Pour son élection:Zinsou et Houngbédji félicitent Talon par téléphone

Pour son élection:Zinsou et Houngbédji félicitent Talon par téléphone

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Les choses sont allées très vite dans le camp de la coalition de Rupture. Aussitôt après la publication des grandes tendances par les médias, Lionel Zinsou et le leader des « tchoco tchoco » ont joint Patrice Talon au téléphone pour le féliciter et reconnaître sa victoire au second tour de la présidentielle. Si Adrien Houngbédji l’a fait en sa qualité du président de l’Assemblée nationale, son joker se déclare ainsi perdant du scrutin après être arrivé en tête au 1er tour.

Il est vrai que ni Lionel Zinsou, ni Adrien Houngbédji n’ont attendu la publication des grandes tendances, tout au moins par la Céna avant de reconnaître l’élection de Patrice Talon. Mais, si l’on y voit de très près, c’est parce qu’ils sont convaincus que les dés sont pipés et qu’aucun renversement de situation n’est attendu. Lionel Zinsou vient de prendre de court le chef de l’Etat, son mentor qui a juré la main sur le cœur qu’il ne reconnaîtra la victoire de Patrice Talon. Quant à Adrien Houngbédji, ancien candidat malheureux aux élections présidentielles passées, il tient à conjuguer au passé ce scrutin afin de regarder l’avenir autrement. En somme que le président de l’Assemblée nationale et le 1er ministre candidat s’empressent de féliciter le grand vainqueur de la consultation de ce dimanche est sans doute bénéfique pour la démocratie et se révèle un geste de grande classe. Il vient de faire un pas de rapprochement vers Patrice Talon qui est désormais le nouvel homme fort. Ce dernier se tient déjà à l’écart de la coalition républicaine dont il fait partie. L’initiative compte pour l’avenir et les futurs rapports entre les deux hommes d’Etat s’annoncent sous de bons auspices. Maintenant que les élections sont terminées, les invectives et attaques enterrées, il faut relever ensemble ce pays dans une collaboration intelligente entre l’Exécutif et le Législatif. Car, en décrétant la séparation des pouvoirs, la Constitution du 11 décembre 1990 n’a pas prononcé la séparation des hommes.

Abdourhamane Touré

Actu Bénin

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2 COMMENTAIRES

  1. Bonjour M. le journaliste.
    Vous avez voulu certainement dire que les dés sont jetés et non pipés parce que si c’est vraiment de dés pipés dont vous parlez, il y a fort à craindre pour la quiétude et la paix du pays.
    Merci

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