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Polémique autour du bilan de l’ancien Chef de l’Etat Les 4 vérités du Collectif « Le Bénin d’abord » à Bio Tchané

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Dans une lettre ouverte adressée à Abdoulaye Bio Tchané, le Collectif « Le Bénin d’abord » s’insurge de acharnement dont est objet le gouvernement sortant. « La jalousie en ce moment de carême n’est pas recommandée… nous vous invitons à traiter l’ancien Chef de l’Etat avec respect et considération », lit-on dans cette letttre ouverte dans laquelle le Coordonnateur national du Collectif « Le Bénin d’abord » n’apprécie pas « l’interprétation que vous (Bio Tchané, ndlr) faites du déficit de 7% crée la confusion dans l’esprit des Béninois épris de paix. Expliquant la politique de développement du gouvernement sortant, le coordonnateur national du Collectif « Le Bénin d’abord » la justifie par la promotion des infrastructures sociales et physiques. « … ces dernières années, l’ancien régime a beaucoup investi dans les infrastructures routières, aéroportuaires, sanitaires, éducatives, sportives… », ajoute-t-il avant d’affirmer : « Nous attendons impatiemment les résultats de l’audit dont vous parlez à tout moment. L’ancien Chef de l’Etat que nous allons toujours soutenir restera serein et imperturbable ». L’administration étant une continuité, Le collectif demande au pouvoir en place : « Faites ce que vous pouvez en privilégiant toujours l’intérêt supérieur de la nation. Laissez l’ancien régime en paix. Mettez-vous au travail ». Lire la lettre ouverte.

Lettre ouverte du Collectif « Le Bénin d’abord » à Abdoulaye Bio Tchané

« Nous avons lu comme tous les Béninois, l’entretien que vous avez accordé à une certaine presse pour tenter de ternir l’image de l’ancien régime, noircir son bilan, remettre en cause les précieux acquis socioéconomiques obtenus durant les10 ans de sa gouvernance ; des résultats reluisants et substantiels qui lui ont valu l’admiration de la communauté internationale. Pourquoi cet acharnement contre le gouvernement sortant ? Pourquoi cette haine affichée ? Pourquoi vous tentez d’empoisonner le peuple par des allégations mensongères ? Pourquoi ce manque de respect à l’égard de l’ancien Président de la République qui a dirigé le Bénin avec amour, esprit de partage et d’aménagement du territoire (pôles de réduction de la précarité) ?
…vous ne réussirez pas à chasser de la mémoire des Béninois, les 10 ans de progrès obtenus sous l’ancien régime. Vos tentatives répétées pour noircir le bilan du régime défunt sont vaines.
C’est Dieu qui choisit le Président de la République. Inutile de déverser votre bile sur l’ancien Chef de l’Etat s’il l’a été durant 10 ans pendant que vous continuer de courir derrière les suffrages des Béninois. La jalousie en ce moment de carême n’est pas recommandée.
Votre volonté d’être coûte que coûte président de la République, chef de l’Etat, est louable. Mais, dommage, c’est Dieu qui choisit et ses voies sont insondables.
En dépit des privilèges acquis à la Banque Ouest Africaine de Développement (BOAD), vous n’avez pas su apporter une valeur ajoutée à cette institution durant votre gouvernance.

