Plume Libre : Autopsie du Football béninois.

Plume Libre : Autopsie du Football béninois.

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« On payera tous notre quittance au guichet de la mort, mais pas au même prix  » ai je toujours dis. Ainsi le Football béninois présente de nos jours des signes d’un enfant dont le passé a été gauchir du fait du non respect des principes sacro saint de la vie humaine. Lorsqu’on viole la mémoire d’un défunt qu’on avilit son prochain ou qu’on le brocarde, seule la juste épée céleste plane sur votre avenir. Elle devient à un moment donné un poids sur votre conscience, si conscience il y en a encore.

Aveuglé par le pouvoir, la chose de la majorité est devenue la propriété d’une minorité pleine de subtilités. Sur le chemin de l’histoire, un vieux me disait « petit si tu savais ce qu’Amadou Moudachirou a fait pour notre équipe nationale, Ils ont péché contre la nature en ne l’acceptant même pas sur le banc en 2004 en Tunisie. Ce garçon prenait le billet à ses frais, a mis fin au partage d’une boite de lait par plusieurs joueurs professionnels campés par une équipe nationale, le premier international à descendre quand il y a un match, apportait des maillots à l’équipe; dépensait de son argent pour cette même équipe. L’un de ses péchés a été de rencontrer le président Kérékou pour lui faire part des conditions de vie des ambassadeurs nationaux, dont en tant que capitaine il est le porte voix. Ne pouvant se passer de son côté excentrique, le feu Général lui demanda si un joueur se tresse, ou bien il est un artiste…rire « .

Un péché sous les tropiques puisque votre personnalité devient de trop, vous devenez une gêne pour le Sultan, un simple joueur doit il avoir des ramifications jusqu’au président de la République ? Ouf… Tancé n’étant jamais du goût de ceux qui veulent le pouvoir absolu, il a été pour l’histoire une victime. Somme toute, pas de Moudachirou dans la liste retenue après qualification à la première CAN du Bénin en 2004, sous le règne Adjagodo.  Meurtri, il a quitté le Bénin pour l’Allemagne où il s’est fait aujourd’hui un nom. Attaché aux valeurs ancestrales, « Capi » de son sobriquet a pardonné, mais a du mal à oublier.

Par contre Hervé Davasky , pour avoir découvert une supercherie de prime de match, ne connaîtra plus jamais de sélection en équipe nationale « Son péché, au lieu de parapher directement sur les deux feuilles de match dont l’une était camouflée par une main, a tiré de force la vrai et a pris connaissance de la manigance qui se faisait par des Mr X); avec des potentats cet acte est outrageant ». J’espère qu’ils s’en souviennent. Le Bénin perdit ce talentueux joueur polyvalent en défense qui a connu toutes les sélections (Cadets, Juniors et Seniors), jouant des deux pieds.

Acte 1 de l’autopsie.

Dans l’antichambre de l’histoire, Martin Adjagodo a fini par comprendre que la gentillesse est un défaut, par ailleurs. Artisan de la réintégration du sieur Anjorin Moucharaf, il va lui passer la main au poste de président de la FBF, après la CAN 2004. Mettant en cause la radiation à vie prononcée par feu Moucharafou Gbadamassi, il a violé les règles spirituelles inhérentes à la mémoire d’un mort en Afrique plus précisément au Bénin. La suite est un secret de polichinelle.

Acte 2 de l’autopsie

Le Bénin a connu deux CAN (2008-2010) sous le règne Anjorin. Néanmoins le football au pays est partagé entre clivage, coup bas, mauvaise gestion, parodie scénique, prison, sanction, retrait d’agrément etc… Pire le meilleur entraîneur que le Benin ait connu jusque-là, Michel Dussuyer a été viré après la CAN 2010 et l’équipe a été dissoute. Je sais que vous savez pourquoi, parce qu’une version vous a été servie, mais l’homme de la plume non. On a régressé dès lors, plus de phase finale de coupe d’Afrique (trois sont passées), alors que nous avons des joueurs au mieux de leurs formes, jamais de tels potentiels individuels chez les « Ecus ». A demi mot point de stabilité et de paix entre présidents de fédé, ses subordonnés, le Ministère de tutelle, les acteurs et les supporters. On peut toujours se poser des questions. A quand la fin ?

Acte 3 de l’autopsie

Ayant écrit l’histoire du Football béninois, à une époque où le patriotisme était au paroxysme, les anciennes gloires ne sont pas d’accord à propos des traitements à eux réservés par les dirigeants. Si la jeunesse bénéficie aujourd’hui de conditions plus ou moins favorables, selon les anciens, à certains, il manque du patriotisme et de l’engagement lors des matches. Sans oublier les inconvénients du manque de salaire dû à un moment à Wabi Gomez. Il continue de garder lui sa bouche mais on lui doit toujours, Edmé Kodjo puisque c’est de lui qu’il s’agit, de part sa nature taciturne a préféré garder le silence et laisser le destin en juger…

Acte 4 de l’autopsie

Au vue de ce qui précède vous savez déjà ce qu’il y a à faire. Néanmoins un forum s’avère indispensable, pour permettre à tous de se dire certaines vérités et surtout demander pardon aux victimes des différents systèmes et au peuple béninois. Mieux, demander des messes d’actions de grâces pour le repos des âmes de ceux qui ont contribué au rayonnement de la Team nationale et qui ne sont plus de ce monde, ainsi qu’à la mémoire de feu Gbadamassi.

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