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Pour sa supposée implication dans les dossiers Pvi et Sodeco : Koupaki fustige et crie à une cabale d’intoxication

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(Il est prêt pour un débat contradictoire)
Le chantre de la Nouvelle conscience était, Jeudi 17 avril 2016, face aux hommes des médias, à son siège de campagne à Cotonou. A l’occasion, l’homme a démenti les affirmations faites contre sa personne, le mardi dernier, par le président de la République. Des affirmations qui, une fois encore, le responsabilisent dans les scandales liés aux dossiers relatifs au Programme de vérification des importations (Pvi) et la Société de développement du coton (Sodeco) alors qu’il était premier ministre du gouvernement.

Pascal Irénée Koupaki n’est pas responsable des ‘’crimes’’ dont on l’accuse. Hier, l’homme l’a vivement clamé devant ses compagnons et hommes de médias.  En effet, qu’il vous souvienne, le Chef de l’Etat,en visite sur des chantiers d’infrastructures sportives à Abomey-Calavi et Adjohoun, mardi 15 avril 2016, a «implicitement» indexé l’homme comme responsable de ces scandales. Koupaki, selon le propos de Yayi Boni, est coupable de «la mauvaise gouvernance que nous appelons le Pvi qui nous a ruinés, la Sodeco qui nous a détruit la filière coton (…), le Port qui s’est effondré».

«Je dis et j’affirme que ces propos sont loin de la réalité»,va d’emblée rétorquer l’apôtre du renouveau des valeurs. Se justifiant, il a martelé qu’il tient à sa fierté, sa dignité, et à l’éthique, dans la gestion des affaires publiques qui relèvent de sa compétence. C’est donc à l’en croire, des informations fausses dont l’objectif est de le décrédibiliser auprès de l’opinion publique nationale sous régionale et internationale. Une «cabale» qui perdure malgré qu’il ait réagi à trois occasions. Cette ‘’énième’’ sortie, a-t-il alors confié, est portée par deux raisons. D’une part, rassurer ses compagnons de sa crédibilité,et d’autre part, éviter que ces propos ‘’mensongers’’ n’entachent sur les suffrages du candidat de la coalition de rupture. «C’est parce que nous sommes en campagne et l’intoxication peut faire perdre des voix», a-t-il souligné.Par ailleurs, «si ces propos avaient été tenus par un citoyen ordinaire, j’aurais dit que ce sont encore des dénigrements sans fondements donc des balivernes ; mais ces propos ont été tenus en pleine campagne électorale par le chef du gouvernement», va condamner Irénée Koupaki. «Je me dois de clarifier ces propos devant des jeunes en quête de référence…On ne m’entraînera pas dans la poubelle, je ne suis pas un bouc émissaire. Je suis dans la coalition pour la rupture je sais que ça ne plaît pas. Je n’ai pas répondu aux appels de pied pour intégrer la coalition de la continuité venant de l’intérieur comme de l’extérieur du Bénin. J’ai choisi de faire campagne pour celui qui est proche de la Nouvelle conscience du Bénin de demain. Il Faut prendre acte de ma position», a-t-il poursuivi. En sa qualité «d’homme d’Etat», n’aimant pas «les déballages, et vouant un profond respect pour la fonction présidentielle et l’office ministériel», il a toutefois laissé entendre qu’après la campagne et la victoire,qu’ilest prêt à un débat contradictoire contre tous les signataires des différents dossiers d’Etat.

Cyrience KOUGNANDE

Matin Libre

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