La trahison se paie toujours. Malgré les moyens colossaux mis à votre disposition par vos télécommandes et détracteurs de l’ancien Chef de l’Etat et sur la base de la Lepi conçue par les Nations Unies, l’Union Européenne et d’autres partenaires bilatéraux crédibles de cette planète, votre impopularité vous a crédité d’à peine 6 % des suffrages aux présidentielles 2011 contre 8,79% en 2016. Nous vous renvoyons à la méditation car la méchanceté et la haine ont un salaire : elles se payent toujours.
Vous n’avez jamais pardonné au Président de la République sortant cette humiliation, vos contreperformances dans le Nord et votre score minable au plan national, parce que vous auriez souhaité qu’il vous soutienne. Vous ne l’avez jamais pardonné d’avoir œuvré pour le transfert du pouvoir … afin de préserver la stabilité du pays. Retenez que le Bénin restera un et indivisible et nous vous invitons à traiter l’ancien Chef de l’Etat avec respect et considération.
Ce sont là certains motifs de votre cabale et de celle de vos partisans sur la personne du Chef de l’Etat sortant. Il ne va pas se rabaisser à votre niveau.
La source de votre haine est connue. L’ancien Chef de l’Etat a nommé des compatriotes dont certains sont plus compétents que vous. S’ils sont honnêtes, ils vous répondront, point par point, puisque vous parlez de la gestion des 10 ans. Certains sont même avec votre équipe de rupture aujourd’hui et s’érigent en donneurs de leçon. Le débat aura bel et bien lieu.
Votre volonté d’isoler l’année 2015 est cynique car vous voulez isoler certains de vos challengers à qui vous voulez plaire. Tous ceux qui ont occupé le poste de ministre des finances sont encore tous là. L’un d’eux continue d’avoir des démêlés avec la Haute Cour de Justice. Les autres sont là et le débat se fera. Le chantre de la rupture, le Président Patrice Talon, lui-même aidera le débat car on ne peut pas transférer les ressources d’un pays et dire en même temps que le pays va mal. Il est concerné aussi et surtout par ce débat.

Dites combien vous recevez pour tenter de ternir l’image de l’ancien régime ? L’ancien Président de la République est une grande aiguille qu’on n’avale jamais. En attendant le débat avec les ministres de l’ancien gouvernement, vos commentaires idéologiques sont discutables. Vous êtes coutumiers des déclarations incendiaires par votre position contre les mesures sociales. Le Fonds monétaire international où vous avez essuyé vos chaussures vous influence toujours et vous empêche de voir la réalité en face, sortir de la haine. Le peuple béninois ne veut pas des cadres décidés à détruire la sécurité humaine, l’accès aux services sociaux de base…
L’interprétation que vous faites du déficit de 7% crée la confusion dans l’esprit des Béninois épris de paix. C’est cynique. Vous accusez l’ancien Président de la République d’avoir emporté 360 à 450 milliards de F Cfa. Etes-vous sérieux ? Qui vous voulez intoxiquer ?
C’est un secret de polichinelle que ces dernières années, l’ancien régime a beaucoup investi dans les infrastructures routières, aéroportuaires, sanitaires, éducatives, sportives…
L’ancien Chef de l’Etat fait partie des présidents les plus pauvres de cette planète. Vous pouvez faire vos enquêtes et consulter ses déclarations de biens à l’entrée et à la sortie de ses charges.
Le Bénin a insuffisamment promus les mesures sociales au cours des 10 ans à cause des contraintes budgétaires qui enferment les critères de convergences de l’UEMOA. Néanmoins, il s’est efforcé de réaliser de meilleures performances reconnues par les institutions fiables de la planète.
Si vous faites allusion au ratio de solde budgétaire global, dons compris, rapporté au PIB nominal, c’est vrai ce ratio a été relevé en 2015 et s’est comporté comme suit :

Critères de convergence Norme 2005 2006 2007 2008 2009 2010 2011 2012 2013 2014 2015
Ratio du solde budgétaire global, donc compris, rapporté au PIB nominal (critère clé) -3% -2,5 -0,8 0,4 -1,6 -4,0 -1,5 -1,7 -0,4 -1,7 -1,9 -7,9

Pour l’ancien Gouvernement, il fallait faciliter l’accès aux biens publics des citoyens et renforcer la sécurité humaine (eau, école, routes, énergie, lampes solaires, assainissement…). L’environnement macroéconomique dans l’ensemble ne s’éloigne pas des meilleurs dans l’UEMOA. Ce tableau joint est éloquent.
Nous vous recommandons de revisiter votre ville natale Djougou et vous verrez les efforts de développement consentis, ce que l’argent de l’Etat a servi à faire au profit de vos parents. Vous avez dû constater que les infrastructures sociales et physiques ont changé le visage de Djougou par rapport à votre période de ministre des finances. Soyez honnête. Qu’aviez-vous apporté en votre temps à Djougou, alors capitale de la poussière ?

