Plan de développement durable de Parakou:Adhésion totale des populations à l’initiative de...

Plan de développement durable de Parakou:Adhésion totale des populations à l’initiative de Charles Toko

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L’initiative du nouveau maire, Charles Toko, visant à jeter les bases d’un développement durable de Parakou à travers une maîtrise des facteurs et paramètres d’hygiène et d’assainissement ainsi que la sécurisation de la mobilité urbaine a recueilli l’adhésion des populations de la cité des Koburou. Une forte mobilisation a été observée autour du projet les vendredi 14 et samedi 15 octobre 2016 au cours d’un séminaire atelier organisé à cet effet.

Faire le bilan de la politique de planification et de mise en œuvre des infrastructures d’assainissement pluvial et du développement urbain durable de la ville de Parakou et projeter les actions, à court et moyen termes, à mettre en œuvre pour une bonne gestion des eaux pluviales, de la mobilité urbaine et d’un cadre de vie décent. C’est l’invite du nouveau maire de la municipalité de Parakou, une semaine après son entrée en fonction, à l’endroit des forces vives de cette ville. A l’ouverture de cette rencontre de haut niveau, Charles Toko a déclaré aux participants que l’objectif de ce séminaire est de recueillir leurs contributions et expertises dans une démarche participative avant de doter leur chère commune d’un mémorandum d’initiatives et de projets novateurs capables d’impacter positivement et durablement le cadre de vie des populations. Pour lui, aucun développement local n’est possible sans un environnement sain, une gestion intelligente des déchets et eaux usées, de l’eau potable disponible partout, une bonne sécurité alimentaire. « En définitif, mon conseil et moi, grâce à vos contributions et aux précieux appuis de l’Etat central et des partenaires au développement, rêvons de faire de Parakou, une commune assainie où il fait bon vivre pour chacun et pour tous, avec des populations engagées dans la préservation des ressources au profit des générations futures », a-t-il clairement confié avant d’inviter tous les cadres et les populations à se mobiliser pour moderniser Parakou. Le parrain de ces assisses de deux jours, le Préfet du département du Borgou, a félicité le maire pour avoir initié, comme première activité, de concert avec son équipe dirigeante et tout le conseil municipal, la séance d’échanges qui, selon lui, traduit l’ambition qu’il a pour la ville de Parakou. Pour cette autorité préfectorale, le maire et son conseil municipal, en décidant de faire de Parakou une ville durable, envisagent de préserver et de gérer durablement les ressources de la ville dont l’énergie, l’eau, le sol, la biodiversité. De même, il s’agira d’améliorer la qualité de l’environnement, l’équité sociale en renforçant l’accessibilité pour tous aux logements, à l’éducation, à la santé, aux services et équipements collectifs et luttant contre les inégalités sociales et écologiques. Améliorer l’équité et la cohésion entre les quartiers et les arrondissements à l’échelle infracommunale, intercommunale et dans le cadre de la coopération décentralisée, et améliorer l’efficacité et l’attractivité du tissu économique seront aussi des axes d’intervention du Conseil. Djibril Cissé, en sa qualité d’autorité de tutelle et au regard de l’état actuel de la ville de Parakou où les problèmes d’assainissement, de cadre de vie, de mobilité urbaine, d’incivisme de la population se posent avec acuité, s’est engagé à accompagner et à soutenir cette noble, exaltante, ambitieuse et inédite expérience. Une expérience qui, a-t-il souhaité, fera école au Bénin. A l’issue des deux jours de travaux, d’importantes résolutions ont été prises. Il s’agit entre autres, de l’élaboration d’un plan qui donne une vision globale de l’évacuation des eaux pluviales et usées, de la gestion des déchets solides et liquides. Satisfait des conclusions, le maire Charles Toko a pris l’engagement à traduire en actes concrets toutes les recommandations issues des échanges.

Hervé M. Yotto

Déclarations de soutien

Rachidi Gbadamassi, député à l’Assemblée nationale : « C’est de l’innovation politique »

