Plus de policiers et gendarmes « Gardes du corps »

Plus de policiers et gendarmes « Gardes du corps »

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Sous le régime du Nouveau départ, plus rien ne sera comme avant. C’est par euphémisme qu’on présente les choses ainsi au lieu de dire qu’il faut qu’on arrête le désordre. Mais, en réalité, c’est qu’on veut arrêter le désordre dans ce pays où dès qu’on a une petite parcelle de pouvoir, une certaine coutume recommande d’avoir de garde du corps et voiture munie de gyrophare plus sirène.

S’il est vrai que dans l’exercice de leurs fonctions, certaines autorités publiques ont besoin d’un dispositif de sécurité, force est de constater que beaucoup parmi ceux qui circulent dans le pays avec garde du corps n’en ont pas besoin. Les directeurs de société et offices d’Etat, des conseillers et chargés de mission des ministres, certains fonctionnaires de la Présidence, des épouses et enfants d’autorités se font accompagner de corps du corps souvent choisis parmi les policiers et gendarmes en complicité avec la hiérarchie. Tout ça parce qu’on veut profiter de sa position ou de celle d’un proche qui occupe un poste de responsabilité. Pendant ce temps, les brigades de gendarmerie, les commissariats et les unités de la police manquent cruellement d’effectif pour assurer la sécurité des personnes et des biens. Le Conseil des ministres a trouvé la parade contre ces pratiques érigées en mode sous le régime défunt. Tous les agents de la gendarmerie et de la police commis à cette tâche sont retirés pour être retournés à leurs structures de provenance, notamment les commissariats et les brigades. Cette décision doit être mise en œuvre sans délai. Il est de notoriété publique que faute de personnels, les forces de sécurité publique ne parviennent pas à répondre à leur mission républicaine et font l’objet de vives critiques au sein de la population. Devant ce problème criard d’effectif, le gouvernement de la Rupture a trouvé une solution immédiate et pas coûteuse. Policiers et gendarmes ne sont plus autorisés à servir en qualité de garde du corps. Les militaires s’en chargeront exclusivement. L’équation de l’insécurité sera plus facile à résoudre. Car, si l’on doit poser cette équation en terme de 01 policier pour X habitants, pour combien de kilomètres l’on doit reculer le grand banditisme, la réponse sera facile à donner que poser le problème en remplaçant X habitants par Y directeurs et autres personnalités à garder. Si cette formule est la bienvenue, il faut l’accompagner de mesures incitatives au profit des policiers et gendarmes qui sont à la fois désirés et rejetés par la population, histoire de les motiver à braver tout sur leur passage pour garantir la sécurité à ceux qui vivent sur le territoire national. De même, il est mis fin à l’utilisation abusive des gyrophares et des sirènes. C’est la fin du désordre. Le nouveau ministre de l’Intérieur et de la sécurité publique, Sacca Lafia, prend la mesure de la tâche à lui confiée par le président de la République, Patrice Talon. En l’espace de deux semaines, ça semble vraiment bouger, car les décisions prises en Conseil des ministres sont accueillies avec sourire par la majorité des Béninois et même des étrangers qui vivent dans le pays. Il faut aller plus loin en installant un dispositif de sécurité qui prend en compte toutes les forces armées et de sécurité.

FN

Actu Bénin

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