Pour le quinquennat du Nouveau départ : Talon à l’abri du lobby...

Pour le quinquennat du Nouveau départ : Talon à l’abri du lobby religieux

1
PARTAGER

Les Béninois épris de paix et de justice en avaient marre ! Dix ans durant, ils ont assisté, impuissants, à l’immixtion surtout d’une obédience religieuse dans la gestion de l’Etat. Mais, il était dit qu’au soir du 6 avril 2016, le Bénin, sur le plan religieux, allait retrouver ses valeurs d’antan à savoir l’éthique et l’impartialité. Ainsi fût-il. Du moins, les premiers pas du chantre du Nouveau départ sont évocateurs. Et sans risque d’être démenti par des actes postérieurs du président Patrice Talon, les Béninois peuvent se réjouir du retour de la laïcité au cœur de la gouvernance.
La victoire remportée par les nombreux adeptes de ladite laïcité dans la gestion de l’Etat est d’autant plus grande que les cadres béninois n’auront plus à démontrer qu’ils appartiennent à une Eglise avant d’être nommés. Car, si l’ancien président Boni Yayi avec l’influence des ‘‘Born again’’ a fait l’apologie d’une ‘‘religion d’Etat’’ et a misé sur le critère religieux au détriment de la performance et de la compétence des cadres à nommer, son successeur n’a que faire. Autre temps, autres mœurs.

Des signes de rupture
D’ailleurs, pour qui sait lire entre les lignes, la démarcation radicale avec les pratiques politico-religieuses de l’ancien régime s’est, tout de suite, fait ressentir dans le discours d’investiture du président Patrice Talon où il n’y a pas cette utilisation à profusion, comme c’est le cas avec Boni Yayi, du mot ‘‘Dieu’’. Ensuite, c’est l’annonce de la liste du premier gouvernement qui est venue consacrer la Rupture avec les cercles religieux et les bondieuseries du régime Boni Yayi. Pas de ministère consacré aux cultes et aux futilités du genre. De plus, les pasteurs qui ont, dix ans durant, encombré la présidence de la République et souvent servi des inepties à la gloire du roi Yayi pour s’en mettre plein la poche ont, par eux-mêmes compris qu’en ces lieux, ils n’ont plus leur place.

Malgré la Bible offerte !
De même, le président Patrice Talon a, dans son premier gouvernement décidé qu’il n’y aura plus de trace du Mcri, ce ministère qui, au lieu d’être véritablement en charge des relations avec les institutions de la République, s’est trouvé comme spécialité, le partage de sommes faramineuses aux rois et aux confessions religieuses. Malgré la Bible offerte à lui par son prédécesseur, le président Talon évite déjà admirablement, le piège de l’immixtion de la religion en politique.
Alors, pour les cinq prochaines années, ceux qui pendant longtemps n’ont eu leur salut que grâce aux dévotions dans une Eglise ou à cause de leur proximité avec des rois et autres roitelets peuvent d’ores et déjà commencer à changer de fusil d’épaule ou aller animer un autre marché. Autrement, sans la compétence nécessaire pour briguer des postes de responsabilité, qu’ils ne s’attendent pas à embarquer dans la locomotive du ‘‘Nouveau départ’’ bénie par Dieu et à 65% par les Béninois. C’est largement suffisant pour Patrice Talon et son gouvernement !
Angelo DOSSOUMOU

aCotonou

Commentaires

commentaires

Commentaires

commentaires

1 COMMENTAIRE

LAISSER UN COMMENTAIRE