs. De façon cordiale, il a serré la main au président Soglo et échangé des accolades avec son premier ministre et candidat de la présidentielle de mars 2016, Lionel Zinsou. Avant de prendre place, l’ancien chef de l’Etat a su attirer vers lui beaucoup de regards, surtout quand son successeur Patrice Talon vint lui serrer la main et échanger quelques mots avec lui. Belle image de démocratie, somme toute.

J.B.

Une cérémonie top chrono !

L’on ne saurait parler des manifestations entrant dans le cadre de la fête du 1er août sans parler du timing. Pour la circonstance, il y a eu vraiment Rupture pour ce qui est du respect ou de la gestion du temps. En effet, selon le programme conçu, tout devrait se tenir dans l’intervalle fermé 9h30-11h 45. Le chef de l’Etat Patrice Talon a respecté à la lettre le chrono. Déjà à 9h 30, il était aux Monument aux morts à Placodji pour la cérémonie de dépôt de gerbes, en hommages aux enfants du Bénin morts pour la patrie. De Placadji, il s’est rendu à la place de l’Etoile rouge et à 10h, très exactement l’heure prévue,  le défilé pédestre et motorisé des formées a démarré. A 11h45, l’heure fixée pour la fin des manifestations de la matinée, le président et la première Dame, à abord de leur véhicule, quittaient effectivement la place de l’Etoile rouge. C’est un signal fort qu’on peut bel et bien gérer de façon rationnelle le temps.

J.B.

Des photojournalistes, frustrés, vident tôt les lieux

Le Bénin a commémoré son cinquante-sixième anniversaire d’accession à la souveraineté internationale hier, lundi, 1er août 2016. Les festivités qui ont été célébrées à Cotonou n’ont pu être immortalisées comme cela se doit par des photojournalistes dépêchés sur le terrain. Et pour cause, les forces de l’ordre ont simplement empêché ces derniers d’accomplir leur tâche sur les lieux. Ils ont été contraints à une position qui ne leur permettait pas de faire de manière professionnelle le reportage.  Difficile donc pour les rédactions  d’illustrer les différentes productions du jour sur la fête de l’indépendance. « La visibilité n'était pas possible pour que nos caméras filment le podium et il en n'est de même pour le défilé. Dans nos champs de vue se trouvaient plusieurs hommes de sécurité, des drapeaux, des caméras de l'ORTB et un poteau téléphonique. Tout ceci nous mettait en difficulté pour couvrir le 56e anniversaire de notre accession à l'indépendance » fit savoir un photojournaliste. Chose curieuse, comme si cela ne suffisait pas, certains haut gradés de la police se sont permis le loisir de traiter ces hommes des médias de tous les noms. Inadmissible ! « Pour ne pas gâter la fête on a du unanimement quitté l’emplacement » conclut le photojournaliste. Un comportement des forces de sécurité condamné par l’ensemble des hommes des médias. Le Conamo ainsi que le gouvernement sont donc appelés à donner des instructions nécessaires pour qu’à l’avenir, la tâche soit facilitée aux hommes des médias.  

A.B

Mention spéciale pour la maire de Cotonou

Pour avoir déployé une forte équipe sur la place de l’étoile rouge pour en assurer la salubrité avant et après la célébration de la fête de l’indépendance, la mairie de Cotonou mérite un satisfecit. En effet la municipalité de Cotonou, à l’occasion de la célébration du 56e anniversaire de l’accession de Bénin à la souveraineté internationale, a pris des mesures idoines pour jouer sa partition dans la commémoration de cet événement important pour le pays. Des agents sont déployés sur le terrain pour assurer la tâche. Ce faisant, la mairie de Cotonou a contribué à sa manière à la célébration. Cette initiative vient en appoint à l’opération de déguerpissement des trottoirs et terre-pleins centraux décrétée par la mairie de Cotonou. Toutes choses témoignant de la volonté du maire de Cotonou Léhady Soglo et son équipe, de donner un nouveau visage à la ville. Le maire de Cotonou doit poursuivre l’œuvre en vue à donner à la vitrine du Bénin, ses lettres de noblesse.

M.M.


Matin Libre

Commentaires

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1 COMMENTAIRE

  1. J’ai vraiment aimé cette manière sobre de fêter. Ça limite les dépenses inutiles à la nation. Il serait même bon que des moments de réflexion se passent pour faire un état des lieux de l’avancée de notre pays.

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