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Pour une gouvernance réussie du chantre du « Nouveau départ » : Martin Assogba invite le Pdt Talon à la vigilance

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Hier lundi 25 avril 2016 au Centre de promotion et de l’artisanat de Cotonou, le président de l’Association de lutte contre le racisme, l’ethnocentrisme et le régionalisme (Alcrer Ong) Martin Assogba, est monté aux créneaux pour dénoncer des errances et la mal gouvernance du régime défunt. A l’en croire, beaucoup de malversations ont eu lieu, sous la gestion des dix (10) ans de l’ancien Chef de l’Etat. C’est pourquoi,  suggère-t-il, qu’un état de lieu s’avère nécessaire. Concernant la dette intérieure, Martin Assogba propose une enquête minutieuse. Ce qui permettra d’identifier les entreprises qui ont gagné les avis d’appels d’offres dans les règles de l’art. Revenant sur la réconciliation entre Yayi et Talon obtenue à Abidjan le lundi 18 avril dernier, il martèle que cela ne devrait guère constituer un frein pour l’élan de sa bataille. D’ailleurs, rappelle-t-il, il a suggéré au gouvernement Talon le retrait temporaire des passeports de tous les Ministres, Directeurs des ressources financières et matérielles des ministères, directeurs généraux et autres personnalités de l’Etat nommées par le régime défunt. Ceci, pour que les contrôles et audits soient réalisés. « Vous avez des Drfm qui n’ont pratiqué que des délits d’initié, et se sont enrichis sur le dos de l’Etat », renchérit-il.

Mises en garde…

« Le système Yayi a combattu les bâtisseurs, et a favorisé en masse, les prédateurs », dénonce Martin Assogba. Après avoir rappelé les grands dossiers de corruption (Maria Gléta, construction du nouveau siège de l’Assemblée nationale, Cen-Sad, etc.) sous l’ère Yayi, le président de l’Ong Alcrer annonce des actions concrètes pour bientôt. A l’en croire, si le gouvernement de Patrice Talon traîne ou hésite à traduire des présumés auteurs de mauvaise gestion devant la justice, la Constitution donne aux organisations de la société civile le droit d’agir. « Nous nous préparons déjà à mettre en place un collège d’avocats, de magistrats et d’huissiers, pour réussir cette mission », poursuit-il. Après avoir suggéré aux professionnels des médias d’éviter de relayer les « dérapages » de l’ancien Chef de l’Etat, Martin Assogba invite tout le peuple à rester vigilant.

Loth HOUSSOU

Matin Libre

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