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Polémiques autour du nouvel avion présidentiel : Le Boeing 737 "acquis" par Yayi renvoyé en Afrique du Sud

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Le gouvernement de Patrice Talon ne compte pas utiliser le nouvel avion présidentiel sans élucider toutes les conditions de son achat. On apprend de sources concordantes que l’appareil a été retourné à son propriétaire. Le Boeing 737 a été renvoyé en Afrique du Sud depuis quelques heures. Le gouvernement n’entendrait pas, selon nos sources, se mêler à l’achat d’un avion qui ne garantit pas la sécurité. Le dimanche dernier, le ministre des Transports, Hervé Hèhomey avait précisé sur Canal 3 Bénin que des documents essentiels de l’avion étaient restés introuvables. « Il y a une deuxième inspection qui s’est déroulée le mercredi 11 mai dernier. Avant celle-ci, les responsables de l’Anac (Agence nationale de l’aviation civile, Ndlr) et les officiers de l’armée ont convenu d’un protocole pour ce genre d’opération. Il ressort de cette inspection que les documents de l’appareil ne s’y trouvent pas. Les officiers de l’armée de l’air qui s’occupent de l’appareil nous ont confiés que les documents sont à Johannesburg. Ils ont demandé que les experts de l’Anac se déplacent à Johannesburg pour aller vérifier les documents», a-t-il affirmé.

A entendre le ministre, ce sont des documents qui renseignent sur l’état d’entretien de l’appareil, le suivi dans l’entretien de l’appareil, « qui devraient forcément se trouver dans l’appareil aux dires des experts». «Des documents, a-t-il ajouté, qui renseignent sur l’effectivité de la maintenance de l’appareil. Et c’est au vu de ces documents que les experts pourraient conclure à la navigabilité ou non de l’appareil». Hervé Hèhomey rappellera que la procédure d’acquisition n’était pas allée à terme. Le propriétaire de l’appareil n’a pas voulu mettre, a-t-il expliqué, à la disposition des autorités béninoises lesdits documents, parce que  le Bénin n’avait pas encore payé la deuxième tranche qui devrait solder la transaction estimée à 4 millions de dollars  américains. Cette deuxième tranche a été bloquée par le ministère des Finances qui attend, à l’en croire, les résultats de la vérification de la navigabilité de l’avion. « Au-delà de l’inspection de la navigabilité, nous pouvons aussi demander un audit si nous ne sommes pas satisfaits par les résultats. Les inspecteurs de l’Anac n’ont pas été autorisés à toucher les moteurs de l’avion. Le propriétaire estime que ça devrait se faire à Johannesburg», a déclaré ce dimanche le ministre des Transports. Mais depuis  le dimanche, les choses sont allées très vite. L’avion « acquis » par l’ancien président Yayi Boni a quitté l’aéroport international Cardinal Bernardin Gantin de Cotonou.

Allégresse SASSE

Matin Libre

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