Cet effort de promotion des infrastructures sociales et physiques a concerné toutes les localités du pays. C’est donc cynique de votre part si la politique politicienne doit vous amener à mentir au peuple, en affirmant que l’ancien Président de la République a emporté les caisses de l’Etat. Bien au contraire, actuellement, c’est votre gouvernement qui pille les ressources de l’Etat, tout au profit du coton, plus de 50 milliards F Cfa déjà soutirés du trésor public en un mois.
Sur la question relative à la masse salariale, le Gouvernement sortant, au cours des 10 ans, a fait l’option d’une stabilité sociale. Il a fait l’effort d’améliorer la capacité d’intervention des régies (douanes, impôts et trésor) par des réformes qui se sont retournées contre la République (PVI-NG…).
Retenez aussi que les grèves intempestives, les exigences de certains syndicats manipulés par des opérateurs économiques que vous défendez aujourd’hui ont conduit l’ancien régime à porter ce ratio à 48,2% des recettes fiscales. Vos oreilles ont écouté le cri de cœur de ce régime car le comportement de ces syndicats a poussé à cette triste réalité.

La sécurité sociale dépasse la stabilité budgétaire. Montrez-nous vos compétences dont on ne voit pas les effets, car il s’agit de gérer les hommes et non de se nourrir d’idéologie imposée de certaines institutions internationales.
Nous attendons impatiemment les résultats de l’audit dont vous parlez à tout moment. L’ancien Chef de l’Etat que nous allons toujours soutenir restera serein et imperturbable. Durant les 10 ans, il a fait de son mieux. Vous n’allez jamais réussir à le rendre impopulaire au sein du peuple qui continue de l’aduler.
Durant ses deux mandats, il y a eu certainement des erreurs. Mais vos sorties médiatiques ne nous impressionnent guère.
…Plutôt que de passer tout votre temps à voir le mal partout dans ce que l’ancien régime a fait, vous devez aider le Président Patrice Talon à arrêter d’étendre sa main mise sur toute l’économie du pays. Quel partenaire bilatéral ou multilatéral aidera le Bénin si le premier Béninois ne pense qu’à lui seul et ses enfants et s’approprie des biens publics par son monopole sur la vie économique pendant que les populations souffrent ?
Il y a là une trahison de votre part à cautionner ce comportement qui affame le peuple. Dites au président de la République d’arrêter ses tentacules sur l’économie et d’opérer de vraies réformes économiques et financières pour la promotion du partenariat public-privé en vue des infrastructures pour le pays et l’emploi pour les jeunes et les femmes.
S’agissant des réformes économiques et financières, nous aurons le temps d’en parler. Le comportement de votre gouvernement dit de nouveau départ n’est pas rassurant. Le peuple entier est inquiet.
Pour les régies financières, la qualité des responsables pose un véritable problème de gouvernance à l’ère de la rupture. Il s’agit de jouer sur les recettes et de mettre en place une fiscalité qui n’étouffe pas l’entreprise.

