Pour une dette non payée : Les marchandises d’un présidentiable en vente...

Pour une dette non payée : Les marchandises d’un présidentiable en vente aux enchères

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Le nom d’un présidentiable est apparu ce jeudi 18 février, veille du démarrage de la campagne électorale dans un avis de vente aux enchères publié par un journal de la place. C’est dans le cadre d’une procédure judiciaire engagée contre la société et la personne du présidentiable qu’une banque de la place a publié un avis de vente aux enchères publiques par propositions de prix. Les objets mis en vente aux enchères sont essentiellement des liqueurs,des centaines de carton de liqueurs dont « Red Label », « Black Label », « Vat 69 », « JB », « Dimple », « Believe », etc.

De cet avis, on déduit que des 33 candidats en lice pour la magistrature suprême, il y en a un qui doit à une banque de la place et qui est incapable de payer. La banque est alors obligée de recourir à la manière forte, celle qui consiste à procéder à la vente aux enchères des produits mis en vente dans la société de son débiteur pour entrer en possession de ses fonds. Et, ce dernier, au lieu de prendre ses 15 millions de cautionnement pour régler, ne serait-ce qu’une partie de ce qu’il doit, préfère les utiliser pour gonfler le nombre déjà pléthorique de présidentiables à la recherche d’on ne sait quoi. Incroyable ! Comment quelqu’un qui n’est pas en mesure de diriger sa propre société peut vouloir diriger un pays de 10 millions d’habitants ? Peut-être, espère-t-il, échanger au second tour ses 0,0001% voix contre des espèces sonnantes et trébuchantes, de quoi ressusciter sa société tombée en faillite ? Le cas échéant, on comprendrait mieux, l’une des raisons de cette pléthore de candidatures. Non sérieusement ! Comment quelqu’un qui a fait faillite en affaire et dont les articles sont mis en vente aux enchères peut prétendre diriger un pays ? De la même manière parmi les candidats, il y a un autre dont le compte bancaire à l’étranger a été bloqué pour insolvabilité notoire. Décidemment, il y a des gens pas très catholiques qui prétendent diriger le Bénin. Ceci devrait interpeller la Cour constitutionnelle.Il n’y a pas que la régularité vis-à-vis du fisc qui devrait servir de caution aux présidentiables. La Cour doit aussi vérifier si ceux qui veulent nous diriger sont en règle au niveau des établissements financiers. Théodore Holo et les siens doivent se servir de cet avis de vente aux enchères publiques pour disqualifier ce débiteur insolvable qui a envie de diriger le peuple Béninois. Cela ferait une personne de moins et ils auraient rendu service à l’Etat et aux électeurs.

Issa OLATOUNDJI

Matin Libre

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