Plume libre : Pascal Irénée Koupaki, l’homme à abattre ?

Plume libre : Pascal Irénée Koupaki, l’homme à abattre ?

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Parce qu’ils ont les yeux rivés sur les prochaines élections, des politicards recrutent des activistes de tout poil pour abattre un homme perçu comme menace pour leurs petites ambitions. La médisance, une affection contagieuse qui fait d’énormes dégâts dans notre pays, devient ainsi l’arme des détracteurs.

De l’affaire ICC services au programme PVI en passant par sa supposée responsabilité dans les dérives du régime défunt, les détracteurs de Pascal Irénée Koupaki n’ont malheureusement aucun répit. Mais ils ne se sont pas résignés non plus. Chose ironique, la rigueur de l’homme fut un argument de campagne contre lui. « Il est trop rigoureux ! Si vous le choisissez comme président de la république, il va tous verrouiller et l’argent ne va plus circuler le pays. » Voilà un exemple dont j’en ris souvent.

Nommé ministre dans le gouvernement de la Rupture, ses détracteurs n’ont toujours pas désarmé. Armés de haine, ils se confondent en quolibets, le présentant comme ministre de la lecture. Pourtant, comme Koupaki, il y a ceux de nos compatriotes qui rêvent du meilleur pour le pays, et pour leurs semblables ; qui, dans leur vie privée comme publique, sont très agréables et soucieux de leurs proches. Ils surveillent leur langage, prennent des gants à chaque instant et témoignent constamment de prévenance, mais, ironie du sort, ce sont ces personnes qui subissent méchancetés et malveillances.

Des individus mal intentionnés ne reculent devant rien, persuadés que pour liquider les personnes perçues comme menaces, il ne faut lésiner sur aucun moyen. Et c’est bien là que le bât blesse, c’est là que se loge la duplicité contre laquelle nous devons nous méfier. L’étendue de la calomnie est proportionnelle à la quantité d’individus qui l’écoutent. En effet, ces « politiques » qui, pour se disculper ou légitimer leurs actes, s’adonnent à la calomnie de leurs adversaires vont devoir passer à autres choses si le peuple se montre de plus en plus mature et moins facile à berner.

Le problème reste, cependant, si leurs auditoires doivent, eux aussi, assumer une part non négligeable de culpabilité, quant au délit de médisance, ceux qui diffusent ces propos illicites à des milliers de personnes atteignent le pinacle de l’exécrable ! Le système de défense des médias demeure immuable, ils sont l’unique rempart, l’assurance de nos libertés, car ils défendent le « droit d’expression et le droit du public à savoir ».

Il s’agit pour eux de préserver l’une des caractéristiques de la démocratie. La question reste en suspens : la nation béninoise peut-elle se construire sur de telles fondations ? Comment les médias classiques et sociaux peuvent-ils assurer leur fonction de vecteur d’information, préserver la liberté d’expression, et faire de la démocratie, un atout, et non pas un inconvénient ?

Un philosophe disait un  jour : « On n’a guère besoin du suicide de la démocratie pour illustrer sa volonté ». Nul n’est parfait, nous avons tout un chacun la responsabilité d’examiner les tares qui sont en nous, de les fustiger et d’y remédier, tout en révélant et en appréhendant les qualités que possède l’autre.

En acceptant de prendre une charge sous le Nouveau Départ, Pascal Irénée Koupaki joue son destin, et il sait, en homme d’État, que ni lui-même, ni les prochaines élections ne comptent pas plus que ce qui est bien pour notre pays, et les générations futures, même si par moments, la potion peut paraître amère. On ne fait pas d’omelette sans casser des œufs.

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3 COMMENTAIRES

  1. Il ne soulève plus d’enthousiasme des Beninois parce que chaque jour il révèle des faces les moins reluisant. C’est un loup dans la peau d’un agneau.
    kl

  2. C’est dommage pour lui. L’économie de vérité est parfois suicidaire. Malheureusement, c’est sa position. Moi même, je me pose les mêmes questions que les autres quand on aborde les dossiers de malversations du gouvernement YAYI. Je sais que parfois le chef prend des décisions qui sont contraires à votre avis ou gère des dossiers sans vous consulter. Mais, dès fois, il faut savoir abandonner les choses, juste à temps. Il a manqué au grand frère, ce départ juste à temps.

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