Votre projet de centralisation des recettes dans des conditions totalement opaques inquiète également. Le gouvernement sortant avait envoyé des missions au Rwanda et dans d’autres pays. Le Canada avait même été saisi sur le sujet. L’exemple togolais est réel. Mais le Togo n’a pas procédé comme vous le faites actuellement. Il est allé méthodiquement. Malheureusement, vous avez opté pour la voie la plus obscure.
Vous avez choisi l’opacité qui ne garantit pas la transparence autour de cette réforme. Pour réussir cette réforme, il faut suivre les procédures appropriées, aller à l’école des pays qui ont déjà réussi en la matière. Et le choix porté sur l’expatrié Gilles Guerard dans la mise en place de l’office béninois des recettes est incompréhensif. La question suscitera certainement un débat parlementaire, car le chemin suivi par les pays modèles n’est pas respecté.
Nous appelons au respect des trois étapes règlementaires : phase de recrutement (recrutement, statut, formation, communication, contrat de programme, gestion des objectifs et assistance technique) ; phase de stabilisation et de consolidation (définition d’une stratégie opérationnelle, réforme de modernisation, informatisation et interconnexion des systèmes) et mobilisation des ressources externes.
Puisqu’il s’agit de créer une structure unique sérieuse, cela relève du domaine de la loi. Le dossier doit être confié à l’Assemblée Nationale. Pour des raisons de transparence, les responsables clés de la mise en œuvre de la réforme doivent être recrutés par avis d’appel d’offres international, à l’abri des pressions. Cette équipe doit avoir un conseil d’administration, la loi au Togo et au Rwanda, a prévu le recrutement d’un manager.

Nous saluons la volonté du nouveau gouvernement d’opérer des réformes dans ce secteur. Toutefois, nous l’invitons à respecter les règles élémentaires en la matière.
Nous invitons le gouvernement de la rupture à se mettre véritablement au travail, à cesser de distraire le peuple. Si la responsabilité de donner satisfaction aux aspirations légitimes des populations le dépasse, qu’il ait l’humilité de demander au peuple de choisir de nouveaux dirigeants. L’ancien régime n’a fait que mobiliser des ressources pour le développement et la prospérité du Bénin et n’avait pas de difficultés à le faire en dépit des intrigues politiques, des croques en jambe et des blocages de certains Béninois en conflit avec la morale et l’éthique.
Avec le renforcement de la sécurité humaine, le taux de pauvreté réelle est passé de 45% en 2006 à 20% en 2016. Le disque sur « nous avons pris le pays dans un état catastrophique » est donc rayé.
Aujourd’hui, vous êtes aux affaires. L’administration est une continuité. Faites ce que vous pouvez en privilégiant toujours l’intérêt supérieur de la nation. Laissez l’ancien régime en paix. Mettez-vous au travail.
Le Collectif « Le Bénin d’abord » exhorte le peuple béninois à la vigilance pour préserver la paix, l’unité nationale et les acquis sociaux des travailleurs, des jeunes et des femmes.

Fait à Cotonou, le 05 juin 2016

Le Coordonnateur National

Bruno Z. HOUENANKPA
E-mail : [email protected]

aCotonou

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15 COMMENTAIRES

  1. Balle à terre Souhou roy finis les élections. L’heure est au travail et non aux mots ou aux intimidations. Patience.

  2. ce collectif de voyous ne menace aucunement la paix du BÉNIN. si il s’avérait que yayi et ses acolyte ont mal géré pendant 10ans ils devront rendre compte. donc inutile de parler de paix où d’unité nationale. qui ne sais pas comment yayi à quitter Cotonou! après vôtre soit disant bonne gestion. unanimement la majorité du peuple sais que yayi est le mauvais président que nôtre pays est connu. il manque trop d’humilité.

  3. Pour moi ont doit traduit le régime yayiste a la haute cour de justice pour les détournements des fonts de notre pauvre pays le Benin

  4. Je valide la boutade du dernier intervenant : trêve de bavardage, laissons le temps au nouveau Gouvernement d’accomplir son devoir de redressement de la Nation.

  5. C’est du pareil au même. Ce sont les mêmes personnes et on continue. La justice rattrapera anciens comme politiciens du nouveau départ.

  6. ALI : ABT doit laisser m. YAYI en paix. ils n’ont qu’ montrer de quoi ils sont capables, ceux de la rupture.

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