Passation de service à la Police nationale:Idrissou Moukaila officiellement installé

Passation de service à la Police nationale:Idrissou Moukaila officiellement installé

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Il a officiellement reçu les commandes des mains du Directeur général sortant Didier Atchou. Le nouveau Dgpn, Idrissou Moukaila, a pris fonction au cours d’une cérémonie écourtée par un orage inattendu. C’était hier jeudi 2 juin à l’Ecole nationale de Police.

L’assistance n’a pas eu le temps de l’écouter. Le nouveau Directeur général de la Police nationale n’a pas pu prononcer son allocution d’ouverture avant l’orage brusque qui a mis fin à la cérémonie de passation de service hier à l’Ecole nationale de Police. Le Directeur général sortant, Didier Atchou, était d’ailleurs au beau milieu de son discours quand survint l’invité. Un vent violent suivi de grosses gouttes a assiégé les lieux et mis en déroute l’impressionnant bataillon constitué pour la revue des troupes. Les autorités, la hiérarchie policière, les invités, tous ont été obligés de disposer, la cérémonie s’étant achevée sans autre forme de procès. Tout a pourtant bien démarré sous des airs solennels. En effet, après la mise en place et l’arrivée des deux directeurs généraux et du ministre de tutelle, la cérémonie de prise de commandement a démarré. Le nouveau directeur, Idrissou Moukaila, a pris officiellement le commandement des mains du ministre de l’Intérieur Sacca Lafia. Les formules habituelles ont été prononcées pour investir ce dernier. Ce n’est qu’après cette étape et l’allocution du secrétaire général adjoint du Synapolice, Barnabé Amagbégnon que les hostilités ont démarré, mettant fin au cérémonial. La manifestation n’a pu être achevée, mais de l’avis général, il n’y aura pas une autre cérémonie. « Du moment où la prise de commandement a été effectuée, la cérémonie est supposée avoir été faite », lance un homme en uniforme. L’essentiel a donc été fait, mais au-delà des caprices du temps, le ciel de la Police nationale est tout aussi orageux. Le Sg adjoint du Synapolice Amagbégnon, n’a pas voulu faire dans la complaisance. L’état des lieux, affirme-t-il, est sombre et porte des relents de démotivation prononcée au sein de la troupe. L’une des raisons essentielles, poursuit-il, c’est la suspension du décret n°2016-128 du 5 avril 2016 portant statut particulier des Corps, Personnels et allocation d’indemnités aux fonctionnaires de police. Cette décision du gouvernement de la Rupture, diagnostique-t-il, a été un coup dur pour le personnel. « Les hommes de sécurité font l’objet de traitements inhumains et dégradants. Il y a un manque criard de moyens matériels, humains et de communication. Le moral de la troupe est au bas niveau », a-t-il fait savoir. L’autre décision qui n’a pas semblé satisfaire les forces de l’ordre, c’est, selon le Sga Synapolice, la suppression des postes de contrôle. « On a décidé de supprimer ces Check-points alors que ces barrières sont sources d’approvisionnement en carburant de la Police », a-t-il fait savoir. Le problème est donc plus profond qu’on y pense. Pourtant, ce n’est pas tout.

La menace de la secte ; insister sur la formation

Selon le syndicaliste, la Police doit être désormais traitée avec plus d’humanisme par les gouvernants. « Les mesures prises par le gouvernement ne sont pas de nature à rehausser le moral de la troupe. La question de la sécurité doit être l’une des préoccupations majeures des gouvernants. C’est une question de souveraineté. Mais, malgré tout ce qui arrive, les camarades n’ont pas baissé les bras », a-t-il fait savoir. L’autre défi essentiel, c’est la question de la formation. « Lorsqu’on a fait le choix de recruter des milliers d’agents alors que l’école n’a qu’une capacité de 200, il faut reconnaître que la formation ne se fait pas comme cela se doit. Aussi, il faut mettre en place un dispositif pour renforcer la sécurité intérieure. Car, vu la lutte sans merci qu’engage le Nigéria avec la secte islamique, il faut que le Bénin renforce son dispositif interne », a-t-il fait savoir. Pour le Directeur général sortant, beaucoup d’efforts ont été faits pour améliorer les conditions de vie et de travail du personnel de la Police. Il cite pêle-mêle, le rattrapage du retard de deux ans d’avancement en arriérés au profit du personnel, la finalisation des travaux de validation d’avant-projets, la poursuite des négociations pour le décret suspendu, l’acquisition de véhicules, de gilets etc. Pour l’autorité, tout n’est pas aussi sombre qu’on le croit. « La roue a tourné, le commandement a effectivement tourné », a-t-il déclaré.

Hospice Alladayè

Actu Bénin

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