« Une mission, c’est des hommes et des moyens. J’ai dit la fois passée que l’arrivée de Charles Toko à la tête de la municipalité de Parakou est une chance pour la ville. Et vous voyez, moi, j’ai été maire de Parakou, premier maire de la décentralisation. Il y a des choses que nous avons entamées et qu’on n’a pas pu achever. D’autres m’ont succédé. Je crois, ce qui vient de se passer aujourd’hui, c’est un grand jour. C’est de l’innovation politique : réunir les cadres, les populations, les hommes politiques, pour que chacun puisse donner son point de vue par rapport aux questions de développement. Il s’agit de développement et il faut remercier celui qui a eu l’intelligence de convoquer ces assises-là. Il a posé le diagnostic des maux dont souffre la ville de Parakou. Je crois que c’est ce que nous avons demandé. Et ça serait irresponsable et irrespectueux de notre part de ne pas accompagner le nouveau maire par rapport aux réformes. Nous avons dit que Parakou était déconnecté du pouvoir central. Je suis un homme politique, et tant qu’un homme politique, après avoir tenu un langage de développement, je dois aussi tenir des langages politiques. La fonction de maire, c’est une question politique. La fonction du président de la République, c’est une fonction politique. La fonction de député, c’est une fonction politique. Et quand tu es maire, il faut avoir des relations. Il ne faut pas s’isoler. Donc, pendant un an, nous avons, en réalité, dirigé sans tête et présentement, nous avons dit que Charles Toko était l’homme de la situation. L’homme qui pouvait connecter à nouveau Parakou et le pouvoir central. Et vous allez voir dans les jours à venir. C’est un défi… En moins d’un an, nous allons faire le bilan et vous verrez que Parakou a effectivement changé. D’abord, les ministres vont commencer par défiler à Parakou. Chaque ministre, dans son programme, va dire ce qu’il va faire pour Parakou… Donc, nous attendons beaucoup de ces assises-là. Ce sont les cerveaux de notre municipalité que nous avons interpellés. Nous les attendons de pied ferme pour nous faire des propositions. Il y a des anciens maires, des anciens députés, des anciens préfets et des anciens chefs de circonscription. Ça veut dire que le maire veut faire une gestion participative. Le maire ne veut pas faire une gestion opaque. Il veut associer tout le monde. C’est à nous de coller la paix au maire pour qu’il mette en exécution son programme. Il est venu relever un défi. Je demande aux populations de Parakou d’aider le maire. Je crois que nous avons déjà pris des engagements à tous les niveaux. Les programmes au niveau de tous les ministères. Vous les journalistes, je vous ai dit la fois passée que l’échec de Charles Toko, c’est l’échec des journalistes. C’est vous qui avez l’habitude de critiquer. Quand ça va, c’est vous qui critiquez. Donc, maintenant, les populations ont voulu vous mettre à l’épreuve. Mettez votre savoir-faire communicationnel pour vendre l’image de Parakou. Je l’ai aussi dit au niveau du pouvoir central. C’est la première fois qu’un homme d’affaires prend le pouvoir. Si le Président Patrice Talon échoue, les hommes d’affaires ne vont plus accéder au pouvoir. Et si un journaliste échoue, ça veut dire qu’aucun journaliste ne va plus accéder au pouvoir. …Je vous demande de mettre votre expertise, votre communication au service du développement et de votre collègue, parce que Charles Toko est d’abord un journaliste avant d’être un homme politique. On verra comment vous allez aider votre collègue, parce que ce n’est plus Rachidi Gbadamassi qui est maire et que vous frappez souvent, ce n’est plus Adambi qui est maire, ce n’est plus Allagbé qui est maire et ce n’est plus quelqu’un d’autre. Donc, on vous attend au carrefour »

L’ancien maire Soulé Allagbé : « Il va falloir faire un clin d’œil aux partenaires »

« Le maire Charles Toko à qui j’adresse mes chaleureuses félicitations a bien fait de convoquer ce séminaire qui va pouvoir réfléchir sur le développement de la ville de Parakou, surtout le développement durable. Il est question de penser au développement de la ville de Parakou en ce qui concerne le présent atelier, mais également de préserver les opportunités pour son développement futur afin que les générations présentes et futures puissent, chacune, trouver son compte. A partir de ce moment, je crois que les sommités qui ont été invitées et les experts vont pouvoir mener les débats pour qu’on puisse aboutir à des conclusions immédiatement exploitables, parce que la ville de Parakou, en matière d’assainissement, a beaucoup à faire. Vous connaissez très bien la morphologie de la ville de Parakou et en matière de gestion des déchets solides ménagers et même liquides, nous avons également à compléter les travaux qui avaient été amorcés par les équipes précédentes dans ce domaine. Donc, par rapport à tout ça, nous pensons que les attentes des séminaristes que nous sommes et mêmes des populations doivent pouvoir être comblées à l’issue de ces deux jours de réflexion… Et ce qui nous reste, c’est vraiment d’accompagner le maire Charles Toko à pouvoir conduire la barque commune de Parakou à bon port. Je crois aussi que la recherche du financement sera le point capital qui doit pouvoir amener l’équipe dirigeante actuelle à faire aboutir ce grand projet, puisqu’on ne pourra rien faire sans financement. Et il est clair que le budget communal, seul, ne pourra pas suffire pour mettre en exécution les conclusions auxquelles nous allons aboutir. Il va falloir qu’on puisse faire un clin d’œil aux partenaires, qu’ils soient privés ou publics, pour nous aider à faire vraiment aboutir les grandes conclusions ».

Propos recueillis par H Y

aCotonou

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